| 1.a. |
• L’état d’équilibre correspond à l'égalité
des températures ; or, un thermostat est un dispositif dont
la température est constante, donc l'équilibre correspond
à
. ◊ remarque : la température a diminué à volume constant, donc la pression a diminué dans les mêmes proportions. |
| 1.b. |
• Pour un gaz parfait monoatomique, l'énergie
interne correspond à la moyenne de l'énergie cinétique
associée à l'agitation thermique microscopique (il n'y a pas
de rotations ni de vibrations internes aux molécules). Il y
a trois degrés de liberté quadratiques associés aux trois
dimensions de mouvement de translation ; l'énergie moyenne
correspond à
par degré de liberté, donc
. Ainsi
. • L'enthalpie est donc ; ; . |
| 1.c. |
• Pour calculer la variation d’entropie, on
peut utiliser :
; pour le gaz, ceci suppose toutefois que la
transformation soit réversible, or elle ne l’est pas (la
différence de température avec le thermostat ne correspond
pas à un quasi-équilibre). En particulier la température
du
gaz ne reste pas uniforme. Par contre, puisque
est
une fonction d’état, la variation cherchée ne dépend pas de
la façon de calculer ; on peut donc raisonner comme si la
transformation était quasi-réversible (en imaginant une
succession d'un grand nombre de thermostats intermédiaires
de températures successives se rapprochant progressivement
de
). • À volume constant ; la chaleur reçue par le système est donc : ; par suite : . • La chaleur reçue par le thermostat est : , mais cette chaleur est reçue à la température ; par suite : . • La variation d’entropie de l’ensemble est par conséquent : . ◊ remarque : on obtient effectivement pour cette transformation irréversible, mais ce calcul permet en outre de vérifier que ; autrement dit : on peut s’éloigner un peu du quasi-équilibre sans que l’irréversibilité soit trop grande et c’est cette propriété qui permet de considérer comme “réversibles” des transformations qui ne sont en fait que “quasi-réversibles”. |
| 2. |
• Pour cette transformation à température
constante, l’énergie interne est constante (pour un gaz
parfait) :
avec ici :
(transformation réversible). • On peut donc écrire : et . • La chaleur reçue par le thermostat est : et cette chaleur est reçue à la même température ; par suite : . • La variation d’entropie de l’ensemble du dispositif est par conséquent : (ce qui est normal pour une transformation réversible). |
| |
• L'équilibre mécanique est supposé dans
chaque partie (immobile), en mesurant l'altitude
par
rapport à la limite (frontière) :
;
. • On considère alors les relations mathématiques entre leurs paramètres, sans que cela corresponde à l'évolution réelle lors d'un rééquilibrage (en particulier les variations sont considérées avec ) : ; . ◊ remarque : on n'étudie pas ainsi l'évolution thermodynamique du système ; un rééquilibrage réel ferait varier les paramètres en chaque point et (entre autres) les forces pressantes réciproques à la frontière correspondraient à ; on cherche ici simplement quels équilibres respectifs des deux parties sont compatibles avec un équilibre de l'ensemble (étude thermostatique). • L'entropie de l'ensemble est telle que : .• Pour l'ensemble isolé de volume constant, il n'y a que deux variables indépendantes ; on peut choisir par exemple et : ; ;• Le second principe indique alors que l'équilibre correspond à un maximum de l'entropie, c’est-à-dire et ; donc : et . ◊ remarque : l'égalité ne signifie pas ici que l'équilibre mécanique se déduit du second principe, mais qu'à l'équilibre thermodynamique ces pressions ne sont définies que si elles sont égales, d'après la loi des actions réciproques (vraie aussi en cas de déséquilibre mécanique) ; ici l'équilibre thermodynamique doit être recherché parmi les états qui respectent l'équilibre mécanique. |
| 1.a. |
• Le corps s'équilibre forcément à la température imposée par le thermostat et la situation ne peut pas être réversible pour . Par contre, on peut considérer la transformation quasi-réversible pour le thermostat, dans l'approximation où sa température constante fait qu'aucun rééquilibrage interne n'est nécessaire. |
| 1.b. |
• L'ensemble
étant isolé, il subit une variation d'entropie
. ◊ remarque : la transformation est irréversible pour l'ensemble. • La variation d'entropie du thermostat est : . • Par comparaison, la variation d’entropie de est : . ◊ remarque : cela correspond à un transfert d'entropie : auquel s'ajoute une création d'entropie due au rééquilibrage thermique interne de . |
| 1.c. |
• Avec et à pression constante : et . |
| 2. |
• Pour étudier la limite
on peut poser
et
; ainsi :
.
