DYNAMIQUE - PLANÈTES ET SATELLITES - corrigé des exercices


A. EXERCICES DE BASE

Décroissance du champ gravitationnel en 1/r2

a.      
• Pour un mouvement circulaire, l’accélération est radiale et normale :  a=v2R=ω2R=4π2RT2\displaystyle a=\frac{v^2}{R'}=ω^2 \: R'=\frac{4 \,π^2 \: R'}{T^2}   (avec  R60RR'≈60 \,R ).


b.      
• Si le mouvement circulaire de la Lune est dû à l’attraction terrestre, alors le champ de gravitation terrestre au niveau de la Lune est  g=a2,72.103m.s2g'=a≈2\text{,}72.{10}^{-3} \; \mathrm{m.s^{-2}} .


c.      
• Ceci donne :  gg02,78.104602(RR)2\displaystyle \frac{g'}{g_0} ≈ 2\text{,}78.{10}^{-4}≈{60}^{-2}≈\left(\frac{R'}{R}\right)^{-2}  d’où une décroissance comme 1r2\displaystyle \frac{1}{r^2} .


Trajectoire de la comète de Halley

         
• D'après la troisième loi de Kepler, le demi-grand-axe 𝒶𝒶 et la période TT vérifient :  𝒶3T2=𝒢M4π2\displaystyle \frac{𝒶^3}{T^2} =\frac{𝒢 \:M}{4 \,π^2} .
◊ remarque : en toute rigueur, l'année ne correspond pas exactement à un tour sur une ellipse car, à cause de différentes perturbations, le grand axe se décale légèrement à chaque tour (il y a un peu plus d'un tour entre deux périhélies successifs) ; en outre, pour des raisons analogues, l'axe des pôles change un peu de direction à chaque révolution autour du Soleil ; ainsi, l'année tropique est définie par le passage au point vernal, quand la direction Soleil-Terre recoupe le plan équatorial (mais la différence est très faible).
• Les calculs sont simplifiés en unités astronomiques puisque pour la Terre :  𝒶03T02=𝒢M4π2\displaystyle \frac{𝒶_0^{\:3}}{T_0^{\:2}} =\frac{𝒢 \:M}{4 \,π^2}  avec (par définition) :  a0=1uaa_0=1 \:\mathrm{ua}  et  T0=1anT_0=1 \:\mathrm{an} .   Par comparaison :  𝒶𝒶0=(TT0)2/3=(76,03)2/3=17,95\displaystyle \frac{𝒶}{𝒶_0} =\left(\frac{T}{T_0} \right)^{2/3}=(76\text{,}03)^{2/3}=17\text{,}95  ;  par suite :   𝒶=17,95ua 𝒶=17\text{,}95 \;\mathrm{ua} .
• En notant 𝒸𝒸 la demi-distance entre les foyers de la trajectoire (elliptique), la distance du périhélie est :  𝒶𝒸=0,59ua𝒶-𝒸=0\text{,}59 \:\mathrm{ua}  ;  par suite :  𝒸=17,36ua𝒸=17\text{,}36 \;\mathrm{ua} . L'excentricité de l'ellipse est donc :  =𝒸𝒶=0,97\displaystyle ℯ=\frac{𝒸}{𝒶}=0\text{,}97  et la distance de l'aphélie est :  𝒶+𝒸=35,31ua𝒶+𝒸=35\text{,}31 \;\mathrm{ua} .


Trajectoire d'un satellite terrestre

1.      
• D'après la troisième loi de Kepler, le demi-grand-axe 𝒶𝒶 et la période TT vérifient :  𝒶3T2=𝒢M4π2\displaystyle \frac{𝒶^3}{T^2} =\frac{𝒢 \:M}{4 \,π^2} .  Par ailleurs pour la Terre :  g0=𝒢MR2=9,8m.s2\displaystyle g_0=\frac{𝒢 \:M}{R^2} =9\text{,}8 \:\mathrm{m.s^{-2}}  donc  𝒶=T2g0R24π23=7030km\displaystyle 𝒶=\sqrt[3]{\frac{T^2 \: g_0 \: R^2}{4 \,π^2}}=7030 \:\mathrm{km} .

2.      
• La trajectoire a pour équation :  r=𝓅1+cos(θ)\displaystyle r=\frac{𝓅}{1+ℯ \;\cos(θ)}  ;  le périgée est :  r=𝓅1+=h+R=6750km\displaystyle r'=\frac{𝓅}{1+ℯ}=h'+R=6750 \:\mathrm{km}  et l’apogée :  r=𝓅1\displaystyle r''=\frac{𝓅}{1-ℯ}  ;  le demi-grand-axe correspond à :  𝒶=12(r+r)=𝓅12=r1\displaystyle 𝒶=\frac{1}{2} (r'+r'')=\frac{𝓅}{1-ℯ^2}=\frac{r'}{1-ℯ}  d’où on déduit :  =1r𝒶=4.102\displaystyle ℯ=1-\frac{\,r'}{𝒶}=4.{10}^{-2} .
◊ remarque : pour ne pas redémontrer, on peut aussi utiliser  =𝒸𝒶\displaystyle ℯ=\frac{𝒸}{𝒶}  avec  𝒸=𝒶r𝒸=𝒶-r' .
• L’apogée  r=𝓅1=𝒶.(1+)=7310km\displaystyle r''=\frac{𝓅}{1-ℯ}=𝒶 .(1+ℯ)=7310 \:\mathrm{km}  correspond à une altitude :  h=rR=910kmh''=r''-R= 910 \:\mathrm{km} .


