M. VII - DYNAMIQUE - PLANÈTES ET SATELLITES


Champs newtonien et coulombien

• La force de Newton entre deux points matériels P1P_1 et P2P_2 (masses m1m_1 et m2m_2 ) :
f12=𝒢m1m2r2ur\displaystyle \overset{→}{f}_{1→2}=-𝒢 \: \frac{m_1 \, m_2}{r^2} \: \overset{→}{u}_r  (avec  ur=P1P2r\displaystyle \overset{→}{u}_r=\frac{\overset{⟶}{P_1 P_2}}{r}  et  𝒢=6,672.1011N.m2.kg2𝒢=6\text{,}672.{10}^{-11} \; \mathrm{N.m^2.kg^{-2}} )
est analogue à la loi coulombienne entre deux charges q1q_1 et q2q_2 :
f12=14πε0q1q2r2ur\displaystyle \overset{→}{f}_{1→2}=\frac{1}{4π \,ε_0} \frac{q_1 \, q_2}{r^2} \: \overset{→}{u}_r  (avec  14πε0=9.109N.m2.C2\displaystyle \frac{1}{4π \,ε_0}=9.{10}^9 \; \mathrm{N.m^2.C^{-2}} ).

On peut associer à la force électrostatique un “champ électrostatique” causé par q1q_1 en P2P_2 (P2) = f 12 q2 = 1 4πε0 q1r2 ur \displaystyle \overset{→}{ℰ}(P_2 )=\frac{\overset{→}{f}_{1→2}}{q_2} =\frac{1}{4π \,ε_0} \, \frac{q_1}{r^2} \: \overset{→}{u}_r  ;
on définit de même un “champ gravitationnel” causé par m1m_1 en P2P_2g(P2)=f12m2=𝒢m1r2ur\displaystyle \overset{→}{g}(P_2 )=\frac{\overset{→}{f}_{1→2}}{m_2} =-𝒢 \: \frac{m_1}{r^2} \: \overset{→}{u}_r .

◊ remarque : le champ gravitationnel (contribution principale de la pesanteur) a une unité d’accélération.

• Les forces en 1r2\displaystyle \frac{1}{r^2} dérivent d’une énergie potentielle en 1r\displaystyle \frac{1}{r} :
Ep=𝒢m1m2r\displaystyle E_p=-𝒢 \: \frac{m_1\, m_2}{r}  pour la loi newtonienne ;
Ep=14πε0q1q2r\displaystyle E_p=\frac{1}{4π \,ε_0} \frac{q_1 \, q_2}{r}  pour la loi coulombienne.

Les champs en 1r2\displaystyle \frac{1}{r^2} dérivent d’un potentiel en 1r\displaystyle \frac{1}{r} :
V(P2)=14πε0q1r\displaystyle V(P_2)=\frac{1}{4π\, ε_0} \frac{q_1}{r}  (en volts\mathrm{volts} ), tel que :  = V \overset{→}{ℰ}=-\overset{→}{∇}V  ;
𝒱(P2)=𝒢m1r\displaystyle 𝒱(P_2)=-𝒢 \: \frac{m_1}{r}  (en m2.s2\mathrm{m^2.s^{-2}} ),  tel que :  g=𝒱\overset{→}{g}=-\overset{→}{∇}𝒱 .

☞ remarque : le théorème de Gauss (étudié en électrostatique) s’applique aux champs de gravitation :  Φ=SgdS=4π𝒢Mint=4π𝒢𝔙μdτ\displaystyle Φ=∯_S \overset{→}{g}∙d\overset{→}{S}=4π\,𝒢 \:M_{int}=4π\,𝒢 \:∭_𝔙 μ \:dτ   où μμ est la masse volumique et où  𝔙𝔙  est le volume intérieur à la surface fermée SS ; ainsi, le champ créé par une distribution de masse à symétrie sphérique, à l’extérieur de celle-ci, est le même que si toute la masse était au centre (propriété des champs en 1r2\displaystyle \frac{1}{r^2} ).

Étude des trajectoires

Mouvement à accélération centrale

• On considère un mouvement causé par une force passant par un point fixe  choisi comme origine OO .

