| 1. |
• Si les neutrons se déplacent (en moyenne) à
la vitesse
et
s'ils parcourent (en moyenne) la distance
avant
d'être absorbés, alors la durée moyenne de ce parcours est
:
(bien que, selon la répartition des vitesses, la
moyenne du quotient soit plus ou moins différente du
quotient des moyennes). • Si la densité volumique des neutrons est et s'ils sont absorbés après une durée , alors le nombre d'absorptions par unité de volume dans la durée est . Par conséquent, le nombre d'absorptions par unité de volume et par unité de temps est (en moyenne) : . |
| 2. |
• Compte tenu des créations et des absorptions de neutrons, ainsi que de la diffusion, le bilan d'évolution de (invariant en et ) peut s'écrire sous la forme : où est le coefficient de diffusion. |
| 3. |
• Dans un milieu sans source de
neutrons (
), limité au demi-espace
avec une source de neutrons en
délivrant
neutrons par unité de surface et par unité de temps,
l'équation précédente s'écrit :
. • En régime stationnaire on obtient donc : ; ceci peut s'écrire (puisque ne dépend pas du temps) : ou encore : en posant . Les solutions sont de la forme : où et sont deux constantes d'intégration imposées par les conditions aux limites. • Compte tenu de l'invariance en et , le vecteur densité de courant de particules est parallèle à et tel que : . Le terme ne correspond donc pas à une bonne solution physique : il décrit un flux de particules (amorti par l'absorption) diffusant vers les ; or la source de ne peut générer des neutrons que vers les . La solution est donc de la forme : . • La densité de courant de particules est alors : ; en particulier : . On en déduit : et finalement : . |
| 4. |
• Si chaque absorption libère
neutrons, alors :
, c'est-à-dire :
. • Dans ces conditions, l'équation vérifiée par peut s'écrire : ; en régime stationnaire : . |
| 5.a. |
• L'équation peut s'écrire :
en
posant
. • Pour les solution sont de la forme : où la symétrie des conditions aux limites impose , c'est à dlre : . Or, ce type de solution ne peut pas s'annuler pour (sauf si , mais cela n'est pas une solution acceptable) ; donc l'existence d'un régime stable est incompatible avec la condition . • Pour on peut écrire : . Mais les solution sont de la forme : où la symétrie des conditions aux limites impose , c'est-à-dire : . Or, ce type de solution ne peut pas s'annuler pour (sauf si , mais cela n'est pas une solution acceptable) ; donc l'existence d'un régime stable est incompatible avec la condition . |
| 5.b. |
• Pour
on peut écrire :
en
posant ici
. Les
solution sont de la forme :
où la symétrie des conditions aux limites impose
, c'est à dire :
. Or, ce type de solution ne peut s'annuler pour
que si
(les autres solutions ne sont pas acceptables car il
faut
). • La condition pour que le réacteur atteigne effectivement un régime stable (régime “critique”) peut donc s'écrire : . • La répartition est alors de la forme : , déterminée uniquement par les conditions (dépendant du temps) dans lesquelles le régime stable a été établi progressivement (en pratique : on relève progressivement des barreaux absorbants, pour laisser progressivement augmenter les réactions nucléaires; l'enfoncement plus ou moins important des barreaux absorbants permet de contrôler en permanence l'importance des réactions). |
| 1. |
• Pour l'expression indiquée :
;; . |
| 2.a. |
• Pour l'expression indiquée, avec
:
. • De même : ; par contre on obtient par symétrie du signe de . • Enfin : peut utiliser l'intégration par parties. • On obtient ainsi : ; ; ; . |
| 2.b. |
• L'expression indiquée décrit une répartition qui, sous l'effet de la diffusion, s'étale de part et d'autre de l'origine sur une largeur de l'ordre de croissant avec le temps. |
| 3.a. |
• On peut considérer dans la mesure où l'arrondi devient négligeable. |
| 3.b. |
• Pour pas à droite, il y a pas à gauche ; la position est : . |
| 3.c. |
