• À partir de la relation caractéristique de
l’équilibre, on peut montrer que :
.
◊ remarque : l’augmentation de la température favorise donc le sens
de réaction qui est endothermique.
• On peut utiliser ces relations pour calculer
à
partir de mesures de
. Ainsi,
pour la réaction
on mesure
et
(avec
compte tenu de la dégénérescence pour
et
solides).
En supposant
à peu
près constant sur cet intervalle de température on obtient en
moyenne :
.
• On obtient de même :
.
En particulier, pour la réaction de dissociation d’un précipité :
(pour les solides et liquides).
Les dissolutions étant le plus souvent endothermiques (
), on en déduit que la solubilité augmente généralement à
chaud.
Ainsi, pour la dissolution de
dans l’eau pure :
à
;
(≈ indépendant de
).
La relation :
donne :
et
à
.
Mais
donc :
.
◊ remarque : les concentrations molaires sont notées
; la notation
est utilisée
pour les concentrations massiques.
Isothermes d'Andrews
• L’existence du point critique limitant la courbe de changement de
phase liquide/vapeur peut être décrite semi-quantitativement par une
équation telle que celle de Van der Waals :
(avec
et
constantes et
où
représente le volume molaire).
◊ remarque : le premier terme correctif décrit une modification des
chocs de l'agitation thermique par les interactions d'un constituant
avec l'un de ses voisins (donc proportionnellement à la
concentration au carré) ; le second terme correctif décrit l'effet
d'un volume minimum dû au fait que les constituants ne sont pas
ponctuels.
• On constate que pour certaines températures inférieures à la
“température critique”
la résolution de l’équation conduit à trois valeurs du volume
pour une même pression, ce qui décrit l’existence possible de
plusieurs états physiques du fluide.
La courbe de volume plus faible décrit l'état liquide ; celle de
volume plus grand décrit l'état gazeux. La “branche” intermédiaire
(en pointillés sur le graphique ci-après) décrit des états
instables.
• Pour tracer les isothermes (
) en
coordonnées de Clapeyron
on peut simplifier avec des notations réduites :
;
;
; où
et
correspondent au point critique (point d’inflexion de
l’isotherme critique
tel
que
et
).
Ces coordonnées sont reliées par l’équation réduite (indépendante
des valeurs particulières de
et caractérisant
le fluide) :
.
• En outre on n’observe normalement pas de cycle d’hystérésis car
les états correspondants (représentés en tirets) sont métastables et
le changement d’état se produit à une valeur intermédiaire
constante
pendant le changement d’état (pression de vapeur saturante).
La pression
est
caractérisée par
(où
est la
solution “non-observable”) dans l’intervalle de changement d’état.
Sur ces portions droites décrivant la coexistence de deux phases
(liquide et vapeur), la position du point représentatif (le volume
en abscisse) varie comme les proportions molaires du mélange (règle
“des moments”).
• La limite de changement d'état du côté liquide est appelée “courbe
d’ébullition” et celle du côté vapeur est appelée “courbe de rosée”.
◊ remarque : les portions instables (associées d'ailleurs à des
capacités calorifiques apparentes négatives) correspondent à une
énergie surfacique non négligeable en comparaison de l'énergie
volumique (effet de “capillarité”) ; aucune “bulle” ou “goutte”
d'une phase ne peut être stable dans l'autre phase.
Solides cristallisés ou vitreux
• Le comportement de la transition liquide-solide est très souvent
analogue, mais on peut noter le cas particulier des solides vitreux.
Le changement d'état peut être représenté (ici schématiquement) en
traçant des isobares (
) en
coordonnées
.
• Une exception existe toutefois dans le cas des liquides dont la
viscosité est suffisante pour perturber la cristallisation : si
l'interaction avec l'environnement est telle que la baisse de
température est trop brutale, les constituants n'ont pas le temps de
se positionner pour former des cristaux. Dans ce cas le liquide se
fige dans un état vitreux (peu ordonné).