NOTIONS DE THERMODYNAMIQUE - exercices


A. EXERCICES DE BASE

Extensivité

1.     • Lorsqu'on regroupe deux ensembles respectivement de N1N_1 et N2N_2 constituants (de même type), cela peut modifier leurs conditions d'interactions et faire qu'une grandeur additive GG pour l'ensemble soit alors  G=G1+G2G1+G2G'=G'_1+G'_2≠G_1+G_2  ;  peut-on alors considérer qu'elle est ainsi non proportionnelle à  N=N1+N2N=N_1+N_2 ?

2.     • La masse est-elle une grandeur extensive ?

3.     • Compte tenu des effets de dilatation et/ou de compression, le volume est-il une grandeur extensive ?


Baromètre de Huygens

        • Le baromètre de Huygens comprend une cuve à mercure AA : soit SS la surface libre (annulaire) du mercure dans AA .

        • Le tube barométrique comporte un renflement BB de section s1s_1 surmonté d’un tube CC de section  s2<s1s_2<s_1 .  Le mercure monte jusqu’au niveau N1N_1 , environ au milieu de BB ; il est surmonté par de la glycérine dont la surface libre est au niveau N2N_2 . L’espace au dessus de N2N_2 est pratiquement vide (la pression de vapeur de la glycérine est négligeable).

        • Calculer la variation du niveau N2N_2 pour une variation p∆p de la pression atmosphérique ; en déduire le gain en précision par rapport au baromètre ordinaire.

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données :  
S=50cm2S=50 \:\mathrm{cm^2}  ;  s1=5,0cm2s_1=5\text{,}0 \;\mathrm{cm^2}  ;  s2=0,20cm2s_2=0\text{,}20 \;\mathrm{cm^2}  ;
masses volumiques :   mercure :  ρ=13,6kg.L1ρ=13\text{,}6 \;\mathrm{kg.L^{-1}}  ;  glycérine :  μ=1,05kg.L1μ=1\text{,}05 \;\mathrm{kg.L^{-1}} .


Pression dans un liquide et gaz parfait

        • Un tube cylindrique retourné sur une cuve à mercure contient dans sa partie supérieure un gaz parfait. La hauteur de gaz dans le tube est 10cm10 \:\mathrm{cm} ; la hauteur de mercure dans le tube, au dessus du niveau dans la cuve, est 60cm60 \:\mathrm{cm} . La masse volumique du mercure est :  ρ=13,6kg.L1ρ=13\text{,}6 \;\mathrm{kg.L^{-1}} .
        • On enfonce alors le tube de 20cm20 \:\mathrm{cm} , à température constante (on attend au besoin qu’elle se rééquilibre avec l’extérieur) et on constate que la hauteur de mercure dans le tube, au dessus du niveau dans la cuve, n’est plus que 45cm45 \:\mathrm{cm} . En déduire la pression atmosphérique.


Pression dans un liquide et gaz parfait

        • Un cylindre vertical fermé aux deux extrémités est séparé en deux compartiments égaux par un piston homogène, cylindrique et sans frottement, dont la hauteur est 5,0cm5\text{,}0 \:\mathrm{cm} et dont la masse volumique est  μ=2,7g.cm3μ=2\text{,}7 \;\mathrm{g.cm^{-3}} . Chacun des deux compartiments, de 50cm50 \:\mathrm{cm} de hauteur, contient un gaz parfait à 0°C0 \:\mathrm{°C} .
        • La pression dans le compartiment inférieur correspond à une dénivellation de 100mm100 \:\mathrm{mm} dans un baromètre à mercure (la masse volumique du mercure est  ρ=13,6kg.L1ρ=13\text{,}6 \;\mathrm{kg.L^{-1}}  et le coefficient de la pesanteur est  g=9,81m.s2g=9\text{,}81 \;\mathrm{m.s^{-2}} ).
        • On échauffe alors l’ensemble à 100°C100 \:\mathrm{°C} . En négligeant la dilatation du cylindre et du piston, calculer la nouvelle position du piston.


