| 1. |
• L'extensivité exprime la proportionnalité
au nombre de constituants, dans des conditions données. • Si on regroupe un ensemble de constituants avec un ensemble de constituants, cela peut modifier les conditions d'interactions de façon telle que certaines grandeurs respectives et de ces deux ensembles soient changées. Même si les grandeurs sont additives, la grandeur pour l'ensemble sera alors ; ainsi non proportionnelle à . Or, ce n'est pas cela qu'exprime l'extensivité, mais le fait que , et sont proportionnelles à , et (placés dans les mêmes conditions). Cette propriété permet de définir des grandeurs molaires : (et si les conditions changent, cela peut modifier les ). • Les effets d'interaction évoqués sont généralement très faibles (négligeables), mais deviennent plus importants dans des mélanges. Ainsi on peut définir des grandeurs molaires partielles pour des ions en solution dans l'eau, mais elles sont souvent nettement différentes des quantités analogues pour les mêmes ions dans un solide cristallisé (mêmes espèces mais dans des conditions différentes). |
| 2. |
• L'effet des interactions sur la masse n'est pas négligeable en relativité : par la relation , un terme de masse est associé à l'énergie d'interaction ; même dans un ensemble donné, les constituants à la périphérie n'interagissent pas exactement pareil. Les écarts à la proportionnalité sont toutefois généralement tout à fait négligeables ; ainsi la masse peut être considérée comme une grandeur extensive, donc de ce fait peut aussi servir de référence de proportionnalité : on peut définir des grandeurs massiques. |
| 3. |
• Le volume est de même une grandeur extensive dans la limite de certaines contraintes : il faut éviter tous les pièges associés aux dilatations et/ou aux compressions : si par exemple on augmente le nombre de constituant à l'état gazeux dans un récipient de volume constant, à température constante, alors la pression augmente proportionnellement mais non le volume. Par contre on peut parfaitement raisonner dans le récipient avec des grandeurs volumiques, pourvu qu'on ne confonde pas celles avant et après la compression (les conditions doivent être les mêmes). |
| |
• D’après la loi de l’équilibre
hydrostatique, on a initialement :
où
et
sont les hauteurs des niveaux
et
par
rapport au niveau initial dans la cuve (considéré
comme origine fixe des repérages). • De même finalement : où est la hauteur du niveau final dans la cuve ( ). On obtient donc par différence : .• La conservation des volumes de liquide impose : d’où on déduit : et .• Pour le baromètre ordinaire (sans renflement et sans glycérine) : et le gain en précision est : . |
| |
• Pour une hauteur de gaz
dans un tube de section
, la
pression est :
. Mais
pour une dénivellation de mercure
cette pression est également :
(où
est
la pression atmosphérique) ; d’où la relation :
. • De même après enfoncement (pour une pression ) donc : . • En éliminant la quantité inconnue entre ces deux équations : avec .• On obtient finalement : . |
| |
• Pour le baromètre à mercure, la
hauteur
indique la pression :
(en notant avec l’indice
la
partie du bas et avec l’indice
celle
du haut). • L'équilibre du piston impose une relation analogue à celle d'un liquide incompressible : ; .• Lors du chauffage, les quantités de gaz et la section du tube restent inchangés : et . Par ailleurs : et (si le tube et le piston ne se dilatent pas) . • On en déduit : puis, en éliminant les dénominateurs : avec : ;• La seule solution acceptable est : (l'autre est supérieure à ) ; ceci correspond à une montée de . |
| |
• Pour le baromètre à mercure, la
hauteur
indique la pression :
(en notant avec l’indice
la
partie du bas et avec l’indice
celle
du haut). • L'équilibre du piston impose une relation analogue à celle d'un liquide incompressible : ; . • Lors du retournement, les quantités de gaz, la température et la section du tube restent inchangés : et . Par ailleurs : (la partie étant à la fin en haut) et (si le tube et le piston ne se dilatent pas). • On en déduit : puis, en éliminant les dénominateurs : avec : ;• La seule solution acceptable est : (l'autre est négative) ; ceci correspond à une descente de . |
| |
◊ remarque : l’énoncé considère comme
constant le coefficient
de la
pesanteur ; ceci suppose qu’on se limite à des altitudes
négligeables en comparaison du rayon terrestre (
environ). • On peut calculer la pression par intégration de : en utilisant (d’après la loi des gaz parfaits) : . Ceci donne : puis : . ◊ remarque : pour on obtient : (avec la masse molaire en pour compatibilité des unités) donc la quasi totalité de l’atmosphère est effectivement dans une zone où peut être considéré comme constant. • Ainsi : ; . • Mais au même degré d’approximation que pour : pour la quasi totalité de l’atmosphère ; donc : . ◊ remarque : en norme, on peut considérer que la force pressante sur la surface sol doit équilibrer le poids de l'atmosphère. |
| |
• Si on considère l’air comme un gaz parfait,
la pression dans le pneu est proportionnelle à la
température et l’écart relatif de pression est le même que
celui de la température. • Le passage de à correspond à un écart relatif de température : soit une variation suggérant donc une correction de la pression. |
| |
☞ remarque : on suppose que la fuite est
assez petite pour que la distribution statistique des
vitesses soit toujours conforme au facteur de
Boltzmann
, sinon tous les calculs basés sur les moyennes seraient
modifiés.