Mais
et on peut noter :
; ceci donne :
et
. • On retrouve bien ainsi la limite d’une transformation réversible : . |
| 1. |
• On peut considérer le système {
+
ressort + air} et noter
la
capacité thermique de l'ensemble (la contribution de l'air
est d'ailleurs négligeable). • Le premier principe peut s'écrire : . Pour un dispositif adiabatique dont on peut considérer le volume constant : . • Le ressort tendu implique une énergie potentielle élastique initiale qui, après transformation alternative en énergie cinétique, est finalement transformée en énergie interne par l'action des frottements : ; . Ceci impose donc une élévation de température : . |
| 2. |
• D'après l'expérience, le processus est
clairement irréversible : le ressort ne peut pas se retendre
spontanément, sous l'effet de l'agitation thermique, en
provoquant un refroidissement simultané. • Pour un dispositif adiabatique, le transfert d'entropie est nul : . • Mais l'entropie du système (essentiellement celle des solides) est une grandeur d'état, fonction de la température : . Ceci correspond bien à un processus irréversible. |
| • À pression constante
; la variation de l’entropie est donc :
. • L’entropie molaire standard (à ) est donc : . • Ceci donne : on obtient ainsi numériquement : à . |
| |
• À pression constante, on peut utiliser
:
(avec
). • À la pression standard (constante) et à la température de fusion ( ), le premier principe s’écrire : avec et .• La comparaison donne : . ◊ remarque : quand on fait fondre un glaçon dans l'eau chaude (il n'y a que deux états purs de l'eau), le caractère irréversible n'est pas dû à la fusion de la glace, qui se fait dans des conditions d'équilibre à la surface du glaçon, mais aux rééquilibrages thermiques dans l'eau environnante ; la situation est différente pour une réaction chimique en solution hors d'équilibre : la probabilité de rencontre des réactifs dépend des concentrations et le quotient réactionnel n'est pas forcément égal à la constante d'équilibre. |
| 1. |
• Pour un cycle, puisque
et
sont
des grandeurs d'état :(premier principe) ; |
| 2. |
• Les énergies internes des sources (et donc
leurs températures) varient un peu à chaque cycle :donc . |
| 3.a. |
• On en déduit (en simplifiant par ) : dont l'intégration donne la température finale en fonction des températures initiales : . |
| 3.b. |
• On obtient par ailleurs pour le travail
fourni par la machine (motrice) :
dont l'intégration donne :. |
| • Le rendement maximum correspond au cycle
réversible :
pour
et
; ainsi le rendement réel est :
. • Le rendement est le rapport entre le travail fourni par la centrale et la chaleur reçue de la source chaude ; connaissant le travail fourni par seconde : , on en déduit la chaleur reçue par seconde : . • Pour un fonctionnement cyclique, l’énergie interne (grandeur d’état) reprend forcément la même valeur à chaque cycle ; par suite : et on en déduit la chaleur fournie par seconde à l’eau du fleuve : . • La quantité d’eau qui circule par seconde correspond à donc : . Avec une capacité calorifique massique , l’eau subit donc une variation de température telle que : , c’est-à-dire : . |
| 1. |
• Si la chaleur perdue pendant un
temps
est
:
, l’évolution à pression constante est décrite par
:
(avec la
convention de notation de l’énoncé, il faut un signe négatif
pour décrire la chaleur algébriquement reçue) ; donc
:
. • L’intégration de cette équation donne, compte tenu des conditions initiales : . On en déduit : . |
| 2. |
• La puissance thermique qu’il faut fournir
pour maintenir une température
constante correspond donc à :
. • Le coefficient d'efficacité “théorique” correspondant à une machine cyclique bitherme est le rendement du cycle réversible : ; l’efficacité réelle de la machine est donc : . La puissance qu’il faut fournir est ainsi : . |
| 1. |
• L'énergie reçue par la machine est
(travail électrique transformé en chaleur par effet
Joule), servant uniquement à la vaporisation. Par
ailleurs
(l’énergie interne ne varie pas sur un cycle). Le
rendement est donc :
. • Mais par ailleurs, la condition réversible pour un cycle tritherme idéal : impose : . L’élimination du rapport entre les deux expressions du rendement donne : . |
| 2. |
• Pour une machine à compresseur idéale avec deux sources et : (l'étape intermédiaire diminue le rendement). |
| |
• Puisque l'entropie est une grandeur d'état,
on peut calculer l'entropie d'un gaz parfait, en considérant
le cas particulier d'une transformation quasi-réversible
:
. • Pour un gaz parfait : et ; ainsi : où est une constante d'intégration (pouvant dépendre de ). • Puisque l'entropie est extensive, elle est proportionnelle à et peut s'écrire : avec où doit être indépendant de (mais peut dépendre de ). ◊ remarque : la cohérence dimensionnelle impose que est sans unité. |