Pression dans un liquide et gaz parfait

        • Un cylindre vertical fermé aux deux extrémités est séparé en deux compartiments égaux par un piston homogène, cylindrique et sans frottement, dont la hauteur est 5,0cm5\text{,}0 \:\mathrm{cm} et dont la masse volumique est  μ=2,7g.cm3μ=2\text{,}7 \;\mathrm{g.cm^{-3}} . Chacun des deux compartiments, de 50cm50 \:\mathrm{cm} de hauteur, contient un gaz parfait à 0°C0 \:\mathrm{°C} .
        • La pression dans le compartiment inférieur correspond à une dénivellation de 100mm100 \:\mathrm{mm} dans un baromètre à mercure (la masse volumique du mercure est  ρ=13,6kg.L1ρ=13\text{,}6 \;\mathrm{kg.L^{-1}}  et le coefficient de la pesanteur est  g=9,81m.s2g=9\text{,}81 \;\mathrm{m.s^{-2}} ).
        • On retourne alors l’ensemble de haut en bas, en maintenant la température constante (ou en la laissant se rééquilibrer avec l’extérieur à 0°C0 \:\mathrm{°C} ). Calculer la nouvelle position du piston.


Masse de l’atmosphère terrestre

        • En considérant que l’air se comporte comme un gaz parfait de masse molaire  M=29g.mol1M=29 \;\mathrm{g.mol^{-1}}  et de température  T=10°CT=10 \:\mathrm{°C} ,  calculer la masse de l’atmosphère terrestre.
        données :  p0=101300Pap_0=101300 \:\mathrm{Pa}  ;  g=9,8m.s2g=9\text{,}8 \;\mathrm{m.s^{-2}}  ;  rayon terrestre :  rT=6370kmr_\mathrm{T}=6370 \:\mathrm{km} .


Pression d’un pneu

        • La pression d’un pneu de roue de voiture est ajustée l’hiver à 2,0bars2\text{,}0 \:\mathrm{bars} pour une température 10°C-10 \:\mathrm{°C} . Sachant que le conducteur ressent les effets néfastes d’un écart relatif de pression de 15%15 \:% , sera-t-il nécessaire de corriger cette pression l’été lorsque la température sera 30°C30 \:\mathrm{°C} (en supposant les fuites et la dilatation du pneu négligeables) ?


Calcul d'une fuite

        • De l'hélium (gazeux) est enfermé dans un récipient de volume  V=1,0L V=1\text{,}0\:\mathrm{L}  ;  la pression initiale est  p=133Pap=133 \:\mathrm{Pa} .  Ce récipient communique par un trou avec un autre récipient identique, initialement vide ; le tout est maintenu à  0°C0 \:\mathrm{°C} .  Le trou a une aire  s=1,0μm2s=1\text{,}0 \:\mathrm{μm^2} .
        • Au bout de quelle durée la pression dans le second récipient aura-t-elle atteint la valeur  p=p10\displaystyle p'=\frac{p}{10} ?
        donnée :  M(He)=4,0g.mol1M(\mathrm{He})=4\text{,}0 \:\mathrm{g.mol^{-1}} .


Libre parcours moyen

1.     • On considère un gaz parfait de particules sphériques de rayon rr (de l'ordre de grandeur des rayons atomiques). On souhaite calculer le libre parcours moyen entre deux collisions, dans des conditions “usuelles” de température et de pression.
        a) Dans un premier temps, on suppose que seule l'une des particules est mobile, comme si toutes les autres avaient été “figées” à un instant donné. Déterminer le “libre parcours moyen” dans ces conditions.
        b) Considérer maintenant le cas d'une particule se déplaçant dans le gaz dont toutes les particules sont en mouvement.

2.     a) Justifier qu'il existe des conditions telles que le libre parcours moyen soit nettement plus grand que la taille du récipient.
        b) Dans de telles conditions, préciser comment interpréter la notion de pression en chaque point.


