| a) |
• Par symétrie, les centres d’inertie
respectifs
et
du
cylindre et de la demi-sphère sont sur l’axe et
.
• Le calcul de la position de (non demandé par l'énoncé) est plus compliqué car il correspond à une somme intégrale sur la répartition de masse dans la demi-sphère : où avec point quelconque de la demi-sphère. Par symétrie : . • Pour un élément de volume en coordonnées sphériques : ; ; ![]() • Compte tenu de ceci correspond à . • La condition pour que soit en correspond par suite à : d’où on déduit (avec ) : . |
||
| b) |
• On obtient numériquement : . | ||
| c) |
• Si est confondu avec , sa hauteur au dessus de la surface sur laquelle est posé l’ensemble est indépendante de l’inclinaison du système ; donc l’énergie potentielle de pesanteur de ce dernier ne dépend pas de l’inclinaison et il est donc en équilibre indifférent. |
| |
• On repère les blocs de sucre par l’abscisse
de leur côté gauche par rapport au côté gauche du
premier (celui du dessus) ; ainsi
. Pour que le bloc n° 1 soit en équilibre sur le bloc
n° 2, il faut :
(en notant
la
longueur d'un bloc). • De même, pour que l’ensemble soit en équilibre sur le bloc n° 3, il faut : (où représente le centre de gravité de l’ensemble des deux) ; mais : donc il faut . • En raisonnant de même et en considérant qu’on prend toujours le cas limite (pour simplifier l’écriture des inégalités) : . • Compte tenu de , la condition : correspond à : . Il n’y a pas de méthode algébrique évidente pour résoudre cette équation, mais la méthode numérique montre rapidement que et qu'il faudrait donc au minimum cinq blocs : ; ; ; .• En pratique toutefois, le placement des blocs en équilibre nécessite une marge de sécurité d'au moins ; on obtient ainsi : ; ;• Il faut alors un sixième bloc pour obtenir : . |
| |
• Puisque les points
,
et
sont
alignés, on peut considérer simplement le centre d’inertie
de
l’ensemble :
. • Il en est de même après le déplacement, compte tenu du fait que le centre d’inertie de l’ensemble est immobile pour un système pseudo-isolé (le poids est compensé par la poussée d’Archimède et les frottements sont négligeables) : . • On en déduit par différence : . • Mais les déplacements de et sont la somme d’un déplacement d’entraînement de la barque et d’un déplacement relatif dans la barque : et ; par suite : et finalement : . |
| |
• Par conservation de la quantité de
mouvement totale (résultante cinétique) du système
pseudo-isolé (le poids est compensé par la réaction du
coussin d’air et on suppose les frottements négligeables) :et donc : . |
| 1. |
• En supposant que le ressort ne fléchit pas, son allongement est : ; la relation fondamentale de la dynamique appliquée aux deux mobiles (algébriquement le long de l’axe) donne alors : et . |
| 2. |
• La somme de ces deux équations est : ; on retrouve donc que le centre d’inertie du système pseudo-isolé a un mouvement rectiligne uniforme. |
| 3. |
• La combinaison linéaire indiquée donne
:
. • Ceci peut s’écrire : avec : et . On aboutit donc à la conservation de l’énergie mécanique : avec . |
| 4. |
• Les oscillations correspondent au mouvement
relatif et leur étude suppose qu’on mette en évidence la
quantité
; en multipliant la première équation du
mouvement par
et
la seconde par
,
puis en calculant la différence :
. • En posant : et (nommée “masse réduite”) l’équation peut s’écrire : , correspondant à des oscillations de pulsation et de période . |
| |
• Lors du changement de référentiel, on peut
considérer
avec une vitesse d'entraînement (dépendant du point)
:
. • En raisonnant sur la somme de deux actions réciproques : ;• Il en est par suite de même pour . |
| 1. |
• Il suffit alors de combiner les relations pour étudier en fonction de la variable choisie, par exemple : ;◊ remarque : les effets des masses pesantes de part et d'autre tendent à se compenser, mais les effets d'inertie s'ajoutent. |
| 2. |
• L'énergie cinétique peut s'écrire :
. • Pour un fil idéal : (pour un même angle, la longeur d'enroulement varie deux fois moins à droite) ; . • L'énergie potentielle peut s'écrire : (la poulie tourne sur place et peut être omise). Mais ; . • Ceci donne l'énergie mécanique : . • On obtient en dérivant : ; l'équation du mouvement correspond à et donc : . ◊ remarque : les effets des masses pesantes de part et d'autre tendent à se compenser (le doublement de compensant le rayon divisé par deux) ; les effets d'inertie s'ajoutent mais “seulement” doublée y contribue moins car son déplacement moindre intervient au carré. |