Énergie de mise sur orbite

         
• En orbite à basse altitude, on peut considérer que l’énergie potentielle de pesanteur est pratiquement la même qu’à la surface du sol ; l’énergie à fournir correspond alors essentiellement à une variation d’énergie cinétique.
• Le satellite initialement “immobile” au sol a une vitesse  v=Rω=465m.s1v=R \:ω=465 \:\mathrm{m.s^{-1}}  par rapport à un référentiel géocentrique orienté selon les directions d’étoiles “fixes”. Pour être en orbite à basse altitude, il doit avoir une période de révolution TT telle que :  R3T2=𝒢M4π2\displaystyle \frac{R^3}{T^2} =\frac{𝒢 \:M}{4 \,π^2}   avec  g0=𝒢MR2=9,8m.s2\displaystyle g_0=\frac{𝒢 \:M}{R^2} =9\text{,}8 \:\mathrm{m.s^{-2}}  et une vitesse :  v=Rω=Rg0=7920m.s1v'=R \:ω'=\sqrt{R \:g_0}=7920 \:\mathrm{m.s^{-1}} .
• Pour mettre le satellite en orbite dans le sens de rotation de la Terre, il suffit de faire passer son énergie cinétique de  Ec=12mv2E_c=\frac{1}{2} m \:v^2  à  Ec=12mv2E'_c=\frac{1}{2} m \:{v'}^2  d’où une énergie fournie  E=EcEc=2,50.109JE'=E'_c-E_c=2\text{,}50.{10}^9 \:\mathrm{J} .
• Par contre, pour mettre le satellite en orbite dans le sens contraire de la rotation de la Terre, il faut compenser son mouvement initial pour le faire tourner dans l’autre sens (travail résistant non récupérable). Il faut donc fournir  E=Ec+Ec=2,52.109JE''=E_c+E'_c=2\text{,}52.{10}^9 \:\mathrm{J} .
• L’écart relatif est ainsi :  ΔEE2EcEc=2v2v27.103\displaystyle \frac{ΔE}{E}≈\frac{2 \,E_c}{E'_c}=\frac{2 \,v^2}{{v'}^2} ≈7.{10}^{-3} .


Satellite géostationnaire et précision du lancement

1.      
• Sur une orbite géostationnaire, la vitesse de angulaire est la même que celle de la Terre sur elle-même :  ω=2πT\displaystyle ω=\frac{2π}{T}   avec   T=1jour86400sT=1 \:\mathrm{jour}≈86400 \:\mathrm{s}  (en fait il s'agit d'un jour sidéral et non d'un jour solaire, mais la différence est négligeable en première approximation), soit :  ω=7,3.105rad.s1ω=7\text{,}3.{10}^{-5} \:\mathrm{rad.s^{-1}} .
• Sur la trajectoire géostationnaire, circulaire, l'accélération centripète est :  ar=v02r0=𝒢Mr02\displaystyle a_r=\frac{v_0^{\:2}}{r_0} =\frac{𝒢 \:M}{r_0^{\:2}}  et donc :  ω2=(v0r0)2=𝒢Mr03\displaystyle ω^2=\left(\frac{v_0}{r_0} \right)^2=\frac{𝒢 \:M}{r_0^{\:3}}  (ceci équivaut à la troisième loi de Kepler). Par suite :  r0=𝒢Mω23=gR2ω23\displaystyle r_0=\sqrt[3]{\frac{𝒢 \:M}{ω^2}}=\sqrt[3]{\frac{g \:R^2}{ω^2}}  en utilisant  g=𝒢MR2\displaystyle g=\frac{𝒢 \:M}{R^2}  où  R6400kmR≈6400 \:\mathrm{km}  est le rayon terrestre ; ainsi :  r042300kmr_0≈42300 \:\mathrm{km} .
• La vitesse du satellite est par suite :  v0=r0ω=3080m.s1v_0=r_0 \: ω=3080 \:\mathrm{m.s^{-1}} .
• L'énergie cinétique est :  Ec0=12mv02=𝒢Mm2r0\displaystyle E_{c0}=\frac{1}{2} m \:v_0^{\:2}=\frac{𝒢 \:M \:m}{2 \,r_0}  ;  l'énergie potentielle est :  Ep0=𝒢Mmr0\displaystyle E_{p0}=-\frac{𝒢 \:M \:m}{r_0}  ;  l'énergie mécanique est :  Em0=𝒢Mm2r0=Ec0\displaystyle E_{m0}=-\frac{𝒢 \:M \:m}{2 \,r_0}=-E_{c0} .

