LENTILLE MINCE CONVERGENTE - TP
Mesure rapide d’une distance focale
Méthode de l'objet ou de l'image très éloigné
☞ remarque : afin de pouvoir récapituler les résultats en fin de TP,
il faut étudier la même lentille (de focale
à
) pour l’ensemble des expériences.
• On peut connaître rapidement l’ordre de grandeur de la distance
focale d’une lentille convergente en sachant que :
- les rayons incidents passant par un foyer objet ressortent
parallèles entre eux ;
- les rayons incidents parallèles entre eux ressortent en
passant par un foyer image.
Pour des rayons parallèles à l’axe, le foyer particulier (sur l’axe)
est appelé “foyer principal” (objet ou image).
Si on dispose d'objet lumineux très éloigné (tel que les
rayons lumineux qui en proviennent soient quasi-parallèles, par
exemple le Soleil), alors la lentille en donne une image presque
dans son plan focal image (facile donc à repérer en déplaçant un
écran derrière la lentille pour voir où se forme l’image).
Sinon on peut déplacer la lentille de façon à former l'image d'une
source lumineuse sur un mur très éloigné (au moins vingt
fois la distance focale étudiée).
◊ remarque : on appelle “côté objet” d’une lentille celui d’où
provient la lumière qui arrive sur la lentille, et “côté image”
celui vers où repart la lumière après traversée de la lentille.
• Mesurer ainsi la distance focale d’une lentille convergente (et
vérifier que la distance obtenue est très inférieure à la distance
de l'objet ou de l'image utilisé pour la mesure).
Méthode par autocollimation
• Si on dispose d’un miroir plan, on peut obtenir une mesure plus
précise par autocollimation.
• En plaçant devant une source lumineuse un écran percé d’un trou en
forme de lettre (ou toute autre forme facilement reconnaissable), on
construit un “objet” optique dont il est possible de former une
image à l’aide de la lentille étudiée.
On repère cet objet par un segment
reliant ses
“extrémités”, en supposant pour les schémas que
est placé sur
l’axe optique de la lentille étudiée et que
est
perpendiculaire à l’axe.
• En plaçant un miroir plan juste derrière
la lentille, on fait revenir la lumière en sens inverse et
on cherche la position de la lentille telle que l’image
finale se forme (à l’envers) dans le plan de l’objet
initial.
Le plan commun de l’objet et de l’image est alors le plan
focal objet (et les rayons réfléchis par le miroir sont
alors parallèles). |
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• Mesurer ainsi la distance focale de la même lentille convergente,
comparer les mesures et les précisions, et justifier la construction
des rayons du schéma précédent.
Formation d’une image par une lentille convergente
Image réelle d’un objet réel
• L’image de
peut être
reconstruite en considérant les rayons particuliers connus :
- le rayon incident
,
passant par le centre de la lentille, n’est pas dévié ;
- le rayon incident provenant de
et
parallèle à l’axe ressort en passant par le foyer image
;
- le rayon incident
,
passant par le foyer objet
, ressort
parallèle à l’axe.
Ces trois rayons se recoupent en un point
, image de
formée par la
lentille.
◊ remarque : il suffirait en principe de tracer deux de ces trois
rayons pour connaître la position de
, mais il
est prudent de reconstruire les trois si on veut obtenir plus de
précision.
• L’image
de
ne peut pas
être reconstruite par cette méthode, mais (pour une lentille mince)
l’image
est non
déformée et parallèle à l’objet
; il suffit
donc de considérer que
est sur
l’axe (le rayon
n’est pas
dévié) et que
est
perpendiculaire à l’axe.
◊ remarque : cette reconstruction n’est bien sûr valable avec
précision que dans les conditions de Gauss.
• On appelle “grandissement” de l’image la quantité :
(définition).
On montre alors d’une façon générale les deux relations algébriques
suivantes (relations de conjugaison), donnant la position
et le
grandissement
de l’image :
et
(propriété).
Démontrer ces relations en comparant les différents triangles mis en
évidence dans le schéma précédent.
◊ remarque : ces relations avec origine au centre
sont les
“formules de Descartes” ; elles peuvent aussi s'exprimer autrement,
par exemple les formules de Newton avec origines aux foyers :
.
• Placer donc la lentille à une distance de l’objet supérieure à sa
distance focale, puis chercher la position de l’image en déplaçant
un écran jusqu’à y obtenir une image (nette, sinon ce n’est
pas vraiment une image).
☞ remarque : ceci n'est possible qu'en plaçant l’écran tel que
(quadruple de la distance focale).
• Mesurer (et noter, pour tracer en fin de manipulation des
graphiques récapitulatifs généraux) les grandeurs suivantes :
,
,
et
. Vérifier qu’elles sont bien en accord avec les relations de
conjugaison.
• En déplaçant la lentille sans déplacer l’écran, vérifier
qu’il existe une seconde position de la lentille (symétrique par
rapport au milieu de AA’ ) donnant une image sur l’écran :
cas de la projection (agrandie) d’une
diapositive sur un écran
cas de la formation d’une image (rétrécie) dans
un appareil photographique,
ou sur la rétine au fond d’un œil (dont la lentille est le
cristallin)
Mesurer (et noter) de même les grandeurs :
,
,
et
; vérifier qu’elles sont bien en accord avec les relations de
conjugaison.
• Procéder de même pour plusieurs distances objet-écran, en mesurant
les différentes grandeurs à chaque fois pour les deux positions
symétriques de la lentille.