• D’après la conservation du moment cinétique, le mouvement est plan (dans le plan perpendiculaire à LO\overset{→}{L}_O ) et suit la loi des aires.

En coordonnées cylindriques (polaires dans le plan du mouvement), ceci s’écrit :  LO=mr2θ˙uz\overset{→}{L}_O=m \:r^2 \: \dot{θ} \; \overset{→}{u}_z  avec la constante de la loi des aires :  C=r2θ˙=2S˙C=r^2 \: \dot{θ}=2 \,\dot{S} .

• En repérant la trajectoire par l’équation  r=r(θ)r=r(θ)  obtenue par élimination du temps tt , en utilisant la variable  𝓊=1r\displaystyle 𝓊=\frac{1}{r}  et en substituant  θ˙=C𝓊2\dot{θ}=C \:𝓊^2 ,  on peut réexprimer la vitesse (“première formule de Binet”) :
v=r˙ur+rθ˙uθ=C.[d𝓊dθur+𝓊uθ]\displaystyle \overset{→}{v}=\dot{r} \: \overset{→}{u}_r+r \:\dot{θ} \: \overset{→}{u}_θ=C.\left[-\frac{d𝓊}{dθ} \: \overset{→}{u}_r+𝓊 \:\overset{→}{u}_θ \right] .

• D’une façon analogue, compte tenu du fait que l’accélération centrale a une composante orthoradiale nulle :  a=(r̈rθ˙2)ur\overset{→}{a}=(\ddot{r}-r \:\dot{θ}^2 \,) \: \overset{→}{u}_r .   En utilisant les mêmes notations que précédemment,  on obtient la “deuxième formule de Binet” :
a=C2𝓊2.[d2𝓊dθ2+u]ur\displaystyle \overset{→}{a}=-C^2 \: 𝓊^2.\left[ \frac{d^2 𝓊}{{dθ}^2} +u\,\right] \: \overset{→}{u}_r .

Propriétés générales

• On se propose d’étudier le mouvement d'un point P2P_2 , de masse mm , en interaction avec un point P1P_1 de masse  MmM≫m .

On prend comme origine (notée OO ) la position “fixe” de P1P_1 (≈ centre d'inertie).

On considère une interaction de la forme :  f12=Kr2ur\displaystyle \overset{→}{f}_{1→2}=\frac{K}{r^2} \: \overset{→}{u}_r  (avec une constante  K>0K>0  pour le cas répulsif et  K<0K<0  pour le cas attractif).

• Pour une force centrale, la seconde formule de Binet donne :
a=C2𝓊2.[d2𝓊dθ2+𝓊]ur=Km𝓊2ur\displaystyle \overset{→}{a}=-C^2 \: 𝓊^2.\left[ \frac{d^2 𝓊}{{dθ}^2} +𝓊\,\right] \: \overset{→}{u}_r=\frac{K}{m}\, 𝓊^2 \; \overset{→}{u}_r   puis :  d2𝓊dθ2+𝓊=KC2m\displaystyle \frac{d^2 𝓊}{{dθ}^2} +𝓊=\frac{K}{C^2 \, m} .

La solution générale est de la forme :  1r =𝓊= K C2m +A cos ( θθ0 ) \displaystyle \frac{1}{r}=𝓊=-\frac{K}{C^2\, m}+A \: \cos(θ-θ_0 )  où AA et θ0θ_0 sont des constantes déterminées par les conditions initiales. Les trajectoires correspondantes sont des coniques.

• Pour des forces répulsives  ( K>0K>0 ),  les trajectoires sont des portions d’hyperboles ayant l’origine comme foyer :

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• Pour des forces attractives  ( K<0K<0 ),  les trajectoires sont des portions d’hyperboles, d’ellipses, ou de paraboles (cas limite intermédiaire) :

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Mouvement des planètes et satellites

• Le mouvement des satellites correspond au cas attractif, entre deux masses MM et mm (satellite), avec :  K=𝒢MmK=-𝒢 \:M \:m .