2.      
• On peut étudier d'une façon plus générale l'énergie cinétique en fonction des caractéristiques de la trajectoire ; on peut en particulier utiliser le résultat général démontré en cours pour les trajectoires non circulaires :  Em=𝒢Mm2𝒶\displaystyle E_m=-\frac{𝒢 \:M \:m}{2 \:𝒶}  (ceci se démontre en considérant la loi des aires et la première formule de Binet, avec l'expression de la trajectoire elliptique en coordonnées polaires).
• On peut écrire :  Em0=12mv02𝒢Mmr0\displaystyle E_{m0}=\frac{1}{2} m \:v_0^{\:2}-\frac{𝒢 \:M \:m}{r_0}  et dans le cas général, au point de lancement  ( r=r0r=r_0 ) :  Em=12mv2𝒢Mmr0\displaystyle E_m=\frac{1}{2} m \:v^2-\frac{𝒢 \:M \:m}{r_0} .  Mais l'incertitude sur la vitesse :  v=v0+Δv=v0.(1+Δvv0)\displaystyle v=v_0+Δv=v_0 .\left(1+\frac{Δv}{v_0} \right)  provoque une incertitude sur l'énergie :  Em=12mv02.(1+Δvv0)2𝒢Mmr0\displaystyle E_m=\frac{1}{2} m \:v_0^{\:2}.\left(1+\frac{Δv}{v_0} \right)^2-\frac{𝒢 \:M \:m}{r_0} .
• Pour une incertitude  ΔvΔv   faible :  EmEm0+mv0ΔvE_m≈E_{m0}+m \:v_0 \; Δv  ;  mais par ailleurs:  mv02=𝒢Mmr0=2Em0\displaystyle m \:v_0^{\:2}=\frac{𝒢 \:M \:m}{r_0} =-2 \,E_{m0}  donc :  EmEm0.(12Δvv0)\displaystyle E_m≈E_{m0} .\left(1-2 \,\frac{Δv}{v_0} \right) .
• De :  Em=𝒢Mm2𝒶\displaystyle E_m=-\frac{𝒢 \:M \:m}{2 \,𝒶}  on déduit alors :  𝒶=𝒢Mm2Em𝒢Mm2Em0(1+2Δvv0)r0.(1+2Δvv0)\displaystyle 𝒶=-\frac{𝒢 \:M \:m}{2 \,E_m}≈-\frac{𝒢 \:M \:m}{2 \,E_{m0}} \:\left(1+2 \,\frac{Δv}{v_0} \right)≈r_0 .\left(1+2 \,\frac{Δv}{v_0} \right) .
• Le lancement, à l'apogée de la trajectoire de la fusée, correspond à une vitesse radiale nulle, donc à l'apogée ou au périgée de l'orbite du satellite. L'équation de la trajectoire :  1r=1𝓅[1+cos(θ)]\displaystyle \frac{1}{r}=\frac{1}{𝓅} \: [1+ℯ \;\cos(θ) ]  indique que le lancement correspond à :  r0=𝓅1±=𝒶.(1±)\displaystyle r_0=\frac{𝓅}{1±ℯ}=𝒶 .(1±ℯ)  suivant le cas (signe de ΔvΔv ).  Par suite, puisque l'excentricité est positive :  =|1r0𝒶|=2Δvv0\displaystyle ℯ=\left|1-\frac{r_0}{𝒶}\right|=2 \, \frac{Δv}{v_0} .

3.      
• De   T=2π𝒶3𝒢M\displaystyle T=2π \,\sqrt{\frac{𝒶^3}{𝒢 \:M}}   on déduit :  ΔTT=32Δ𝒶𝒶\displaystyle \frac{ΔT}{T}=\frac{3}{2} \frac{Δ𝒶}{𝒶}  ;  mais par ailleurs  Δ𝒶𝒶=1r0𝒶=2Δvv0\displaystyle \frac{Δ𝒶}{𝒶}=1-\frac{r_0}{𝒶}=2 \, \frac{Δv}{v_0}   donc :  ΔTT=3Δvv0\displaystyle \frac{ΔT}{T}=3 \, \frac{Δv}{v_0} .  Une incertitude maximum de un tour par an correspond à  |ΔT|T1365\displaystyle \frac{|ΔT|}{T}≈\frac{1}{365}  donc :  |Δv|v013|ΔT|T0,9.103\displaystyle \frac{|Δv|}{v_0} ≈\frac{1}{3} \frac{|ΔT|}{T}≈0\text{,}9.{10}^{-3} .


Masse d'une galaxie

         
• D’après la troisième loi de Kepler :  r3T2=𝒢M4π2\displaystyle \frac{r^3}{T^2} =\frac{𝒢 \:M}{4 \,π^2}   avec  T=2πrv\displaystyle T=\frac{2π \:r}{v}  donc :  M=rv2𝒢=2,8.1041kg\displaystyle M=\frac{r \:v^2}{𝒢}=2\text{,}8.{10}^{41} \: \mathrm{kg} .  Si on compare cette masse à celle du Soleil, en supposant que celui-ci est une étoile “moyenne”, on peut penser que l’ordre de grandeur du nombre d’étoiles dans la galaxie est :  NMm140milliards\displaystyle N≈\frac{M}{m}≈140 \:\mathrm{milliards} .