• Au total (compte tenu de , noté ) : . • Puisque est constant : ; on obtient donc : en notant . On en déduit par intégration, compte tenu des conditions initiales : . ◊ remarque : on doit retrouver qu'à la limite le gaz est réparti uniformément dans les deux récipients. • D'après la proportionnalité dans la loi des gaz parfaits : . Par suite, on obtient pour . • Pour calculer on ne connaît pas mais on peut en estimer l'ordre de grandeur, comparable à la vitesse quadratique moyenne : ; ceci donne : et finalement : . ◊ remarque : le calcul complet de la moyenne (pondérée par le facteur de Boltzmann correspondant) donne : avec : ;ainsi : (ce qui est bien de l'ordre de grandeur envisagé) ; cela donne plus précisément : et finalement : . |
| 1.a. |
• Dans des conditions “usuelles” l'espace
occupé par les constituants est très inférieur à celui
occupé par le gaz. Pour un volume molaire de
, la distance entre constituants est
fois le rayon atomique. On peut donc étudier les collisions
“comme si” aucune des particules fixes n'était “cachée”
derrière une autre (probabilité
).
|
|||
| 1.b. |
• Avec la méthode précédente, on peut
raisonner dans le référentiel de la particule (fixe), donc
considérer la probabilité pour que le centre d'une des
autres particules traverse la section
(base
du cylindre “balayé”). • On considère ainsi les particules mobiles de vitesse donc de vitesse relative . Le cylindrique oblique contenant les particules pouvant traverser pendant a pour volume : . Il faut noter qu'on doit considérer le cas où (particules venant à la rencontre de celle étudiée, ou rattrapées par celle-ci) mais aussi le cas où (particules rattrapant celle étudiée). ![]() • Le nombre de particules traversant pendant est donc en moyenne : .• Cependant la distance parcourue pendant correspond ici encore à . En considérant on obtient donc maintenant : . • Pour calculer les moyennes, il faut intégrer sur les probabilités pour que la vitesse soit entre et . Pour exprimer on peut utiliser et intégrer sur tous les couples donnant une même valeur de . • Il est utile de simplifier les notations en posant : ; ; . On obtient ainsi : .• Le calcul se simplifie avec les notations : ; (correspondant à une rotation des axes de ). On obtient ainsi : ; ;• Ainsi finalement : . ◊ remarque : de nombreux ouvrages, raisonnant dans le référentiel où le gaz est globalement immobile, justifient le facteur en considérant que ; sans être forcément faux, cet argument ainsi présenté est toutefois insuffisant dans la mesure où, dans le cas général : . |
| 2.a. |
• Pour un récipient cubique de
, le libre parcours moyen est nettement plus grand s'il est
. Pour des particules de la taille d'un atome, il faut une
concentration
, correspondant à un volume molaire
. • D'après la loi des gaz parfaits, ce volume est proportionnel à la température. À la pression usuelle, il faudrait donc atteindre une température ; peu probable. • D'après la loi des gaz parfaits, ce volume est inversement proportionnel à la pression. À la température usuelle, il faudrait donc atteindre une pression ; ceci correspond à un “vide secondaire”, plutôt inusuel sur Terre. • Par contre, la concentration dans le gaz interstellaire est , c'est-à-dire nettement inférieure à celle envisagée. Dans l'intermédiaire, cette dernière correspond aux conditions rencontrées dans la haute atmosphère (thermosphère) aux altitudes . |
| 2.b. |
• Pour décrire la pression en un point
quelconque, on peut raisonner sur la multitude de chocs
microscopiques des particules sur une paroi imaginaire qu'on
introduirait en ce lieu. Toutefois, pour que le gaz soit en
équilibre thermodynamique, on suppose que les chocs entre
constituants sont assez fréquents pour maintenir la
répartition statistique des vitesses. • Dans un gaz très raréfié, les collisions entre particules dans un petit volume sont pratiquement inexistantes ; l'équilibre thermique est maintenu, mais à plus grande échelle. On ne peut donc pas définir de volume “mésoscopique”, à la fois assez petit pour être considéré comme infinitésimal dans les raisonnements ET assez grand pour que la statistique des chocs justifie l'interprétation précédente. • Alors que les particules choquant la limite d'un volume infinitésimal lui transmettraient le double de leur impulsion normale (en rebroussant chemin), au contraire les particules qui entrent dans le volume en franchissant la limite sans choc n'apportent que leur impulsion. Par contre, il y a statistiquement autant de particules qui de même sortent du volume sans choc, emportant statistiquement autant d'impulsion qu'une particule incidente qui rebondirait. Les lois thermodynamiques restent valables, mais leur interprétation est nettement moins simple. |
☞ remarque : on suppose que la fuite est
assez petite pour que la distribution statistique des
vitesses soit toujours conforme au facteur de
Boltzmann
, sinon les calculs basés sur les moyennes seraient
modifiés.