• Puisque la position la plus à droite est : et symétriquement à gauche. |
| 3.d. |
• Avec deux possibilités à chaque pas, le
nombre de mouvements possibles pour
pas
est
. • Le nombre de mouvements avec pas à droite correspond à . |
| 3.e. |
• La probabilité d'avoir un mouvement avec
pas à
droite est
; avec
le nombre
de particules correspondant est :
. • On pourrait penser que ces particules sont dans un intervalle ; mais il y a un piège... Considérons l'exemple avec ; les particules qui ont fait pas à droite en ont fait autant à gauche donc sont en ; celles qui ont fait pas à droite n'en ont fait que à gauche donc sont en ; ainsi et . |
| 3.f. |
• En comparant les coefficients : . |
| 1. |
• Si on considère le champ de pesanteur
uniforme, les forces pressantes latérales, horizontales, se
compensent forcément à l'équilibre puisque la composante
horizontale du poids est nulle. • L'équilibre vertical correspond à : ; ainsi : . La masse de la tranche de gaz est par ailleurs : où est la masse volumique ; par suite : . • La loi de gaz parfaits : (où est le nombre de moles de molécules du gaz) ne peut pas s'appliquer pour l'ensemble dont la pression n'est pas uniforme. Si on l'applique à la tranche de gaz : ; inversement : . • Par suite, la relation d'équilibre s'écrit : , ou encore : avec . • Compte tenu de la condition limite cette équation s'intègre en : . |
| 2.a. |
• Pour une molécule soumise à une force constante, l'équation du mouvement est de la forme : d'où on déduit : . |
| 2.b. |
• Pour la moyenne :
avec
. • Dans un milieu homogène, on peut considérer que les directions des vitesses juste après les chocs sont aléatoires (distribution locale maxwellienne, si les forces lors des chocs sont très supérieures aux effets de pesanteur), alors : et . • Dans un milieu inhomogène, il faut par contre envisager car les effets des chocs ne sont pas symétriques. |
| 2.c. |
• Si la force donne aux molécules une contribution à la vitesse moyenne, elle contribue à la circulation de molécules selon une densité de courant : . |
| 3. |
• L'inhomogénéité de
cause une densité de courant :
; la densité de courant totale est :
à l'équilibre. Ainsi en projection verticale :
. • La durée moyenne entre deux collision peut s'exprimer : avec le libre parcours moyen : (où est la section efficace de collision). Par suite dépend de et il faut préciser les différentes grandeurs avant d'intégrer. Mais d'autre part : et donc : est indépendant de . • L'équation peut donc s'écrire : avec : . Compte tenu de la condition limite cette équation s'intègre en : . |
| 4. |
• En appliquant le principe d'équipartition
de l'énergie, pour l'énergie cinétique
dont la dépendance en
est
quadratique et avec trois degrés de liberté (
,
et
),
on obtient :
et donc :
. • Avec l'approximation : on aboutit à : . Ce calcul, bien que simplifié, montre donc que l'équilibre de l'atmosphère isotherme correspond effectivement à une compensation de la pesanteur par le courant de diffusion, qui apparaît naturellement sous l'effet du gradient de la densité volumique . |
| 1.a. |
• En considérant des fonctions de la forme
:
(où les variables
et
interviennent séparément) on obtient :
et
. L'équation simplifiée est alors vérifiée si et
seulement si :
. Or, puisque le membre de gauche est indépendant de
et
que le membre de droite est indépendant de
,
chacun de ces deux membres ne peut être qu'une constante
(indépendante de
et de
). • Les solutions de l'équation : sont de la forme : avec et où est une constante d'intégration. |
| 1.b. |
• Les fonctions de la forme :
décrivent forcément physiquement une température
tendant exponentiellement vers une limite
uniforme et indépendante du temps (par ”répartition”
de l'énergie thermique dans le système considéré). Au
contraire, une exponentielle croissante supposerait un
apport d'énergie thermique extérieure augmentant
exponentiellement, ce qui n'est pas physiquement réalisable.