Variante de la méthode de Binet

1.      
• La conservation du moment cinétique impose un mouvement plan ; en coordonnées polaires dans le plan du mouvement :  v=r˙ur+rθ˙uθ\overset{→}{v}=\dot{r} \; \overset{→}{u}_r+r \:\dot{θ} \; \overset{→}{u}_θ .
• En considérant  r˙=drd𝓊d𝓊dθθ˙\displaystyle \dot{r}=\frac{dr}{d𝓊} \frac{d𝓊}{dθ} \, \dot{θ}  avec  θ˙=C𝓊2\dot{θ}=C \:𝓊^2 (loi des aires), on obtient  r˙=Cd𝓊dθ\displaystyle\dot{r}=-C \, \frac{d𝓊}{dθ}  et   rθ˙=C𝓊r\: \dot{θ}=C \:𝓊 .  La première formule de Binet est donc :  v=C.(d𝓊dθur+𝓊uθ)\displaystyle \overset{→}{v}=C .\left(- \frac{d𝓊}{dθ} \: \overset{→}{u}_r+𝓊 \;\overset{→}{u}_θ \right) .
• On en déduit :  Ec=12mv2=12mC2((d𝓊dθ)2+𝓊2)\displaystyle E_c=\frac{1}{2} m \:v^2=\frac{1}{2} m \:C^2 \,\left( \left(\frac{d𝓊}{dθ}\right)^2+𝓊^2 \right) .

2.      
• L'énergie mécanique peut s'écrire :  Em=Ec+EpE_m=E_c+E_p  avec  Ep=𝒢Mm𝓊E_p=-𝒢 \:M \:m \:𝓊 .
• La conservation de l'énergie mécanique donne :  E˙m=0=mC2(d𝓊dθd2𝓊dθ2+𝓊d𝓊dθ)θ˙=𝒢Mmd𝓊dθθ̇\displaystyle \dot{E}_m=0=m \:C^2 \:\left(\frac{d𝓊}{dθ} \frac{d^2 𝓊}{{dθ}^2} +𝓊 \:\frac{d𝓊}{dθ}\right) \: \dot{θ}=-𝒢 \:M \:m \,\frac{d𝓊}{dθ} \, θ ̇ .
• Dans le cas général ( rr et θθ non constants) le mouvement correspond à  mC2d𝓊dθθ˙0m \:C^2 \, \frac{d𝓊}{dθ} \: \dot{θ}≠0  et donc :  d2𝓊dθ2+𝓊𝒢MC2=0\displaystyle \frac{d^2 𝓊}{{dθ}^2} +𝓊-\frac{𝒢 \:M}{C^2} =0 .
• Les solutions sont de la forme :  𝓊=1r=𝒢MC2[1+cos(θ)]\displaystyle 𝓊=\frac{1}{r}=\frac{𝒢 \:M}{C^2} \, [1+ℯ \;\cos(θ) ]  en prenant comme origine des angles la direction du point le plus proche de l'astre.


Vecteur excentricité

1.      
• La relation fondamentale de la dynamique peut s'écrire (en simplifiant par mm ) :  dvdt=𝒢Mr2ur\displaystyle \frac{d\overset{→}{v}}{dt}=-\frac{𝒢 \:M}{r^2} \, \overset{→}{u}_r .
• La loi des aires correspond à  C=r2θ˙C=r^2 \: \dot{θ}  donc :  dvdt=𝒢MCθ˙ur\displaystyle \frac{d\overset{→}{v}}{dt}=-\frac{𝒢 \:M}{C}\, \dot{θ} \; \overset{→}{u}_r .
• D'après la relation  u˙θ=θ˙ur\dot{\overset{→}{u}}_θ=-\dot{θ} \; \overset{→}{u}_r  on en déduit :  dvdt=𝒢MCu˙θ\displaystyle \frac{d\overset{→}{v}}{dt}=\frac{𝒢 \:M}{C} \, \dot{\overset{→}{u}}_θ  ;  v=𝒢MC(uθ+)\displaystyle \overset{→}{v}=\frac{𝒢 \:M}{C} \, \left(\overset{→}{u}_θ+\overset{→}{ℯ} \right)  où \overset{→}{ℯ} est une constante d'intégration.

2.      
• La composante orthoradiale de la vitesse est :  rθ˙=vuθ=𝒢MC(1+uθ)\displaystyle r\: \dot{θ}=\overset{→}{v}⋅\overset{→}{u}_θ=\frac{𝒢 \:M}{C} \, \left(1+\overset{→}{ℯ}⋅\overset{→}{u}_θ \right) .

3.      
• Compte tenu de la loi des aires :  1r=rθ˙C=𝒢MC2[1+cos(θ)]\displaystyle \frac{1}{r}=\frac{r \:\dot{θ}}{C}=\frac{𝒢 \:M}{C^2} \, [1+ℯ \;\cos(θ) ]  en prenant comme origine des angles la direction du vecteur excentricité.


Invariant de Laplace-Runge-Lenz

1.a.    • En dérivant la propriété  r2=r2\overset{→}{r}^2=r^2  on obtient :  2rr˙=2rr˙2\, \overset{→}{r}⋅\dot{\overset{→}{r}}=2 \,r\: \dot{r} .