| |
• Le travail des forces d'inertie de Coriolis
est toujours nul puisque ces forces sont perpendiculaires au
mouvement relatif. • Si n'est pas galiléen (s'il est en translation accélérée), la puissance des forces d'inertie d'entraînement aussi y est nulle : ; donc de même pour . |
| 1. |
• Par ailleurs, pour un élément de longueur infinitésimal en coordonnées polaires : (où est la masse linéique). Par suite : et compte tenu de ceci correspond à . ◊ remarque : on considère une répartition linéique car l’énoncé indique que la tige est mince. |
| 2. |
.• Compte tenu de ceci correspond à . |
| 1.a. |
• Dans
galiléen, le changement de centre de référence correspond à
:. |
| 1.b. |
• On obtient par ailleurs : et finalement : . |
| 2. | • D’une façon analogue pour l’énergie
cinétique :; |
| 1. |
• D’après le théorème de Kœnig :
où
est la vitesse du mouvement de
autour du Soleil et où
est l’énergie cinétique “relative” dans le référentiel
barycentrique. • En utilisant : avec et , il suffit d’utiliser les propriétés du barycentre pour calculer et . On obtient ainsi : et ; par suite : . • Finalement : avec (masse totale) et (nommée masse réduite). |
| 2. |
• D’après le théorème de Kœnig :
où
est la vitesse du mouvement de
autour du Soleil et où
est le moment cinétique “relatif” dans le référentiel
barycentrique. • En utilisant : avec et et vecteur unitaire orienté selon et , on obtient : . • Finalement : donc . |
| 1.a. | • Les deux sorties
et
ayant des effets symétriques sur le moment cinétique, on
peut simplifier l'écriture en doublant l'effet d'une sortie
notée
.
L'effet de
, sur
l'axe, est nul. • Le dispositif étant ouvert, on raisonne sur la variation du contenu entre deux instants séparés par une durée infinitésimale , pendant laquelle circule une masse . Le système fermé étudié correspond au contenu “initial”, dont une quantité d'eau est ensuite sortie. • La pesanteur, verticale, n'a pas d'effet sur la rotation. En négligeant les frottements, le théorème du moment cinétique peut s'écrire : . • La vitesse de l'eau éjectée est où est la vitesse relative par rapport au tourniquet (on néglige le diamètre du tube en comparaison de sa longueur). Ainsi : avec . ![]() • Puisque la quantité d'eau contenue dans le tourniquet est constante (même si ce n'est pas toujours la même eau), on peut supposer que le moment cinétique peut être décrit à l'aide d'un moment d'inertie : . Ceci donne : . |
||
| 1.b. |
• On note
le
rayon du début du coude et on suppose pour simplifier que
l'angle du tube avec
est constant entre
et
(ceci suppose que le coude correspond à une spirale
exponentielle
). • En notant le moment cinétique du tube, on peut considérer la vitesse de l'eau à l'intérieur : puis ;• On obtient effectivement sans influence de l'écoulement de l'eau, mais ce n'est pas aussi évident qu'on aurait pu le penser a priori. |
||
| 1.c. | • En notant
,
et
,
l'équation peut s'écrire :
. • Pour une vitesse initiale nulle, on obtient la solution : . • La vitesse limite correspond au cas où la vitesse d'éjection est radiale : . |
||
| 1.d. | • Si on suppose le tube initialement vide
(rempli d'air), la rotation du tourniquet commence dès que
du liquide passe le coude : si l'interaction avec le tube
dévie l'eau dans le sens horaire, alors l'action réciproque
met le tube en mouvement dans le sens contraire. L'éjection
en sortie est sans effet si on peut négliger l'interaction
avec l'air extérieur.![]() • La mécanique des fluides permet de préciser. Pour un fluide “parfait” incompressible, en régime stationnaire, la conservation de l'énergie peut s'exprimer par la relation de Bernoulli le long d'une ligne de courant : (ici le terme avec peut être omis). Or l'incompressibilité fait que la vitesse diminue là où les lignes de courant s'écartent, donc la pression augmente (la différence de pression, donc de forces pressantes de part et d'autre, correspond au ralentissement). • Le calcul des lignes de courant (hors sujet ici) montre que, du côté externe du virage, la pression intérieure est plus grande que la pression extérieure ; inversement la pression intérieure est plus petite que la pression extérieure pour le côté interne du virage. Ces deux effets (Venturi) sont la cause de l'interaction précédente (qui peut toutefois être comprise intuitivement sans mécanique des fluides) entraînant le tourniquet dans le sens anti-horaire.