La solution est :  1r=𝒢MC2+Acos(θ)=1𝓅[1+cos(θ)]\displaystyle \frac{1}{r}=\frac{𝒢 \:M}{C^2} +A \: \cos(θ)=\frac{1}{𝓅} \: [1+ℯ \;\cos(θ) ]   où   et  𝓅=C2𝒢M\displaystyle 𝓅=\frac{C^2}{𝒢 \:M}  sont nommés “excentricité” et “paramètre” de la trajectoire.

• L’excentricité (positive) caractérise la forme de la trajectoire :
=0ℯ=0  pour un cercle ;
0<<10<ℯ<1  pour une ellipse ;
=1ℯ=1  pour une parabole ;
>1ℯ>1  pour une hyperbole.

◊ remarque : pour une force répulsive  ( K>0K>0 ),  on évite  <1<0ℯ<-1<0  en se ramenant à l’autre foyer et en décalant θθ de ππ (ainsi  >1ℯ>1 ) :
1r=1𝓅[1+cos(θ)]\displaystyle \frac{1}{r}=\frac{1}{𝓅} \: [-1+ℯ \;\cos(θ) ] .

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• Pour le mouvement des planètes, on vérifie les deux premières lois de Kepler : mouvement elliptique (donc plan) et selon la loi des aires.

☞ remarque : attention ici à l'utilisation particulière des lettres 𝒶𝒶 , , 𝓅𝓅

• Pour une ellipse (la somme des distances aux deux foyers est constante) :
𝒶=𝓅12\displaystyle 𝒶=\frac{𝓅}{1-ℯ^2}   ;   𝒸=𝓅12=𝒶\displaystyle 𝒸=\frac{𝓅 \:ℯ}{1-ℯ^2}=𝒶 \:ℯ   ;   𝒷=𝓅𝒶=𝓅12\displaystyle 𝒷=\sqrt{𝓅 \:𝒶}=\frac{𝓅}{\sqrt{1-ℯ^2}} .

La loi des aires :  C=r2θ˙=2S˙=2π𝒶𝒷T\displaystyle C=r^2 \: \dot{θ}=2 \;\dot{S}=\frac{2π \:𝒶\: 𝒷}{T}  donne alors la troisième loi de Kepler, qui relie le demi-grand-axe de l’ellipse à la période :  𝒶3T2=𝒢M)4π2\displaystyle \frac{𝒶^3}{T^2} =\frac{𝒢 \:M)}{4 \,π^2} .

☞ remarque : la troisième loi de Kepler se retrouve facilement dans le cas circulaire  ( =0ℯ=0 ,  ce qui n’est pas trop particulier car  1ℯ≪1  pour la plupart des planètes) :  ma=mω2R=𝒢MmR2\displaystyle m\: a = m \:ω^2 \: R =\frac{𝒢 \:M \:m}{R^2}   d’où  R3T2=𝒢M4π2\displaystyle \frac{R^3}{T^2} =\frac{𝒢 \:M}{4 \,π^2} .

◊ remarque : ayant calculé 𝒶𝒶 et TT pour le mouvement de la Terre, c’est ainsi qu’on a pu en déduire la masse du Soleil :  MS2,0.1030kgM_S≈2\text{,}0.{10}^{30} \: \mathrm{kg} .

Aspects énergétiques

• Pour les satellites, la force gravitationnelle dérive de l'énergie potentielle :
Ep=𝒢Mm𝓊E_p=-𝒢 \:M \:m\: 𝓊   avec  𝓊=1r=1𝓅[1+cos(θ)]\displaystyle 𝓊=\frac{1}{r}=\frac{1}{𝓅} \: [1+ℯ \;\cos(θ) ] .

L’énergie cinétique est :  Ec=12mv2=12mC2[(d𝓊dθ)2+u2]\displaystyle E_c=\frac{1}{2} m \:v^2=\frac{1}{2} m \:C^2 \: \left[\left(\frac{d𝓊}{dθ}\right)^2+u^2 \,\right]   donc l’énergie mécanique est :  Em=Ec+Ep=𝒢Mm2𝓅(12)\displaystyle E_m=E_c+E_p=-\frac{𝒢 \:M \:m}{2 \,𝓅} \: (1-ℯ^2 \,)  ;  ceci correspond à  Em>0E_m>0   pour une hyperbole et à  Em<0E_m<0   pour une ellipse.