1.b.    • On peut considérer :  u˙r=ddt(rr)=r˙rrr˙r2=r˙r2rrr˙r3=(rr)r˙(rr˙)rr3=(r×r˙)×rr3=C×rr3\displaystyle \dot{\overset{→}{u}}_r=\frac{d}{dt} \left(\frac{\,\overset{→}{r}}{r}\right)=\frac{\dot{\overset{→}{r}} \: r-\overset{→}{r} \: \dot{r}}{r^2} =\frac{\dot{\overset{→}{r}} \: r^2-\overset{→}{r} \: r \:\dot{r}}{r^3} =\frac{(\overset{→}{r}⋅\overset{→}{r} \,) \: \dot{\overset{→}{r}}-(\overset{→}{r}⋅\dot{\overset{→}{r}} \,) \: \overset{→}{r}}{r^3} =\frac{(\overset{→}{r} × \dot{\overset{→}{r}} \,) × \overset{→}{r}}{r^3} =\frac{\overset{→}{C} × \overset{→}{r}}{r^3 } .


2.a.     • La relation fondamentale de la dynamique peut s'écrire :  a=Fm=𝒢Mrr3\displaystyle \overset{→}{a}=\frac{\overset{→}{F}}{m}=-𝒢 \:M \,\frac{\overset{→}{r}}{r^3} .
• Par comparaison avec la relation précédente, on en déduit :  C×a=𝒢MC×rr3=𝒢Mu˙r\displaystyle \overset{→}{C} × \overset{→}{a}=-𝒢 \:M\, \frac{\overset{→}{C} × \overset{→}{r}}{r^3} =-𝒢 \:M \;\dot{\overset{→}{u}}_r .


2.b.     • Puisque C\overset{→}{C} est constant :  C×a=ddt(C×v)\displaystyle \overset{→}{C} × \overset{→}{a}=\frac{d}{dt} \left(\overset{→}{C} × \overset{→}{v} \right) .  On en déduit :  ddt(v×C𝒢Mur)=0\displaystyle \frac{d}{dt} \left(\overset{→}{v} × \overset{→}{C}-𝒢 \:M \;\overset{→}{u}_r \right)=\overset{→}{0} .
◊ remarque : le vecteur R\overset{→}{R} n'est pas indépendant du vecteur excentricité.


3.     • En prenant l'orientation de R\overset{→}{R} comme origine des angles, on peut écrire :  Rur=Rcos(θ)\overset{→}{R}⋅\overset{→}{u}_r=R \; \cos(θ) .
• Mais par ailleurs :  Rur=(v×C)ur𝒢M=(ur×v)C𝒢M=C2r𝒢M\displaystyle \overset{→}{R}⋅\overset{→}{u}_r=\left(\overset{→}{v} × \overset{→}{C} \,\right)⋅\overset{→}{u}_r-𝒢 \:M=\left(\overset{→}{u}_r × \overset{→}{v} \right)⋅\overset{→}{C}-𝒢 \:M=\frac{C^2}{r}-𝒢 \:M .
• Par comparaison, on obtient :  1r=𝒢MC2[1+R𝒢Mcos(θ)]\displaystyle \frac{1}{r}=\frac{𝒢 \:M}{C^2} \, \left[1+\frac{R}{𝒢 \:M} \: \cos(θ) \right]  où on peut poser  =R𝒢M\displaystyle ℯ=\frac{R}{𝒢 \:M} .


Caractéristiques d'une orbite elliptique

1.a.    • L'énergie mécanique est initialement  Em=𝒢Mm2R\displaystyle E_m=-\frac{𝒢 \:M \:m}{2 \,R}  (avec un demi grand-axe  𝒶=R𝒶=R ).  La nouvelle valeur (divisée par deux) correspond à un demi grand-axe  𝒶=2R𝒶'=2 \,R .
◊ remarque : pour un satellite l'énergie mécanique est négative, donc la diviser par deux correspond à une augmentation.


1.b.    • La trajectoire proposée est incohérente car elle recoupe le cercle : il existerait des points de la nouvelle trajectoire plus proches que la position PP initiale. Or, le demi grand-axe ayant augmenté (presque) sans déplacement, le centre de la Terre est forcément le foyer le plus proche du point de changement d'orbite, c'est-à-dire que ce dernier est le périgée ; il est incohérent d'envisager une trajectoire ayant des points plus proches.


2.a.    • La poussée tangentielle de courte durée ne modifie pas la distance à la Terre, donc seule l'énergie cinétique est modifiée :  Ec=EmEp=EmEp=𝒢Mm4R+𝒢MmR=32Ec\displaystyle E'_c=E'_m-E'_p=E'_m-E_p =-\frac{𝒢 \:M \:m}{4 \,R}+\frac{𝒢 \:M \:m}{R}=\frac{3}{2} E_c .
• On en déduit la proportion des vitesses :  v=32vv'=\sqrt{\frac{3}{2}} \: v .