Image virtuelle d’un objet réel (observation à la loupe)
☞ remarque : pour ce montage, l'image virtuelle se forme avant
l'objet ; il est donc “prudent” d'avancer un peu la source lumineuse
afin de disposer d'un peu de place au début du banc d'optique.
• Dans les cas où l’objet
est placé à
une distance de la lentille inférieure à la distance focale, l’image
(c’est-à-dire le point d’intersection des “rayons image”) est alors
virtuelle (car l’intersection “mathématique” est du côté objet) et
toujours agrandie :
Il est alors impossible de placer un écran pour y former
(puisque
cette image est virtuelle, c’est-à-dire du côté objet) ; par contre,
on peut l’observer facilement en plaçant l’œil derrière la lentille
(loupe).
• Le tracé des rayons passant respectivement par
,
et
(virtuellement) permet de même dans ce cas de reconstruire l’image
virtuelle
.
Les positions et grandeurs des objets et images sont liées par les
mêmes relations (algébriques) de conjugaison que pour une image
réelle, mais elles sont plus difficiles à démontrer et à vérifier
par les mesures.
• Les mesures peuvent être effectuées à l’aide d’un “œil artificiel”
: puisqu’on peut observer l’image virtuelle en plaçant l’œil
derrière la lentille, il suffit de reconstruire un dispositif
réalisant la même opération. Derrière un objet lumineux, on place
une lentille annexe (cristallin) et un écran (rétine) dans des
positions telles qu’il se forme une image sur l’écran.
Placer l’œil artificiel derrière la lentille étudiée (loupe) et
l'ajuster pour qu'il “voie” l'image artificielle sur l'écran-rétine,
puis le “verrouiller” sur le banc d'optique.
Dans ces conditions, l’œil donne sur l’écran (rétine) une image
de l’image
virtuelle
(utilisée
comme objet observé par l’œil). Repérer la position
de la
lentille (loupe) et la taille de l'image
sur la
rétine.
Enlever la lentille (loupe), puis reculer l'objet
(la source)
jusqu'à ce que l'œil le voie nettement sur la rétine. Puisque l'œil
n'a pas été modifié, l'objet se trouve maintenant à une position
qui est
la même que celle où était l'image
avant
qu'on enlève la lentille (loupe) ; repérer cette position.
En comparant la taille de l'objet et celle de son image
sur
la rétine (avec la nouvelle position de l'objet), mesurer le rapport
de grandissement de l'œil :
.
Connaissant ce rapport (non modifié), en déduire quelle était la
taille de l'image
donnée par
la loupe :
.
• Réaliser au moins une mesure de ce type (et si possible plusieurs)
; noter à chaque fois les grandeurs :
,
,
et
; vérifier qu’elles sont bien en accord avec les relations de
conjugaison.
◊ variante : pour repérer et mesurer l'image
, on peut
aussi utiliser un “viseur à frontale fixe” gradué.
Image réelle d’un objet virtuel (projection rapprochée)
• Dans les cas où on étudie un dispositif optique qui donne une
image réelle trop éloignée (au delà des murs de la pièce), il n’est
pas possible d’observer cette image sur un écran (faute de pouvoir
placer ce dernier).
Il est alors possible d’utiliser une lentille (avec un montage
symétrique du précédent) pour former une image rapprochée (et
rétrécie) de “l’image” précédente utilisée comme objet virtuel
(“objet” car intersection des rayons incidents sur la lentille
étudiée ; “virtuel” car l’intersection mathématique du côté image) :
• Le tracé des rayons passant respectivement par
,
et
(virtuellement) permet de même dans ce cas de reconstruire l’image
virtuelle
.
Les positions et grandeurs des objets et images sont liées par les
mêmes relations (algébriques) de conjugaison que pour un objet réel,
mais elles sont plus difficile à démontrer et à vérifier par les
mesures.
• Les mesures peuvent être effectuées à l’aide d’une lentille annexe
permettant de former une image “lointaine” utilisée comme objet
virtuel :
Derrière un objet lumineux
, on place
une lentille annexe et un écran dans des positions telles qu’il se
forme une image sur l’écran. Dans ces conditions, on repère
expérimentalement la distance lentille-écran et la taille de
l’image
(repérage de
la position et de la taille de l’objet virtuel).
On enlève alors l’écran et on place la lentille étudiée derrière la
lentille annexe. On ajoute enfin l’écran derrière la lentille
étudiée, et on ajuste la position de celui-ci pour obtenir une image
:
Dans ces conditions, la lentille étudiée donne sur l’écran une image
de l’objet
virtuel
(image
réelle initiale utilisée comme objet virtuel). Connaissant la
position et la taille de
, il suffit
de mesurer la position et la taille de
pour
comparer aux relations de conjugaison.
• Réaliser au moins une mesure de ce type (et si possible plusieurs)
; noter à chaque fois les grandeurs :
,
,
et
; vérifier qu’elles sont bien en accord avec les relations de
conjugaison.
Graphiques récapitulatifs
• Pour visualiser la relation de conjugaison sur les positions
respectives des objets et des images, on peut représenter
en fonction de
.
D’après la définition de la vergence
la première relation de conjugaison correspond à la droite
d’équation :
.
• Pour visualiser la relation sur les grandissements des images par
rapport aux objets, on peut représenter la quantité
en fonction du grandissement
.
La seconde relation de conjugaison correspond à la droite d’équation
:
.
LENTILLE MINCE CONVERGENTE - TP
Matériel
Pour chaque groupe (10 groupes)
1 banc d’optique avec lentilles et accessoires
1 lampe de poche
Au bureau
1 mètre ruban (
)