◊ remarque : le calcul complet de la moyenne (pondérée par le facteur de Boltzmann correspondant) donne : avec : ;ainsi : (ce qui est bien de l'ordre de grandeur envisagé) ; cela donne plus précisément : . |
| 1. |
• En écrivant la transformation affine : (où et ne désignent pas les températures, mais les valeurs numériques correspondantes) on obtient : et d’où on déduit : et puis : . |
| 2. | • La condition cherchée peut s’écrire : et la température correspondante est donc : . |
| 1. |
• Les valeurs de
pour
les deux premières températures correspondent à :
et
; ces valeurs donnent effectivement :
pour
. La représentation est donc correcte. ◊ remarque : en cas de léger désaccord, on pourrait trouver une représentation acceptable en ajustant et pour retrouver les valeurs de les meilleures possibles pour les trois températures. |
| 2. |
• Une expression linéaire
normalisée à
donne :
. • L’écart entre les deux représentations est maximal quand, pour une mesure donnée, la dérivée de la différence s’annule : où est la fonction réciproque de . • Puisque la condition précédente correspond à : , c’est-à-dire : . La température est alors : . • L’écart correspond alors à : (l'expression linéaire est très approximative). |
| 1. |
• Les valeurs de
aux
deux premières températures donnent :
et
, d’où on déduit :
pour
. La représentation est donc acceptable. ◊ remarque : en cas de léger désaccord, on pourrait trouver une représentation acceptable en ajustant et pour retrouver les valeurs de les meilleures possibles pour les trois températures. |
| 2. |
• On peut estimer la sensibilité en
température par la relation :
d’où on déduit :.◊ remarque : de on peut déduire : et donc : . |
| 1. |
• Le coefficient de dilatation isobare est
:
; or l'expression indiquée par l'énoncé est
telle qu'il est compliqué d'expliciter
et de même
si on envisage de passer par la dérivée inverse. • On peut alors considérer qu'à pression constante : , ce qui peut s'écrire : . On en déduit ainsi qu'à pression constante : . • Ceci correspond à écrire : . • On constate que le terme du dénominateur n'intervient qu'au second ordre et peut être négligé, ce qui correspond à : . |
| 2. |
• D'après l'expression de la pression donnée
par l'énoncé, la pression tend vers des faibles valeurs
quand
(le terme exponentiel tend vers
et le
dénominateur tend vers l'infini). On peut donc étudier un
développement de
en
puissance de
(qui tend vers zéro dans ces conditions). • On obtient alors (à l'ordre 2), en notant et pour simplifier : ; |
| 1. |
• Un maximum de masse volumique
est un minimum du volume massique
. • La dérivée s’annule pour ses racines ou . La seconde valeur est à éliminer car est extérieure au domaine de validité de la représentation utilisée. • L'extremum pour donne donc il s'agit d'un minimum de . ◊ remarque : pour on obtient : et . |
| 2. |
• Le coefficient de dilatation (isobare) est : . Ceci donne pour : . |
| |
• Pour un gaz parfait dans les conditions
normales de température et de pression, le volume molaire
est :
. Le dioxygène semble donc pouvoir être considéré
comme un gaz parfait avec une précision relative
(l'énoncé rappelle la valeur de
dans
le seul but de suggérer cette vérification). • Le coefficient de compressibilité isotherme est : avec ; on obtient ainsi : . |
| 1. |
• La résultante
des forces de pression exercées par l’eau est horizontale,
perpendiculaire au mur et dirigée vers lui. Sa norme est
:
avec
(pression de l’air à la surface de l’eau) et
(masse volumique de l’eau). • Mais l’air exerce sur la face opposée (oblique) une force pressante dont la composante horizontale s’oppose en partie à : où est l’angle du mur en . La somme des forces pressantes horizontales est donc : . • L’équilibre en translation horizontale implique que la somme (algébrique) des composantes horizontales soit compensée par le frottement au sol : . • Le poids du barrage et vertical et vers le bas. Sa norme est : avec la masse volumique du mur : . • Mais la force pressante exercée par l’air sur la face oblique a une composante verticale qui s’ajoute à : . • L’équilibre en translation verticale implique, pour compenser la réaction normale du sol : . • Le coefficient de frottement impose : donc c’est-à-dire (en simplifiant) : ce qui correspond à : . |