2.b.    • Le moment cinétique est relié à constante CC de la loi des aires et à la vitesse aréolaire  S˙=π𝒶𝒷T\displaystyle \dot{S}=\frac{π \,𝒶 \,𝒷}{T}  ;  ainsi :  L=mC=2mS˙=m2π𝒶𝒷T\displaystyle L= m \:C=2 \,m \:\dot{S}=m \,\frac{2π \,𝒶 \,𝒷}{T} .
• La troisième loi de Kepler donne par ailleurs :  𝒶3T2=𝒢M4π2\displaystyle \frac{𝒶^3}{T^2} =\frac{𝒢 \:M}{4 \,π^2}  ;  par comparaison :  L=m𝒷𝒢M𝒶\displaystyle L=m \:𝒷 \,\sqrt{\frac{𝒢 \:M}{𝒶}} .


2.c.    • Le moment cinétique (constant sur la trajectoire) peut s'écrire :  L=RvL=R \:v  avant le changement d'orbite, puis  L=Rv=32LL'=R \:v'=\sqrt{\frac{3}{2}} \: L  après. Par comparaison :  𝒷𝒷=LL𝒶R=3\displaystyle \frac{𝒷'}{𝒷}=\frac{L'}{L} \sqrt{\frac{𝒶'}{R}}= \sqrt{3} .
• On en déduit l'allure de la trajectoire :

 dynSatellites_cor_Im/dynSatellites_cor_Im1.jpg


3.a.    • Pour modifier la trajectoire d'une façon qui ne modifie pas le moment cinétique, il est nécessaire et suffisant d'exercer une force centrale. D'après (2.b), on peut préciser que le moment cinétique non modifié impose que 𝒷𝒷 varie proportionnellement à 𝒶\sqrt{𝒶} .
• On suppose que la durée est très courte (limite idéalisée utilisée ici pour simplifier certains calculs), de telle façon que la force ne modifie pratiquement pas la distance à l'astre (donc l'énergie potentielle) ni la composante tangentielle de la vitesse (pour ne pas changer LL ). Cela ne fait que changer la direction de la vitesse en ajoutant une composante radiale ; la vitesse et l'énergie cinétique augmentent au second ordre ; ceci augmente l'énergie mécanique, donc aussi le demi grand-axe (et donc aussi 𝒷𝒷 ).
◊ remarque : cela implique une variation d'orientation des axes vu la conclusion de la question (1.b) ; d'après les relations de l'ellipse, le paramètre  𝓅=𝒷2𝒶=R\displaystyle 𝓅=\frac{𝒷^2}{𝒶}=R  n'est pas modifié, mais l'excentricité (qui était nulle) augmente :  =1𝒷2𝒶2=1R𝒶>0\displaystyle ℯ'=\sqrt{1-\frac{{𝒷'}^2}{{𝒶'}^2}}=\sqrt{1-\frac{R}{𝒶'}}>0  ;  l'équation de la trajectoire impose alors :  1R=1R[1+cos(θ)]\displaystyle \frac{1}{R}=\frac{1}{R} \, [1+ℯ' \;\cos(θ) ]  donc  θ=±π2θ=±\frac{π}{2} .

dynSatellites_cor_Im/dynSatellites_cor_Im2.jpg

3.b.    • On envisage une première action donnant une valeur intermédiaire  𝒶=λR𝒶''=λ \:R  ;  on obtient ainsi :
Ec=EmEp=𝒢Mm2λR+𝒢MmR=2λ1λEc\displaystyle E''_c=E''_m-E_p=-\frac{𝒢 \:M \:m}{2 \,λ \:R}+\frac{𝒢 \:M \:m}{R}=\frac{2 \,λ-1}{λ} \, E_c  ;
LL=vv=2λ1λ\displaystyle \frac{L''}{L}=\frac{v''}{v}=\sqrt{\frac{2 \,λ-1}{λ}}   ;   𝒷𝒷=LL𝒶R=2λ1\displaystyle \frac{𝒷''}{𝒷}=\frac{L''}{L} \sqrt{\frac{𝒶''}{R}}=\sqrt{2\, λ-1} .
• Puis on applique la seconde action telle que  L=LL'=L''  et  𝒷𝒷=12λ1\displaystyle \frac{𝒷'}{𝒷''}=\frac{1}{\sqrt{2 \,λ-1}}  (pour rétablir  𝒷=𝒷=R𝒷'=𝒷=R )  ;  ceci impose :  𝒶𝒶=λ2λ1\displaystyle \frac{𝒶'}{𝒶''}=\frac{λ}{2 \,λ-1} .
• Pour obtenir  𝒶=λ2λ1R=2R\displaystyle 𝒶'=\frac{λ}{2 \,λ-1} \, R = 2 \,R  il est nécessaire et suffisant de choisir  λ=23λ=\frac{2}{3}  (correspondant à un freinage, le bilan énergétique est un gaspillage désastreux !).