☞ remarque : pour une ellipse  Em=𝒢Mm2𝒶\displaystyle E_m=-\frac{𝒢 \:M \:m}{2 \,𝒶} ,  ce qui se retrouve facilement dans le cas circulaire :  Ep=𝒢MmR\displaystyle E_p=-\frac{𝒢 \:M \:m}{R}  et  mv2R=𝒢MmR2\displaystyle\frac{ m \:v^2}{R}=\frac{𝒢 \:M \:m}{R^2}   donc :  Ec=𝒢Mm2R\displaystyle E_c=\frac{𝒢 \:M \:m}{2 \,R}  et  Em=𝒢Mm2R\displaystyle E_m=-\frac{𝒢 \:M \:m}{2 \,R} .

◊ remarque : on retrouve l’équation de la trajectoire d’après  ddtEm(r,θ)=0\displaystyle \frac{d}{dt} E_m (r,θ)=0 .

Vitesses caractéristiques

Vitesse minimum de satellisation

• Avec le centre de la Terre comme foyer, toute trajectoire elliptique partant du sol retombe sur le sol. En omettant le frottement sur l'air, un lancer tangentiel depuis le sol donnerait une trajectoire rasant le sol à chaque pédiode.

La vitesse minimum de satellisation correspondrait à une orbite circulaire “rasante” de rayon  RRTR≈R_T  (avec  mMTm≪M_T ) :
mv02RT=𝒢MTmRT2\displaystyle \frac{m \:v_0^{\:2}}{R_T} =\frac{𝒢 \:M_T \: m}{R_T^{\:2}}  et  v0=𝒢MTRT=g0RT=7920m.s1\displaystyle v_0=\sqrt{\frac{𝒢 \:M_T}{R_T}}=\sqrt{g_0 \: R_T}=7920\; \mathrm{m .s^{-1}} .

◊ remarque : cette vitesse est définie par rapport à un référentiel galiléen ; la satellisation est un peu plus facile dans le sens de rotation de la Terre, avec la vitesse d’entraînement :  veωeRT460m.s1v_e≈ω_e \: R_T≈460 \;\mathrm{m .s^{-1}}  à l’équateur.

◊ remarque : en pratique on utilise un lancement légèrement “oblique” dans galiléen en effectuant un lancement vertical dans ℛ' tournant ; cela limite le freinage par l'atmosphère.
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Orbite géostationnaire

• Pour une orbite plus éloignée, la vitesse sur orbite est plus faible (sur une orbite circulaire :  Ec=𝒢MTm2R\displaystyle E_c=\frac{𝒢 \:M_T \: m}{2 \,R} ),  mais l’énergie mécanique y est plus grande donc la vitesse de lancement doit être plus grande.

Pour l’orbite géostationnaire :  R=𝒢MTT24π23=g0RT2T24π23=42300km\displaystyle R'=\sqrt[3]{\frac{𝒢 \:M_T \: T^2}{4 \,π^2}}=\sqrt[3]{\frac{g_0 \: R_T^{\:2} \: T^2}{4 \,π^2}}=42300 \:\mathrm{km}  ;  avec  λ=RRT=g0T24π2RT36,6\displaystyle λ=\frac{R'}{R_T} =\sqrt[3]{\frac{g_0 \: T^2}{4 \,π^2 \: R_T}}≈6\text{,}6   ;   Ec=𝒢MTm2R=Ecλ\displaystyle E'_c=\frac{𝒢 \:M_T \: m}{2 \,R'}=\frac{E_c}{λ}  ;  v=vλ3060m.s1\displaystyle v'=\frac{v}{\sqrt{λ}}≈3060 \;\mathrm{m .s^{-1}} .

◊ remarque : la condition géostationnaire donne en fait :  v=ve=λvev'=v'_e=λ \:v_e  (même ωeω_e et rayon plus grand).

• En supposant partir de l’orbite rasante, le plus “économique” est de procéder en deux étapes, en passant par une “orbite de transfert”.