| 1. |
• L'énergie interne de la molécule correspond
à son énergie cinétique :
en notant
sa
quantité de mouvement. Lors d'un choc sur une paroi, la
quantité de mouvement algébrique change de signe, ce qui
correspond à transférer à la paroi :
. L'intervalle de temps entre deux chocs correspond à
un déplacement d'une longueur
à la vitesse
c'est-à-dire :
. La force moyenne sur la paroi est donc :
. • La pression est : ; on aboutit donc effectivement à l'équation d'état : . |
| 2. |
• On adopte la démarche thermodynamique,
raisonnant sur la “moyenne macroscopique”. Lors d'une
compression adiabatique quasi-réversible, la variation
d'énergie interne est :
. • D'après l'équation d'état, ceci peut s'écrire : dont l'intégration donne : . |
| 3.a. |
• Selon les indications de l'énoncé, on peut considérer : ; donc cette quantité est effectivement constante. |
| 3.b. |
• Si chaque état “autorisé” par les règles quantiques est invariant dans les transformations adiabatiques quasi-réversibles, alors le “facteur de dégénérescence” des états macroscopiques l'est aussi ; on peut donc conclure que l'entropie statistique est invariante, ce qui correspond à une transformation isentropique. |
| |
• Le transfert d'entropie est :
; or l'entropie de la tranche ne varie pas puisque
l'entropie est une grandeur d'état et qu'en régime permanent
l'état ne change pas. • Bien qu'il n'y ait aucun rééquilibrage en température de la tranche (en régime permanent) on est amené à conclure qu'il se produit une création d'entropie à cause du transfert thermique (qui apparaît donc irréversible). ◊ remarque : il peut sembler contradictoire que de l'entropie soit créée dans la tranche, dont l'état est constant, à cause d'un transfert irréversible entre la source chaude et la source froide ; puisque la tranche ne fait que transmettre la chaleur, ceci semble attribuer à l'entropie un caractère “non local” (de l'entropie est créée ici à cause d'une interaction qui ne fait que passer par là). |
| 1. |
• En l'absence d'énergie potentielle d'interaction, l'énergie mécanique se limite à l'énergie cinétique . L'entropie de chaque partie peut s'écrire sous forme d'une fonction de son énergie interne : . |
| 2. |
• L'équilibre thermodynamique correspond au
maximum de l'entropie totale
parmi les états qui respectent la conservation de
l'énergie totale
, de l'impulsion totale
et du moment cinétique total
. • Cela correspond à l'annulation des dérivées de la quantité suivante (où et les coordonnées de et sont des multiplicateurs de Lagrange) : .• On obtient ainsi : ; ceci correspond à l'équilibre thermique à la température . • De façon analogue, compte tenu de , on obtient : ;• Cela correspond à un mouvement d'entraînement d'ensemble sans déformation (translation et rotation uniformes) ; le système n'a donc pas de mouvement interne “macroscopique” (c'est à dire autre que les mouvements microscopiques associés à l'agitation thermique). |
| 1. |
• Le piston incompressible peut être décrit
comme un point matériel. Son comportement mécanique peut
donc être obtenu par la relation fondamentale de la
dynamique (en projection verticale), en notant
la
section du récipient :
. • L'équilibre thermodynamique ( , et constants) correspond par ailleurs à l'équilibre mécanique. En notant la masse volumique du piston et son épaisseur, on obtient : . • Afin de faire le lien avec l'utilisation du premier principe pour l'ensemble, on peut aussi décrire l'équilibre du piston à l'aide du théorème de l'énergie cinétique ou de l'énergie mécanique : ;• On cherche les conditions d'équilibre thermodynamique, donc on compare des états voisins hors d'équilibre, mais en se limitant aux déséquilibres modérés (cela le restreint pas la généralité du résultat car et sont des grandeurs d'état). • Le premier principe donne : (le volume du piston ne change pas mais les limites du volume changent). Ainsi : . • Pour les gaz (dans les conditions usuelles, on peut négliger l'énergie mécanique du gaz en comparaison des autres énergies) : ; . • Pour le total : ; mais pour un système isolé de volume constant, il n'y a que trois variables indépendantes ; on peut choisir par exemple : , et : ;• Le second principe indique que l'équilibre correspond à , c’est-à-dire ; et ; donc : . ◊ remarque : l'équilibre mécanique du piston, ici réversible, n'a pas été déduit du second principe. |
| 2.a. |
• Une première approche consiste à choisir
des notations telles que l'équilibre mécanique et