3.c.    • La première action correspond à une force parallèle à la vitesse et de sens contraire ; la seconde action correspond à une force perpendiculaire à la vitesse et peut être orientée vers la Terre ou du côté opposé (les deux sens augmentent le demi grand-axe).
• La combinaison des deux donne une force orientée entre les deux (avec une coordonnée positive ou négative selon ur\overset{→}{u}_r et une coordonnée négative selon uθ\overset{→}{u}_θ ).
◊ remarque : on peut préciser l'orientation des axes, selon la question (1.b) ; les relations de l'ellipse donnent  𝓅=𝒷2𝒶=R2\displaystyle 𝓅'=\frac{{𝒷'}^2}{𝒶'}=\frac{R}{2}  et  =1𝒷2𝒶2=32\displaystyle ℯ'=\sqrt{1-\frac{{𝒷'}^2}{{𝒶'}^2}}=\frac{\sqrt{3}}{2}  ;  l'équation de la trajectoire impose alors :  1R=2R[1+cos(θ)]\displaystyle \frac{1}{R}=\frac{2}{R} \, [1+ℯ' \;\cos(θ) ]  et ainsi :  θ=±arccos(13)=±125° θ=±\arccos⁡\left(-\frac{1}{\sqrt{3}}\right)=± 125 \:° .

dynSatellites_cor_Im/dynSatellites_cor_Im3.jpg


B. EXERCICES D’APPROFONDISSEMENT

Aplatissement du soleil et avance du périhélie

1.       
• Pour un potentiel gravitationnel de la forme  𝒱(r)𝒢Mrβr3\displaystyle 𝒱(r)≈-\frac{𝒢 \:M}{r}-\frac{β}{r^3}  le champ gravitationnel est (dans le plan équatorial) :  g=𝒱=(𝒢Mr23βr4)ur\displaystyle \overset{→}{g}=-\overset{→}{∇}𝒱=\left(-\frac{𝒢 \:M}{r^2} -\frac{3 \,β}{r^4} \right) \; \overset{→}{u}_r .
• D'après la seconde formule de Binet :  ma=mr̈ur=mC2𝓊2(d2𝓊dθ2+𝓊)ur=mg\displaystyle m \:\overset{→}{a}=m \:\ddot{r} \;\overset{→}{u}_r=-m \:C^2 \: 𝓊^2 \:\left(\frac{d^2 𝓊}{{dθ}^2} +𝓊\right) \; \overset{→}{u}_r=m \:\overset{→}{g} ,  donc l'équation différentielle du mouvement peut s’écrire :  d2𝓊dθ2+𝓊=𝒢MC2+3βC2𝓊2\displaystyle \frac{d^2 𝓊}{{dθ}^2} +𝓊=\frac{𝒢 \:M}{C^2} +\frac{3 \,β}{C^2} \, 𝓊^2 .

2.       
• Si on cherche une solution approchée sous la forme :  𝓊=1r=1𝓅[1+cos(γθ)]\displaystyle 𝓊=\frac{1}{r}=\frac{1}{𝓅} \, [1+ℯ \;\cos(γ \:θ) ]   l'équation différentielle du mouvement correspond à :  1𝓅+(1γ2)𝓅cos(γθ)𝒢M+3β𝓅2C2+6β𝓅2C2cos(γθ)\displaystyle \frac{1}{𝓅}+(1-γ^2 ) \, \frac{ℯ}{𝓅} \: \cos(γ \:θ)≈\frac{𝒢 \:M+\frac{3 \,β}{𝓅^2}}{C^2} +\frac{6 \,ℯ \:β}{𝓅^2 \: C^2} \: \cos⁡(γ \:θ)  (en négligeant le terme en 2ℯ^2 ).
• On obtient par identification :  1𝓅𝒢MC2(1+3β𝒢MC4)\displaystyle \frac{1}{𝓅}≈\frac{𝒢 \:M}{C^2} \, \left(1+3 β \,\frac{𝒢 \:M}{C^4} \right)   et   (1γ2)6β𝓅C26β𝒢MC4\displaystyle (1-γ^2 )≈\frac{6 \,β}{𝓅 \:C^2}≈6 \,β \, \frac{𝒢 \:M}{C^4}   d'où on déduit :  γ13β𝒢MC4\displaystyle γ≈1-3 \,β \, \frac{𝒢 \:M}{C^4}  (donc 1≈1 dans la limite où le terme correctif est petit) et  1𝓅𝒢MγC2\displaystyle \frac{1}{𝓅}≈\frac{𝒢 \:M}{γ \:C^2} .
• Ceci correspond à un mouvement approximativement elliptique, mais tel qu'à chaque période du cosinus (pseudo-période du mouvement) correspond une variation angulaire telle que :  Δ(γθ)=2πΔ(γ \:θ)=2π ,  c'est-à-dire :  θ=2πγ2π(1+3β𝒢MC4)\displaystyle ∆θ=\frac{2π}{γ}≈2π \:\left(1+3 \,β \,\frac{𝒢 \:M}{C^4} \right) .
• Si on néglige le terme en 2ℯ^2 (comme dans l'approximation précédente) l'avance du périhélie est :
δθ=θ2π=6πβ𝒢MC4=6π𝒢2M2εRe25C4=6πεRe25𝓅2=6πεRe25𝒶2(12)26πεRe25𝒶2\displaystyle δθ=∆θ-2π=6π \,β \, \frac{𝒢 \:M}{C^4} =\frac{6π \,𝒢^2 \: M^2 \: ε \:R_e^{\:2}}{5 \,C^4}=\frac{6π \:ε \:R_e^{\:2}}{5 \,𝓅^2}=\frac{6π \:ε \:R_e^{\:2}}{5\, 𝒶^2 \: (1-ℯ^2 \,)^2}≈\frac{6π \,ε \:R_e^{\:2}}{5 \,𝒶^2} .