|
| 2.a. | • Le transfert de rotation au fluide
extérieur, à cause de l'éjection, tend à en faire tourner le
voisinage dans le sens horaire, mais l'interaction (par
frottements) avec le tube fait aussi un peu d'effet
contraire. On suppose ici qu'on peut qualitativement
négliger ceci et considérer le fluide extérieur immobile,
mais son léger mouvement d'ensemble peut en réalité modifier
un peu
et
(le
mouvement par rapport au référentiel diffère du mouvement
par rapport au milieu). • Il faut raisonnablement prendre en compte un frottement ; un effet visqueux est plausible. • En plus de l'interaction au niveau du coude, il peut maintenant y avoir une interaction avec le fluide extérieur au moment de l'éjection. Sans utiliser la mécanique des fluides, on peut penser possible que seule une proportion de l'impulsion éjectée soit transmise au milieu extérieur ; par exemple la répartition de la pression peut appliquer une partie de l'effet au récipient fixe, sans transmission au fluide. La prise en compte d'un tel effet revient à multiplier donc par , donc l'approche de la vitesse limite est ralentie. ◊ remarque : même sans connaître le mécanisme exact, cela implique que le fluide sortant soit ralenti, donc un peu “dispersé” de part et d'autre (selon les lignes de courant) puisqu'il est incompressible ; en outre, selon la déviation du courant, qui peut dépendre de , cela pourrait aussi influencer . • La mécanique des fluides permet de préciser. Le fluide sortant arrive atteint l'extrémité du tube avec une vitesse trop grande pour que les lignes de courant puisse suivre le bord de la surface et il se produit un “décollement” : le liquide sort sous forme de jet dans le fluide extérieur. ◊ remarque : si la viscosité n'est pas négligeable, le fluide entourant le jet peut aussi être entraîné avec un effet de frottement, mais ce n'est pas ce qui est considéré ici.
• Or l'interaction avec le bord tend à causer un “évasement” du jet, donc un ralentissement du fluide, donc ceci revient à éjecter une quantité de mouvement plus faible. Mais réciproquement, cela correspond à une pression plus faible à l'intérieur du tube, ainsi le bilan des forces pressantes intérieures et extérieures au niveau du coude (non symétrique) donne une résultante tendant à entraîner le tube dans le sens horaire, donc à diminuer l'effet obtenu précédemment. |
||
| 2.b. | • Avec un frottement fluide visqueux,
l'équation devient :
. • Ceci peut aussi s'écrire : . • La vitesse limite est diminuée : ; la constante de temps est diminuée dans les mêmes proportions : . ◊ remarque : la durée plus courte n'est pas contradictoire car elle l'est dans les mêmes proportions que ; en particulier l'accélération initiale correspondant à un frottement nul est inchangée. |
| 3.a. | • Si on considère simplement que le liquide
entrant à l'extrémité du tube a une vitesse relative
de sens contraire, on obtient :;• Avec les notations précédentes, l'équation peut s'écrire : . • Pour une vitesse initiale nulle, on obtient la solution divergente : . ◊ remarque : pour toute vitesse initiale (correspondant au cas où la vitesse d'admission est radiale), on obtient de même une solution divergente. • Bien que le système soit déformable, donc qu'une augmentation de l'énergie cinétique puisse être causée par un travail des forces intérieures, le caractère divergent suggère un défaut de modélisation. ◊ remarque : contrairement à ce que le cas particulier pourrait laisser penser, la divergence se fait vers les valeurs de positives. |
|||
| 3.b. | • Avec un frottement fluide visqueux,
l'équation devient :
. • Ceci peut aussi s'écrire : . • La vitesse limite est augmentée (en valeur absolue) : ; la constante de temps est augmentée dans les mêmes proportions : . • Certes, ici encore et augmentent dans les mêmes proportions, donc l'accélération initiale correspondant à un frottement nul est inchangée. Certes, un frottement de faible coefficient ralentit l'évolution du mouvement (ici la divergence), comme généralement pour ce type d'effet. Mais par ailleurs un frottement d'assez grand coefficient change le signe de et (en passant par l'infini) : le mouvement change de sens et devient convergent. Or, un frottement peut s'opposer au mouvement et le ralentir (en dissipant de l'énergie), mais il ne peut pas en changer le sens. Cela ne peut que renforcer les soupçons qui pèsent sur la modélisation. |
|||
| 3.c. | • Le liquide entrant à l'extrémité du tube a
une vitesse
correspondant à une vitesse relative
de sens contraire, mais il n'acquiert cette vitesse que par
interaction avec le tourniquet. Il n'apporte pas au système
la quantité de mouvement correspondante puisqu'il ne