Pression de vapeur à l'équilibre de changement d'état

        • Pour déterminer la pression de vapeur du béryllium, on perce un trou de 8,0mm28\text{,}0 \:\mathrm{mm^2} dans la paroi d'un récipient contenant de la vapeur de béryllium en équilibre avec le solide à 1537K 1537\:\mathrm{K} , le tout placé dans une enceinte à vide où la pression est négligeable. Il s'échappe une masse de 8,88mg8\text{,}88 \:\mathrm{mg} de Be\mathrm{Be} en 15,1min15\text{,}1 \:\mathrm{min} . En déduire la pression de vapeur “saturante” pour Be\mathrm{Be} à 1537K 1537\:\mathrm{K} .
        ☞ indication : de même qu'à pression fixée les changements d'état d'un corps pur se produisent à une température caractéristique de l'équilibre (par exemple : la glace fond à 0°C0 \:\mathrm{°C} pour la pression usuelle), on constate qu'à température fixée les changements d'état se produisent à une pression caractéristique nommée “pression de vapeur saturante” ; l'équilibre considéré ici est l'équilibre de sublimation-condensation.
        donnée :  M(Be)=9,0g.mol1M(\mathrm{Be})=9\text{,}0 \;\mathrm{g.mol^{-1}} .


Température Fahrenheit

1.     • L’échelle de température Fahrenheit se déduit de l’échelle Celsius par une transformation affine. Sachant que :  32°F0°C32 \:\mathrm{°F}≘0 \:\mathrm{°C}  et  212°F100°C212 \:\mathrm{°F}≘100 \:\mathrm{°C} ,  convertir 451°F451 \:\mathrm{°F} (température d’ignition du papier) dans l’échelle Celsius.

2.     • À quelle température les deux échelles donnent-elles la même indication numérique ?


Thermocouple

1.     • La f.e.m. du thermocouple plomb-cobalt (dont l’une des soudures est maintenue à 0°C0 \:\mathrm{°C} ) est :
E=1,114mVE=1\text{,}114 \:\mathrm{mV}  à 50°C50 \:\mathrm{°C}  ;  E=3,902mVE=3\text{,}902 \:\mathrm{mV}  à 150°C150 \:\mathrm{°C}  ;  E=7,436mVE=7\text{,}436 \:\mathrm{mV}  à 250°C250 \:\mathrm{°C} .
        • Montrer que dans le domaine de  𝓉=50°C𝓉=50 \:\mathrm{°C}  à  250°C250 \:\mathrm{°C}   cette f.e.m. peut être représentée par une expression de la forme :  E(𝓉)=a𝓉+b𝓉2E(𝓉)=a \:𝓉 + b \:𝓉^2   et déterminer les coefficients aa et bb .

2.     • La représentation est moins bonne si on utilise une expression E1(𝓉)E_1 (𝓉) seulement linéaire, étalonnée à 250°C250 \:\mathrm{°C} . À quelle température (entre 50°C50 \:\mathrm{°C} et 250°C250 \:\mathrm{°C} ) l’écart sur 𝓉𝓉 est-il maximal ? Quel est cet écart ?


Thermistance

1.     • La résistance électrique d’une “thermistance”  est :
R=33,8kΩR=33\text{,}8 \:\mathrm{kΩ}  à 273K273 \:\mathrm{K}  ;  R=3,16kΩR=3\text{,}16 \:\mathrm{kΩ}  à 333K333 \:\mathrm{K}  ;  R=0,994kΩR=0\text{,}994 \:\mathrm{kΩ}  à 373K373 \:\mathrm{K} .
        • Montrer que cette résistance peut être représentée empiriquement par une expression de la forme :   R(T)=AeB/TR(T)=A \:\mathrm{e}^{B/T}  (déterminer les coefficients AA et BB ).

2.     • On veut utiliser cette thermistance à 300K ≈300\:\mathrm{K} pour mesurer de très petites variations de température. Sachant qu’on peut détecter pour RR une variation relative de 104{10}^{-4} , quelle est la plus petite variation de température détectable ?