3.       
• On obtient pour mercure :  δθ=3,0.108radδθ=3\text{,}0.{10}^{-8} \:\mathrm{rad}  pour une pseudo-période. Or, il y a 415périodes415 \:\mathrm{périodes} de 88jours88 \:\mathrm{jours} dans un siècle ; donc ceci correspond à une avance du périhélie :  δθ=1,2.105rad=2,5δθ=1\text{,}2.{10}^{-5} \: \mathrm{rad}=2\text{,}5 \:''  par siècle.


Avance relativiste du périhélie

1.       
• Si on cherche une solution approchée sous la forme :  𝓊=1r=1𝓅[1+cos(γθ)]\displaystyle 𝓊=\frac{1}{r}=\frac{1}{𝓅} \, [1+ℯ \;\cos(γ \:θ) ]   l'équation différentielle du mouvement correspond à :  1𝓅+(1γ2)𝓅cos(γθ)𝒢MC2+3𝒢Mc02𝓅2+6𝒢Mc02𝓅2cos(γθ)\displaystyle \frac{1}{𝓅}+(1-γ^2 ) \, \frac{ℯ}{𝓅} \: \cos(γ \:θ)≈\frac{𝒢 \:M}{C^2} +\frac{3 \,𝒢 \:M}{c_0^{\:2} \:𝓅^2} +\frac{6 \,ℯ \:𝒢 \:M}{c_0^{\:2} \:𝓅^2} \: \cos⁡(γ \:θ)  (en négligeant le terme en 2ℯ^2 ).
• On obtient par identification :  1𝓅𝒢MC2(1+3(𝒢MCc0)2)\displaystyle \frac{1}{𝓅}≈\frac{𝒢 \:M}{C^2} \, \left(1+3 \,\left(\frac{𝒢 \:M}{C \:c_0}\right)^2 \right)   et   (1γ2)6𝒢Mc02𝓅6(𝒢MCc0)2\displaystyle (1-γ^2 )≈\frac{6 \,𝒢 \:M}{c_0^{\:2} \: 𝓅}≈6\,\left(\frac{𝒢 \:M}{C \:c_0}\right)^2  d'où on déduit :  γ13(𝒢MCc0)2\displaystyle γ≈1-3\,\left(\frac{𝒢 \:M}{C \:c_0}\right)^2   (donc 1≈1 dans la limite où le terme correctif est petit) et  1𝓅𝒢MγC2\displaystyle \frac{1}{𝓅}≈\frac{𝒢 \:M}{γ \:C^2} .
• Ceci correspond à un mouvement approximativement elliptique, mais tel qu'à chaque période du cosinus (pseudo-période du mouvement) correspond une variation angulaire telle que :  Δ(γθ)=2πΔ(γ \:θ)=2π ,  c'est-à-dire :  θ=2πγ2π(1+3(𝒢MCc0)2)\displaystyle ∆θ=\frac{2π}{γ}≈2π \,\left(1+3\,\left(\frac{𝒢 \:M}{C \:c_0}\right)^2 \right) .  L'avance du périhélie est :  δθ=θ2π=6π(𝒢MCc0)2\displaystyle δθ=∆θ-2π=6π \,\left(\frac{𝒢 \:M}{C \:c_0}\right)^2 .
• Pour une trajectoire elliptique, on établit les relations :  𝓅𝒶.(12)=C2𝒢M\displaystyle 𝓅 \:𝒶 .(1-ℯ^2 \, )=\frac{C^2}{𝒢 \:M}  ;  =𝒸𝒶\displaystyle ℯ=\frac{𝒸}{𝒶}  ;  𝒷2=𝓅𝒶𝒷^2=𝓅 \:𝒶  ;  C=2π𝒶𝒷T\displaystyle C=\frac{2π \:𝒶 \:𝒷}{T}  ;  on en déduit :  δθ=24π3𝒶2T2c02(12)24π3𝒶2T2c02\displaystyle δθ=\frac{24 \,π^3 \: 𝒶^2}{T^2 \: c_0^{\:2} \: (1-ℯ^2 \, )}≈\frac{24 \,π^3 \: 𝒶^2}{T^2 \: c_0^{\:2}}  si on néglige le terme en 2ℯ^2 comme cela a été fait dans l'approximation précédente.

2.    • On obtient pour mercure :  δθ=5,0.107radδθ=5\text{,}0.{10}^{-7} \: \mathrm{rad}  pour une pseudo-période. Or, il y a 415périodes415 \:\mathrm{périodes} de 88jours88 \:\mathrm{jours} dans un siècle ; donc ceci correspond à une avance du périhélie :  δθ2,0.104rad=43δθ≈2\text{,}0.{10}^{-4} \: \mathrm{rad}=43 \:''  par siècle.