l'équilibre thermodynamique se résolvent indépendamment. • La tranche de gaz est compressible, mais son centre d'inertie peut être décrit comme un point matériel. Son comportement mécanique peut donc être obtenu par la relation fondamentale de la dynamique (en projection verticale), en notant la section du récipient : . • L'équilibre thermodynamique ( , et constants) impose par ailleurs l'immobilité donc l'équilibre mécanique, ainsi comme précédemment : (pour une tranche infinitésimale de masse volumique : ). • Une différence apparaît par contre pour faire le lien avec l'utilisation du premier principe pour l'ensemble, car le travail des forces dépend de la compressibilité. On peut noter et les altitudes des limites de la tranche, puis écrire le premier principe en laissant le travail du poids dans le membre de droite ; il peut être alors utile de distinguer par un indice les effets décrits par le centre d'inertie et par un indice les effets décrivant le comportement thermodynamique de la tranche : ;• La simplification décrit le fait que mécanique et thermodynamique sont découplées : ; .• À l'équilibre mécanique ( ) : ; ;• Le second principe impose donc : . ◊ remarque : ici l'équilibre mécanique de la tranche n'a pas été déduit du second principe. |
| 2.b. |
• Une seconde approche consiste à choisir des
notations telles que l'équilibre mécanique aussi s'exprime
par l'intermédiaire du second principe. Pour ne pas
compliquer, on peut supposer qu'il a déjà été établi que
l'équilibre mécanique impose l'immobilité : on cherche à
minimiser l'entropie parmi les états d'énergie cinétique
nulle. • On découpe le gaz en un ensemble de tranches horizontales de limites , de même masse et d'épaisseurs assez petites pour qu'on puisse considérer que leur centre d'inertie est à mi-hauteur. Le plus simple est alors d'utiliser la méthode des multiplicateurs de Lagrange. • En l'absence de mouvement, l'énergie mécanique est l'énergie potentielle . L'entropie de chaque partie peut s'écrire : avec . • Les volumes des tranches peuvent s'écrire sous la forme où est la section horizontale et la hauteur. • L'équilibre thermodynamique correspond au maximum de l'entropie totale parmi les états qui respectent la conservation de l'énergie totale et de la hauteur totale . • Cela correspond à l'annulation des dérivées de la quantité suivante (où et sont des multiplicateurs de Lagrange) : . • On obtient ainsi : ; ceci correspond à l'équilibre thermique à la température . • De façon analogue : ;◊ remarque : puisque la pression n'est pas uniforme à l'équilibre, pour calculer l'influence du volume, il faut considérer la pression à la frontière où la variation de fait varier le volume de la tranche correspondante. ◊ remarque : il semble que la contrainte de hauteur fixée n'ait pas d'influence ( se simplifie) ; mais à part si on considère l'atmosphère entière, la limitation est tout de même généralement nécessaire pour maintenir le gaz dans le récipient à la concentration souhaitée (dont dépend ). • Cela peut s'écrire sous la forme : ou encore ; la loi d'équilibre mécanique s'exprime par l'intermédiaire du second principe. Mais cela correspond simplement au fait qu'il faut chercher les solutions thermodynamiques parmi celles qui respectent les lois mécaniques. Le second principe est utilisé conjointement au premier, qui n'est rien d'autre qu'une généralisation du théorème de l'énergie mécanique. D'ailleurs l'entropie est associée au facteur de dégénérescence , qui est lié au facteur de Boltzmann... qui s'exprime en fonction des énergies associées aux lois de la mécanique ; on ne fait ainsi qu'y retrouver l'expression de ce qu'on y a mis. |
| 1.
|
• À vitesse constante dans une canalisation
horizontale, l'énergie mécanique du liquide est constante. • Pour une canalisation adiabatique, le premier principe peut s'écrire : .◊ remarque : il faut un travail moteur des forces pressantes pour compenser les frottements. ![]() • En considérant une tranche de liquide se déplaçant, la partie “centrale” reste invariante en régime permanent. Ainsi la variation correspond à la différence entre la partie “apparue à droite” et la partie “disparue à gauche” : . Ceci impose donc . |
| 2.
|
• Pour une canalisation adiabatique, le
transfert d'entropie est nul :
. • Mais l'entropie du fluide est une grandeur d'état, fonction de la température : .◊ remarque : il n'est pas évident de détailler l'effet des frottements ; si on suppose que tout le fluide se déplace à la même vitesse, le frottement en surface est relié à la différence de pression et son travail sur le fluide est associé au mouvement relatif ; en réalité c'est un effet de viscosité (même si elle est faible) : la vitesse d'écoulement tend vers zéro près de la surface et il n'y a pas de travail de frottement sur la canalisation, par contre les couches de fluide glissent les unes sur les autres et le frottement interne associé à la viscosité est la cause de la création d'entropie. |