Développement du viriel

1.     • On considère un gaz décrit par l'équation d'état de Dieterici (pour simplifier les calculs on fixe  n=1moln=1 \:\mathrm{mol} ,  c'est à dire que VV est le volume molaire) :  p=RTea/RTVVb\displaystyle p=R \:T \; \frac{\mathrm{e}^{-a/RTV}}{V-b} .
        • Exprimer le coefficient de dilatation isobare sous la forme :  α=1Tf(V,T) \displaystyle α=\frac{1}{T}\, f(V,T) .  En donner un développement limité au premier ordre en 1V\displaystyle \frac{1}{V} .

2.     • Montrer que dans la limite des faibles pressions on peut écrire :  pVRT.(1+BV+CV2)\displaystyle p \:V≈R \:T .\left(1+\frac{B}{V}+\frac{C}{V^2} \right)  et calculer les “coefficients du viriel” BB et CC .


Masse volumique de l’eau

1.     • Entre  𝓉=0°C𝓉=0 \:\mathrm{°C}  et  𝓉=40°C𝓉=40 \:\mathrm{°C}  le volume massique de l’eau sous la pression normale peut s’écrire, sous la forme :  vv0+v1𝓉+v2𝓉2+v3𝓉3 v≈v_0+v_1\: 𝓉+v_2 \: 𝓉^2+v_3 \: 𝓉^3  où  𝓉𝓉  représente la température en °C\mathrm{°C} . Calculer la température à laquelle l’eau présente une masse volumique maximale.
         
données : v0=999,87cm3.kg1v_0=999\text{,}87 \;\mathrm{cm^3.kg^{-1}}  ;  v1=6,426.102cm3.kg1.°C1v_1=- 6\text{,}426.{10}^{-2} \; \mathrm{cm^3.kg^{-1}.{°C}^{-1}}  ;
v2=8,5045.103cm3.kg1.°C2v_2=8\text{,}5045.{10}^{-3} \; \mathrm{cm^3.kg^{-1}.{°C}^{-2}}  ;  v3=6,79.105cm3.kg1.°C3v_3=- 6\text{,}79.{10}^{-5} \; \mathrm{cm^3.kg^{-1}.{°C}^{-3}} .

2.     • Calculer le coefficient de dilatation (isobare) à 25°C25 \:\mathrm{°C} .


Compressibilité du dioxygène

        • Calculer le coefficient de compressibilité isotherme du dioxygène dans les conditions “normales” ( p=101325Pap=101325 \:\mathrm{Pa}  et  T=273,15K T=273\text{,}15\:\mathrm{K} ) sachant que son volume molaire est alors 22,393L 22\text{,}393\:\mathrm{L} .
        donnée :  R=8,3144J.K1.mol1R=8\text{,}3144 \;\mathrm{J.K^{-1}.mol^{-1}} .


B. EXERCICES D’APPROFONDISSEMENT

Équilibre d’un barrage

        • Un mur de barrage, retenu uniquement par son contact avec le sol, a le profil ci-contre (en coupe), avec une hauteur  h=50mh=50 \:\mathrm{m} ,  une largeur LL et une longueur   𝓁=100m𝓁=100 \:\mathrm{m} .
        • La densité du matériau de construction est   d=2d=2  ;  le “coefficient de frottement solide” au sol est   λ=0,5λ=0\text{,}5  (valeur maximum du rapport entre le frottement et la réaction normale du sol à la limite de glissement).

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1.    • Déterminer la résultante des forces de pression ; en déduire la largeur LL minimum qu’il faut imposer pour que le barrage ne risque pas de glisser sur le sol.

2.    • Déterminer le moment résultant des forces de pression ; en déduire la largeur LL minimum qu’il faut imposer pour que le barrage ne risque pas de basculer autour de l’axe passant par AA .


Compressibilité de l’eau de mer

1.     • En supposant l’eau de mer incompressible et de masse volumique moyenne  ρ=1,03kg.L1ρ=1\text{,}03 \;\mathrm{kg.L^{-1}} ,  quelle est la pression dans une fosse océanique à l’altitude  z=10kmz=-10 \:\mathrm{km}  (en profondeur) ?