l'acquiert qu'une fois intégré au système et interagissant
avec ses autres parties. • Le raisonnement précédent peut éventuellement s'appliquer, mais avec pour ce fluide entrant une vitesse nulle avant absorption : ;• Ceci correspond à une rotation uniforme, donc il est plus judicieux d'ajouter un frottement. On obtient ainsi une vitesse limite nulle et une constante de temps associée à la dissipation : ; . |
|||
| 3.d. | • Si on suppose le tube initialement vide
(rempli d'air), la rotation du tourniquet (initialement
immobile) pourrait commencer dès que du liquide entre à
l'extrémité ; si une différence de pression peut faire
entrer du liquide dans le tube (elle est indispensable pour
provoquer sa mise en mouvement), elle peut aussi tendre à
entrainer le coude en sens inverse (résultante des forces
pressantes sur le coude comme dans la partie 2.a). • Par contre, dès que du liquide passe le coude, l'interaction avec le tube dévie l'eau et l'action réciproque tend à mettre le tube en mouvement dans le sens anti-horaire (puisque le passage du coude dans l'autre sens ne modifie pas le sens des force résultantes sur le fluide et sur le tube). ![]() ◊ remarque : cela se retrouve de même selon la mécanique des fluides. • Contrairement à la situation observée pour le tourniquet en mode d'éjection (l'effet à l'extrémité n'était qu'une correction du second ordre), l'expérience montre que pour l'admission les deux effets se compensent généralement. Cette différence quantitative peut se comprendre dans la mesure où ce mode nécessite de mettre en mouvement le fluide en partant d'une vitesse nulle ; le terme correspondant est alors nettement plus important.
|
|||
| 3.e. | • L'interaction au niveau de l'extrémité du tube peut dépendre notablement des lignes de courant, elles-mêmes dépendant de la forme du bord. Sans entrer dans le détail d'une description par la mécanique des fluides, on peut suggérer l'intervention d'un effet Venturi dans certains cas encore plus important : l'écoulement plus rapide au niveau de l'extrémité où les lignes de courant se resserrent cause une dépression supérieure et cet effet l'emporte un peu. |
|
|
• Pour les paires de points en interaction,
on peut estimer l'ordre de grandeur des distances en
moyenne
(entre
et
). • La somme des produits des masses est : . • On obtient ainsi : . De façon analogue : . • Le théorème du viriel donne par conséquent : , permettant d'en déduire l'ordre de grandeur de la masse. • En comparant au rapport masse/luminosité pour l'ensemble des observations astronomiques où ces données sont connues indépendamment, on peut déduire une estimation de la “masse lumineuse” du système étudié à partir de la luminosité observée. Cette masse est généralement très inférieure à celle déduite du théorème du viriel ; il semble donc qu'il existe une grande quantité de “masse sombre” (dont on ignore l'origine). |
|
|
• On choisit un repérage dans le plan
(constant) de la chaînette, avec l'origine à l'intersection
des limites latérale et supérieure. On commence par étudier
la limite de non glissement.![]() • Une tranche horizontale est soumise à la réaction du support compensant son poids : , ce qui cause un frottement . La portion horizontale est donc retenue par une tension . La portion verticale est soumise à son poids, compensé par une tension verticale . • Pour une tranche du rebord arrondi située à un angle (mesuré à partir du dessus), le bilan des forces peut s'écrire : ;• On en déduit : ;• Une solution particulière pour l'égalité peut être cherchée de même forme que le second membre ; ceci peut s'écrire : ; . • À cela on peut ajouter la solution de l'équation homogène, de la forme : ; au total : mais cela ne change pas . • En posant et en raisonnant avec et on est donc amené à résoudre l'équation : . • L'inégalité devant être vérifiée pour tout on peut considérer en particulier les deux cas limites : et . La résolution donne : ; . • On obtient ainsi au total : . • On doit retrouver en particulier : donnant : ;• Pour un arrondi donné, il y a donc glissement si est plus petit (et/ou plus grand) par rapport à la relation (où et se simplifient) : . • Pourvu que la chaînette ne soit pas trop courte, l'effet du frottement sur l'arrondi décrit par est relativement faible et peut souvent être négligé, par contre le coefficient caractérise une correction sur la transmission par le bord arrondi (et il est en fait indépendant de ) : le changement de direction fait que la tension, bien que tangentielle, contribue à augmenter le frottement car ses variations ont une composante perpendiculaire. • Par exemple pour (faible) ; ; ; il faut au minimum . Par contre avec (fort) il suffit de . |