aog - OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE
Équation de l'eikonale
• On considère un milieu transparent non magnétique, inhomogène mais
isotrope, d'indice de réfraction
indépendant du temps
(milieu
constant) et de la longueur d'onde
(milieu non
dispersif).
Dans la limite où la dimension du dispositif étudié est très
supérieure à la longueur d'onde (limite
) la
propagation de chaque composante
du champ
électromagnétique d'une onde est régie par l'équation de d'Alembert
:
.
◊ remarque : en fait plus précisément
pour le champ électrique et
pour le
champ magnétique, mais les seconds membres de ces équations sont
négligeables dans la limite considérée.
• On en cherche alors une solution quasi-monochromatique sous la
forme
où l'amplitude
et la phase
sont réelles.
Pour une onde quasi-monochromatique on peut considérer une
pulsation
et écrire ainsi :
où la quantité
est nommée
“eikonale”.
• En reportant dans l'équation on obtient :
;
.
La partie imaginaire donne :
, ce qui peut
s'écrire sous la forme :
. Cette relation est liée au vecteur de Poynting et traduit la
conservation de l'énergie moyenne du champ électromagnétique.
La partie réelle donne :
, mais les variations temporelles de l'amplitude a sont négligeables
en comparaison de celles de l'eikonale
; on peut
pour cela penser à un train d'onde, dont la durée est très
supérieure à la période d'oscillation. On peut ainsi considérer
:
.
En considérant alors que
où
est la
longueur d'onde dans le vide, si les variations considérées sont
dans un domaine de dimension
on peut
considérer
négligeable dans la limite étudiée. L'équation se limite donc à
:
(équation de l'eikonale) ; cela constitue l'approximation de
l'optique géométrique.
• On peut alors utiliser :
et
où
est un vecteur unitaire selon la propagation.
Ainsi :
avec un vecteur d'onde
.
Principe de Fermat
• Dans le cadre de l'optique géométrique, on cherche le trajet d'un
rayon lumineux entre deux points
et
.
Pour un déplacement infinitésimal, la phase varie de :
donc au total :
.
De façon analogue au principe d'action stationnaire, on considère
ici que ce déphasage est stationnaire lorsqu'on varie le trajet
entre les deux limites fixées :
.
La quantité
est nommée “chemin optique” et mesure la durée de propagation
puisque
; le principe de
Fermat revient donc à minimiser cette durée de propagation.
◊ remarque : il est utile de remarquer que l'intervalle
intervenant dans la variation
, bien que
sans influence puisque considéré comme constant, ne peut en fait pas
être choisi arbitrairement puisqu'il se déduit du calcul ; ceci
suggère de considérer
aussi comme
une coordonnée, ce qui mène au raisonnement relativiste.
Formulation hamiltonienne de l'optique géométrique
• En choisissant de paramétrer par , on peut
écrire :
;
.
On en déduit les moments conjugués :
.
Le hamiltonien est alors dans ce cas :
.
On en déduit pour l'action
:
;
;
(équation de l'eikonale).
• Cette description utilise les notations hamiltoniennes pour leur
aspect mathématique mais n'utilise pas l'analogie avec leur
utilisation physique pour la mécanique newtonienne du point
matériel. On peut alors préférer une écriture plus complète
(respectant une unité
pour l'action) en partant du fait que le terme temporel a été
simplifié dans le raisonnement précédent :
;
;
;
;
;
; .