Pour ce transfert :  2𝒶=(λ+1)RT2 \,𝒶=(λ+1) \:R_T  donc  Em=𝒢MTm(λ+1)RT\displaystyle E''_m=-\frac{𝒢 \:M_T \: m}{(λ+1) \:R_T}  ;  partant de  Em=𝒢MTm2RT\displaystyle E_m=-\frac{𝒢 \:M_T \: m}{2 \,R_T}  il faut donc fournir au début du transfert un supplément :  ΔEc=EmEm=𝒢MTm2RTλ1λ+1\displaystyle ΔE_c=E''_m-E_m=\frac{𝒢 \:M_T \: m}{2 \,R_T}\, \frac{λ-1}{λ+1} .

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Mais avant le transfert :  Ec=Em=𝒢MTm2RT\displaystyle E_c=-E_m=\frac{𝒢 \:M_T \: m}{2 \,R_T}  donc juste au début du transfert :  Ec=Ec+ΔEc=𝒢MTm2RT2λλ+1\displaystyle E''_c=E_c+ΔE_c=\frac{𝒢 \:M_T \: m}{2 \,R_T} \frac{2 \,λ}{λ+1}   et   v=v02λλ+110450m.s1\displaystyle v''=v_0 \: \sqrt{\frac{2 \,λ}{λ+1}}≈10450 \;\mathrm{m .s^{-1}} .

• De même, il faut fournir à la fin du transfert un excédent d’énergie cinétique :  ΔEc=EmEm=𝒢MTm2RTλ1λ.(λ+1)\displaystyle ΔE'_c=E'_m-E''_m=\frac{𝒢 \:M_T \: m}{2 \,R_T} \frac{λ-1}{λ.(λ+1)} .

Mais après le transfert :  Ec=Em=𝒢MTm2λRT\displaystyle E'_c=-E'_m=\frac{𝒢 \:M_T \: m}{2 \,λ \:R_T}  donc juste à la fin du transfert :  Ec=Ec+ΔEc=𝒢MTm2RT2λ.(λ+1)\displaystyle E'''_c=E'_c+ΔE'_c=\frac{𝒢 \:M_T \: m}{2 \,R_T} \frac{2}{λ.(λ+1)}   et   v=v02λ.(λ+1)1580m.s1\displaystyle v'''=v_0 \: \sqrt{\frac{2}{λ.(λ+1)}}≈1580 \;\mathrm{m .s^{-1}} .

◊ remarque : v0v_0 avant transfert est supérieure à vv' après transfert ; pourtant il faut fournir de l’énergie en début et en fin de transfert car l’augmentation de l’énergie potentielle conduit à une forte diminution de vitesse ( vvv'''≪v'' ).

◊ remarque : d'autres raisonnements sont aussi possibles à l'aide du moment cinétique.

Vitesse minimum de “libération”

• La “libération” de l'attraction terrestre correspond à un engin spatial pouvant s'éloigner à l'infini (au contraire des “satellites”), donc au minimum une trajectoire parabolique ( =1ℯ=1 ).

Avec lancement tangent :  Em=𝒢MTmRT+12mvL2=0\displaystyle E_m=\frac{𝒢 \:M_T \: m}{R_T} +\frac{1}{2} m \:v_L^{\:2}=0  ( Ep=0E_{p∞}=0  et  v=0v_∞=0 )  d'où la “vitesse de libération”  vL=2𝒢MTRT=2g0RT=11200m.s1\displaystyle v_L=\sqrt{\frac{2 \,𝒢 \:M_T}{R_T}}=\sqrt{2 \,g_0 \: R_T}=11200 \;\mathrm{m .s^{-1}} .

On constate que l’intervalle des vitesses de lancement donnant des orbites elliptiques est assez restreint :  v0vvLv_0≤v≤v_L  avec  vL=2v0v_L=\sqrt{2} \: v_0 .

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◊ remarque : la vitesse moyenne des molécules de l’atmosphère (agitation thermique) est 500m.s1≈500 \;\mathrm{m .s^{-1}}  d’où une probabilité d’échappement plutôt négligeable  PeΔE/RT10316P≈\mathrm{e}^{-ΔE/RT}≈{10}^{-316} .

📖 exercices n° I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX et X.