| 2. |
• Le moment résultant
des
forces pressantes de l’eau est (par rapport à l’axe passant
par
) :.◊ remarque : ce n'est pas le moment de car la force est répartie de façon non uniforme. • Le moment résultant des forces pressantes de l’air sur la face oblique est : .• Tant que la situation est loin de la limite de l’équilibre en rotation, la réaction du sol exerce un moment ; mais plus la limite est proche, plus la réaction (répartie non uniformément) s’exerce près de et à la limite son moment devient nul. • Le moment résultant du poids est : . ◊ remarque : c'est aussi une force répartie mais on connaît le centre de gravité où l'appliquer. • L’équilibre en rotation implique alors : c’est-à-dire (en simplifiant) : d’où on déduit : .◊ remarque : cette limite semble nettement moins contraignante que celle de glissement ; toutefois, dès que le basculement commence, la pression de l’eau infiltrée au dessous ajoute un moment positif et le basculement s'accentue ; on peut considérer que le moment est : ; la condition devient : d’où on déduit : ; ceci montre que, pour un barrage “rigide” simplement posé, l'hypothèse du basculement n'est pas à éliminer trop vite. |
| 1. |
• La pression à la profondeur
peut s’écrire :
où
est
la pression atmosphérique. • On trouve ainsi : ( ). |
| 2.a. |
• Le coefficient de compressibilité isotherme
est :
. Mais la loi de l’hydrostatique est connue sous la
forme :
et l’important, pour pouvoir intégrer, est de
connaître
(ou bien
)
en fonction de
(considéré constant). • En fait, pour une quantité d’eau fixée, de masse , la masse volumique est : et par conséquent : . • L’intégration pour constant donne : où est une constante d’intégration (constante par rapport à mais dépendant de ) ; or en surface : pour ; ainsi (à fixée) : . • Par ailleurs, si est fixée ceci peut aussi s’écrire : donc , dont l’intégration donne : . |
| 2.b. |
• L’intégration de :
donne
:
, mais à la surface
pour
, donc (à
fixée) :
. • Avec l’autre méthode, on intègre d’une façon analogue : donnant le même résultat. • On trouve ainsi : ( ). |
| |
• Pour la surface supérieure du cône :
|
| 1. |
• Les grains sont soumis à leur poids
et à la poussée d'Archimède
(résultante des forces pressantes), soit au total :
avec
. • On peut décrire l'effet de ces forces par une énergie potentielle et donc, d'après le facteur de Boltzmann, la probabilité de trouver un grain à l'altitude est proportionnelle à (en raisonnant sur l'énergie molaire). • Le nombre de particules dans une tranche est donc de la forme : où est une constante de normalisation telle que . • On obtient ainsi, à la température considérée : . |
| 2.
|
• Pour des tranches d'épaisseur assez petite,
on peut considérer que le rapport des nombres de grains
observés est proportionnel au facteur de Boltzmann :
; on obtient ainsi :
. • La comparaison avec l'expression précédente conduit à : . ◊ remarque : pour une seule mesure, on obtiendrait statistiquement ne permettant d'obtenir qu'un ordre de grandeur (mais ce serait déjà très bien ! ) ; en faisant une moyenne sur une vingtaine de mesures, on obtient donnant : . |
| 3.
|
• La valeur
correspond à :
; il est donc tout à fait raisonnable de
calculer le coefficient de décroissance de l'exponentielle
ainsi (on peut envisager des tranches jusqu'à
qui sont encore assez grandes, par rapport à
,
pour contenir un nombre raisonnable de grains, tout en
permettant de ne pas utiliser
trop
grand afin d'éviter les difficultés de comptage). • La limite acceptable correspond à : ; ceci impose un rayon maximum : . |
| 1.
|
• D'après l’existence d'une équation d’état
reliant
,
et
(même
si l'équation n'est pas connue) :;• Par comparaison : c’est-à-dire : . |
| 2.
|
• Partant de
et
on obtient :;• Or, les dérivées secondes croisées sont égales : donc on obtient effectivement : . |