On doit donc considérer que
. • L'équation peut s'écrire : ; les solutions sont des sinusoïdes : avec et où et sont des constantes d'intégration. • Au total, en posant , on obtient : où . ◊ remarque : en plus de il semble donc y avoir trois “autres” constantes d'intégration ( , et ) ; ceci est inattendu pour une équation avec seulement trois dérivations, mais en fait est une partie des hypothèses et ce n'est pas vraiment une constante issue de l'intégration. |
| 2.a. |
• La répartition initiale :
est de la forme précédente, à condition de poser
:
;
;
;
. ◊ remarque : cette expression n'est par contre pas solution de l'équation car elle ne peut pas persister pour quelconque. • Le bain thermostaté à la température impose logiquement une limite uniforme . La loi d'évolution est donc de la forme : avec . |
| 2.b. |
• À l'abscisse la température est : . La température y atteint la valeur : à l'instant tel que : c'est-à-dire : . On obtient de même : . |
| 1. |
• En supposant les segments assez petits
:
. • De façon analogue : . • En choisissant : on obtient : . • L'équation de la chaleur s'écrit alors (en simplifiant) : . |
| 2.a. |
• En choisissant
, on considère
. Ceci donne :
. • Le bain étant thermostaté, on pourrait supposer que les températures aux limites restent égales à , mais cela pose problème pour les limites du solide qui devraient être initialement à . On choisit donc de supposer qu'initialement (quasi-instantanément au contact) les températures limites sont , puis que le thermostat l'emporte rapidement pour imposer aux limites. • On constate que la température tend partout vers sous l'effet de la propagation de chaleur depuis les extrémités (on raisonne ici directement d'après la représentation graphique globale ci-après). |
| 2.b. |
• On obtient la représentation graphique
suivante, en particulier pour
.![]() ◊ remarque : on peut essayer de diviser par deux, donc par quatre ; cela n'améliore que d'à peine dans les zones où l'évolution est brutale et de seulement dans l'ensemble. ![]() |
| 1.a. |
• Le transfert de chaleur vers l'extérieur
d'un volume
délimité par une surface fermée
peut
s'écrire :
; donc dans le cas ne dépendant que de
, en
considérant comme volume
une
tranche de section
et
d'épaisseur
:
. • Mais ; donc, pour un transfert selon un axe : . ◊ remarque : ceci suppose qu'il n'y a pas de variation d'énergie interne par transformation d'autres formes d'énergie. • Compte tenu de la relation de Fourier : , ceci aboutit à l'équation de la chaleur (en supposant que le milieu est homogène, pour sortir de la dérivée) : . • Dans le cas stationnaire, pour un système ne dépendant que d'une coordonnée , alors et la variation de T(x) est nécessairement affine : implique . |
| 1.b. |
• Ceci s'écrit aussi : , ce qui correspond à une densité de courant uniforme (et constante). |
| 2. |
• La densité de courant de chaleur est
(algébriquement) :
avec
. Compte tenu de l'uniformité des parois, le débit de
chaleur est :
avec la surface totale (en négligeant les
“bords”)
. • Ainsi : (à comparer avec la puissance des appareils ménagers usuels et à la puissance du chauffage d'une habitation bien isolée ). |
| 3. |
• Dans le cas où le chauffage est arrêté, on
peut écrire :
avec
. • En intégrant l'équation : pour (initialement) : avec . Deux heures après l'arrêt, la température intérieure est donc : . |
| 1.a. |
|
|||
| 1.b. |
• Le flux thermique à travers une section
est
dans ce cas :
; ceci
peut s'écrire sous la forme :
. • Pour la loi d'Ohm électrocinétique : , la résistance peut s'écrire (dans le cas géométrique analogue) : où est la conductivité électrique. • Par analogie, on peut écrire ici : (avec une convention de signe adaptée), en notant la “résistance thermique” . • En électrocinétique, pour un assemblage de résistances en série, le principe du pont diviseur de tension indique que les tensions sont proportionnelles aux résistances. En considérant la loi analogue pour des différences de températures, la simplification par la section commune redonne la proportionnalité obtenue précédemment. |
|||
| 1.c. |
• Ceci s'écrit dans la région du bas :
. • On en déduit : . • De même dans la région du haut : . • On en déduit : . • Enfin (en simplifiant) : . |
| 2. |
• La densité de courant thermique vers le bas
(perdue puisqu'elle ne sert pas à chauffer le local) est
arithmétiquement :
. ◊ remarque : la surface est la même partout donc se simplifie. • La densité de courant vers le haut est de même : ; la fraction perdue est donc : (isolation médiocre). |
| 3. |
☞ remarque : il est peu plausible de
considérer dans le sous-sol un flux thermique uniforme...