2.     • En réalité, la densité de l’eau dépend de TT et pp . On veut reprendre le calcul précédent en négligeant l’effet de la température (ainsi que les variations de la pesanteur), mais en tenant compte d’un coefficient de compressibilité isotherme moyen  χT=4,5.1010Pa1χ_T=4\text{,}5.{10}^{-10} \; \mathrm{Pa^{-1}}  (avec  ρ0=1,03kg.L1ρ_0=1\text{,}03 \;\mathrm{kg.L^{-1}}  à la surface) :
        a) exprimer χTχ_T en fonction de ρρ et en déduire l’expression de ρρ en fonction de pp , ou en fonction de zz .
        b) en déduire l’expression de pp en fonction de zz .


Force pressante sur une surface conique

        • Calculer la résultante des forces pressantes exercées par l’eau sur la surface supérieure d’un cône immergé (avec une pesanteur gg uniforme).

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Expérience de Jean Perrin

        • Pour déterminer le nombre d'Avogadro NAN_\mathrm{A} à partir de la constante des gaz parfaits RR (ou inversement), J. Perrin a simulé une "atmosphère" isotherme à l'aide d'une suspension de petits grains sphériques de gomme-gutte, de rayon moyen  r=0,212μmr=0\text{,}212 \:\mathrm{μm}  et de masse volumique  ρ=1,194g.cm3ρ=1\text{,}194 \;\mathrm{g.cm^{-3}} ,  dans de l'eau de masse volumique  ρ0=1,003g.cm3ρ_0=1\text{,}003 \;\mathrm{g.cm^{-3}}  à  T0=293K T_0=293\:\mathrm{K} .

1.     • Montrer que la répartition des grains en altitude se fait suivant la loi :  dN=Aez/HdzdN=A \;\mathrm{e}^{-z/H} \; dz  où AA est une constante et où dNdN est le nombre de grains compris entre  zz  et  z+dzz+dz  dans une colonne verticale de section constante.
        • Exprimer HH en fonction de RR , NAN_\mathrm{A} , rr , ρρ , ρ0ρ_0 , T0T_0 et  g=9,8m.s2g=9\text{,}8 \;\mathrm{m.s^{-2}} .

2.     • À un niveau pris comme origine, dans une tranche de petite épaisseur, J. Perrin a compté 100100 grains ; à l'altitude  h=90μmh=90 \:\mathrm{μm}  au dessus du niveau précédent, dans une tranche de même épaisseur, il a compté 1717 grains (en moyenne sur plusieurs essais). En déduire une valeur approximative de NAN_\mathrm{A} .

3.     • Afin de montrer l'importance de la petitesse des grains, l'expérience nécessite que  r<Hr<H  pour pouvoir observer la décroissance exponentielle ; calculer numériquement HH et conclure.

        donnée :  R=8,32J.K1.mol1R=8\text{,}32 \;\mathrm{J.K^{-1}.mol^{-1}} .


Coefficients thermoélastiques

        • Les propriétés caractérisant “l’élasticité” des matériaux peuvent être décrites à l’aide des “coefficients thermoélastiques” :
α=1V[VT]p\displaystyle α=\frac{1}{V} \, \left[\frac{∂V}{∂T}\right]_p  (dilatation isobare) ;  χT=1V[Vp]T\displaystyle χ_T=-\frac{1}{V} \, \left[\frac{∂V}{∂p}\right]_T  (compressibilité isotherme) ;
β=1p[pT]V\displaystyle β=\frac{1}{p} \, \left[\frac{∂p}{∂T}\right]_V  augmentation thermique de pp à volume constant.

1.     • Le coefficient ββ est difficile à mesurer (il faut maintenir un volume rigoureusement constant), mais facile à calculer d'après l’existence d'une équation d’état reliant pp , VV et TT . Montrer qu'on peut en déduire (même si l'équation d'état n'est pas connue) :  pβ=αχT\displaystyle p \:β=\frac{α}{χ_T} .

2.     • Montrer que les coefficients αα et χTχ_T vérifient toujours la relation :  [αp]T=[χTT]p\displaystyle \left[\frac{∂α}{∂p}\right]_T=-\left[\frac{∂χ_T}{∂T}\right]_p .