| 1. |
• On suppose pour simplifier que, dans les
conditions considérées, la Terre et la Lune peuvent être
décrites par des points matériels (plus de détails
compliquerait nettement et ne changerait rien au principe). • Une telle description nécessite a priori de prendre en compte :
|
| 2.a. |
• Cette autre description nécessite de
prendre en compte dans l'énergie mécanique :
|
| 2.b. |
• Avec cette description, les “travaux” (ainsi nommés par rapport à la première description) liés aux déformations internes ne peuvent pas être décrits comme tels ; ils interviennent en tant que “transfert thermique”, modifications de l'énergie non descriptibles comme travail. |
| 2.c. |
• Une description selon la seconde méthode
semblerait plus logiquement devoir intervenir pour décrire
des systèmes plus complexes, par exemple une galaxie formée
d'un très grand nombre d'étoiles. L'intérêt d'envisager un
système extrêmement simple est de montrer que les notions
considérées interviennent fondamentalement dès ce niveau
très basique. • L'étude correspondante du système Terre-Lune semblerait y être plus logiquement adapté pour une étude “vue de loin”, quand on ne connaît pas précisément les informations “internes”, mais il faut noter que rien n'interdit d'omettre volontairement ces informations (même si elles sont très bien connues) : les notions d'énergie interne et de chaleur ne sont pas définies de façon intrinsèque. Une telle omission d'une partie de l'information contribue alors à la notion d'entropie du système. • Par contre, pour un tel système ainsi décrit, on ne disposerait pas d'un jeu de variables d'état (telle que pression, température...) en fonction desquelles on puisse exprimer l'énergie interne. En particulier le système n'est pas en équilibre thermique (et il en est d'ailleurs de même pour une galaxie) ; il n'est en outre pas assez “chaotique” pour qu'on y retrouve des comportements internes du type “usuel” (des effets de résonances régissent de façon importante les interactions planétaires). |
| 1. |
• Pour un gaz parfait , où et ne dépendent que de la température. Ainsi (relation de Mayer). On en déduit : ; . |
| 2. |
• On peut calculer :
. • Mais par ailleurs : donc et . • En remplaçant, on obtient ainsi : . |
| 1. |
• En notant
le
débit massique, le déplacement d'une tranche de liquide
pendant une durée
correspond à l'entrée d'une masse
à la température
et
la sortie d'une même masse à la température
. • En régime stationnaire, toute la partie médiane reste inchangée (y compris la résistance chauffante), donc le déplacement de la tranche équivaut à un remplacement d'une masse de température par une masse de température . • Ainsi : et donc . |
| 2. |
• Si on choisit d'inclure la résistance dans
le système, ce dernier ne reçoit pas de chaleur mais reçoit
le travail électrique
. ◊ remarque : pour un liquide, incompressible et indilatable, les travaux des forces pressantes de part et d'autre se compensent ; mais en fait il suffit de raisonner avec l'enthalpie pour éviter de devoir en détailler le calcul. • Si on n'inclut pas la résistance dans le système, ce dernier ne reçoit pas de travail ; il faut par contre préciser qu'en régime stationnaire, la température de la résistance restant constante, celle-ci elle transmet au liquide sous forme de chaleur autant d'énergie qu'elle reçoit électriquement : . • Le premier principe donne : ; donc : et finalement : . |
| 1. |
• On note
la
masse d'eau équivalant au colorimètre plus l'eau contenue et
la
masse de liquide intérieur. En notant
le
débit massique, le déplacement d'une tranche de liquide
pendant une durée
correspond à l'entrée d'une masse
à la température
et
la sortie d'une même masse à la température
. • L'application du premier principe donne : où on considère la capacité thermique de la quantité de liquide dont la température a changé. • Ceci correspond à : donc finalement : avec une constante de temps . |
| 2. |
• D'après les données : . On en déduit : . |
| 3. |
• En négligeant la contribution de la masse de liquide dans le calcul de la capacité thermique totale, on obtient : . On constate que l'écart est négligeable en comparaison des incertitudes de mesures (il faudrait effectuer plusieurs mesures, plus précises, sur des durées plus longues, en prenant beaucoup de précautions pour l'isolation thermique...). |
| 1.
|
• Considéré à pression constante, le
premier principe peut s’écrire :
(où
représente l’ensemble des travaux autres que ceux des forces
pressantes ou des forces prises en compte dans l’énergie
potentielle). • En supposant que le système {camion} est thermiquement parfaitement isolé de l'extérieur, on peut considérer que (globalement) : . En supposant qu’il est pseudo-isolé mécaniquement et qu’il ne reçoit pas d’autres travaux (électriques, ou autres), on peut considérer que : (la réaction normale du sol compense le poids ; le frottement au sol ne travaille pas car il ne déplace pas son point d’application tant que le camion ne dérape pas). • En supposant que le mouvement est horizontal, on peut considérer en outre que pour la pesanteur : . Le premier principe se limite donc à : . ◊ remarque : il serait ici “imprudent” d’essayer de raisonner sur la condition (qui ne correspond pas à une différentielle totale) alors qu’interviennent des frottements (phénomènes irréversibles). • En considérant la somme des contributions des différentes parties du système (à pression constante), on obtient ainsi : où décrit le ralentissement du camion et où décrit le réchauffement des freins. • En intégrant sur toute la transformation (en supposant constante la quantité ), on obtient : et donc : avec et . Ceci donne numériquement : . |
| 2.
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• L'échauffement calculé est celui que
subiraient les freins s'ils étaient thermiquement isolés,
c'est pourquoi ils ne le sont pas (on les place
volontairement dans un emplacement bien ventilé). • Il n'en reste pas moins que l'échauffement serait important et risquerait de provoquer l'ébullition du liquide servant à la transmission des commandes de freinage. Les bulles de gaz apparaissant dans le liquide perturberaient alors la transmission de l'effort de compression imposé par la pédale de frein et le freinage serait inopérant. • L'utilisation de ralentisseurs électromagnétiques, dont la transmission se fait électriquement, permet d'éviter cet inconvénient. ◊ remarque : les transmissions par câbles et tringles (qui étaient utilisées au début de l'époque de l'automobile) sont plutôt à éviter, à cause des risques trop importants de grippage et/ou d'usure. |
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• Le travail électrique reçu est
:
, la quantité de chaleur reçue est :
, donc la variation de l'enthalpie donne la relation :
. • Ceci conduit à une variation de selon l'équation différentielle linéaire : . • Les solutions sont de la forme : où est une constante qui découle des conditions initiales : donc et finalement : . • La température limite au bout d'un temps très long est : . |