puis nul (l'énergie thermique s'accumulerait à la limite,
dont la température ne serait pas constante) ; on peut par
contre envisager un “étalement” progressif en largeur (de
part et d'autre du local) et une densité de courant
thermique décroissant progressivement (d'allure
exponentielle) ; la modélisation de la “couche limite” peut
alors être simplifiée (on modélise la courbe par sa tangente
à l'origine). • Puisque l'énoncé ne demande pas les températures intermédiaires, on peut calculer directement le flux thermique en ajoutant les résistances en série (en simplifiant par la surface) : .• On en déduit inversement : ;• La fraction perdue devient donc : (bonne isolation). |
![]() |
| 1. |
• En représentant schématiquement la couche
comportant des alvéoles avec une partie d'air occupant
de la surface du mur, on peut proposer le schéma ci-après
(avec des résistances notées ). • Dans le schéma électrique équivalent, les différentes couches peuvent être représentées par les résistances en série. Pour l'air des aspérités, la résistance équivalente de l'air est par contre en parallèle avec celle des portions de brique équivalentes (ne représentant que de la surface).
|
| 2. |
• D'après la loi de Fourier, on peut écrire
la densité de flux thermique
analogue à la loi d'Ohm (locale)
. Ceci permet de définir une notion de “résistance
thermique” :
. • On obtient ainsi pour une surface : ; ;• La résistance totale est ainsi : . • On peut remarquer que la contribution principale est celle de la brique : l'acier est meilleur conducteur et la couche d'air est très résistive mais de faible épaisseur (donc le flux de chaleur passe sans trop de difficulté par la partie de brique des aspérités, qui est en parallèle). ◊ remarque : on peut préciser qu'en l'absence des aspérités la résistance ne serait pas énormément plus faible : . |
| 3. |
• La densité surfacique de flux thermique est
:. |
| 1. |
• En l'absence de fuites, on peut raisonner
selon l'axe du tube :
en régime stationnaire, c'est-à-dire
. • Pour tenir compte des fuites latérales on peut ajouter un terme analogue en considérant que la concentration extérieure est nulle : (le courant dans le tube diminue car une partie a fui à travers la paroi). • Ceci revient à considérer : c'est-à-dire : . |
| 2.a. |
• On obtient l'équation :
. • Les solutions sont de la forme : avec ici : et . • Inversement : ; . |
| 2.b. |
• Pour
on obtient
donc :
;
. • Ceci correspond à : . |
| 1. |
• On obtient :
. • Par ailleurs : ; .• Ceci correspond à : ; la fonction proposée est donc effectivement solution. |
| 2.a. |
• Le nombre total de particules est :
. • Or, avec on obtient : et finalement : . • D'une façon analogue, on peut écrire : avec : et finalement : . |
| 2.b. |
• On peut en déduire une interprétation de la solution considérée : cette solution représente un ensemble de particules, initialement situées à l'origine ( ) et se répartissant ensuite par diffusion radiale proportionnellement à ( ). |
| 3.a. |
• À un instant le nombre de pas est . |
| 3.b. |
• La position est : où la somme comporte termes. |
| 3.c. |
• On peut calculer : ; compte tenu de la compensation moyenne des produits scalaires pour des directions aléatoires, ceci donne . On retrouve donc bien proportionnel au temps. |
| 3.d. |
• Par comparaison des deux expressions : ; ceci peut aussi s'écrire : . |
| 1. |
• Avec la symétrie cylindrique, la loi de
Fourier peut s'écrire :
; • Le courant traversant la surface de rayon est : . • Pour une tranche en régime stationnaire : . • Ainsi : ; . • En ne conservant que le premier ordre en et en simplifiant : avec . • On peut alors commencer par chercher solution de : . • Ceci donne : d'où la forme : . • Mais à la périphérie on doit retrouver pour l'ensemble : . • Ceci impose : donc . ◊ remarque : on doit aussi retrouver que sur l'axe (il n'y a pas de dégagement de chaleur). • La seconde intégration donne : . Avec : on en déduit : et . |
| 2.
|
• La température maximale est sur l'axe
:
. • L'écart avec l'extérieur est : . La température de fusion de l'uranium étant cela peut nécessiter un refroidissement de contrôle et/ou une pressurisation (en plus du refroidissement “fonctionnel” par l'échangeur de chaleur servant à faire tourner les turbines). |