at. - ÉTATS DE LA MATIÈRE ET TRANSFORMATIONS


États thermodynamiques ; exemple de l'eau

• Le diagramme d'état d'un corps pur, en fonction de la température TT et de la pression pp , a une allure du type représenté ci-après pour l'exemple de l'eau.

On peut y constater la règle de Gibbs sur la variance :  v=2+cφv=2+c-φ  lors des transformations du système, avec :  cc (constituants)  et  φφ (phases).

Par exemple sur la limite solide/liquide :  c=1c=1  (ici il n'y a que l'eau) ;  φ=2φ=2  (les deux phases coexistent sur cette courbe) ; ainsi :  v=1v=1  (une seule variable) ; si on fixe la pression cela impose la température (et inversement).

◊ remarque : le respect des échelles n'est pas possible si on veut pouvoir distinguer nettement les caractéristiques qualitatives.

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• On remarque le point triple (seul où peuvent coexister les trois phases, ce qui impose pp et TT ) et le point critique (au delà duquel il n'y a plus qu'une phase fluide, sans distinction entre liquide et vapeur).

◊ remarque : précédemment, le point triple servait de repère pour définir l'unité de température, puis on mesurait (par comparaison à l'unité d'énergie) la constante des gaz parfaits  R8,3144J.mol1.K1R≈8\text{,}3144 \;\mathrm{J.mol^{-1}.K^{-1}}  ;  depuis mai 2019, l'unité de température se déduit de celle d'énergie d'après la relation  R=kBNAR=k_\mathrm{B} \: N_\mathrm{A}  avec la constante de Boltzmann  kB=1,380649.1023J.K1k_\mathrm{B}=1\text{,}380649.{10}^{-23} \; \mathrm{J.K^{-1}}  et le nombre d'Avogadro  NA=6,02214076.1023mol1N_\mathrm{A}= 6\text{,}02214076.{10}^{-23} \; \mathrm{mol^{-1}}  considérés comme des valeurs exactes (précision relative 1014{10}^{-14} ).

• La structure de la glace (usuelle) étant “lacunaire”, sa masse volumique est inférieure à celle de l'eau liquide ; c'est pourquoi la glace flotte sur l'eau.

Plus même : une augmentation de pression favorise la fusion (et non la solidification) d'où la pente négative de la courbe de fusion-solidification dans le diagramme d'état (cas particulier à la cristallisation de l’eau).

Pour une masse donnée, le volume diminue lors de la fusion (par rupture des liaisons hydrogène), puis ré-augmente (par dilatation thermique) après un minimum à 4°C4 \:\mathrm{°C} .

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• D'autres états de la matière existent (selon les espèces et les conditions) :

Changements d'état physique

• Les changements d'état physique usuels ont des noms bien définis :

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• Il faut ne pas confondre la dissolution dans un liquide avec une “fusion” (pour un solide) ou une “liquéfaction” (pour un gaz).

L'évaporation est la dissolution d'un liquide (ou d'un solide) dans un gaz.

◊ remarque : d'autres mots existent dans des cas particuliers (ébullition, gel...) mais ils peuvent être ambigus ; la brumisation (formation de fines gouttelettes) n'est pas une vaporisation.

Types de transformations

• À part les transformations d'état physique (par exemple  H2O(liq)H2O(gaz)\mathrm{H_2 O}_{(liq)}→\mathrm{H_2 O}_{(gaz)}  pour la vaporisation de l'eau), on peut considérer des réactions :

• Les réactions nucléaires les plus usuelles sont les désintégrations spontanées des noyaux radioactifs :

On peut aussi considérer les réactions provoquées de fusion ou fission :

• Les réactions chimiques sont de divers types :

• Il est important de savoir reconnaître les différentes sortes de réaction, tout en sachant qu'elles comportent de nombreuses analogies.

Avancement de réaction

• Dans un réacteur fermé, les variations des quantités des espèces chimiques (mesurées en moles) sont proportionnelles aux coefficients stœchiométriques. Cela peut être repéré par une variable “avancement de réaction” ξξ (en moles).

Par exemple pour la réaction  2S2O32+I2S4O62+2I2 \:\mathrm{S_2 O_3^{\,\,2-}}+\mathrm{I_2}→\mathrm{S_4 O_6^{\,\,2-}}+2 \:\mathrm{I^-} :
n(S2O32)2=n(I2)=n(S4O62)=n(I)2=ξ \displaystyle -\frac{∆n\left(\mathrm{S_2 O_3^{\,\,2-}}\right)}{2}=-∆n\left(\mathrm{I_2}\right)=∆n\left(\mathrm{S_4 O_6^{\,\,2-}}\right)=\frac{∆n\left(\mathrm{I^-}\right)}{2}=ξ .

• Pour une réaction écrite sous la forme générale  νiAiνjAj∑ \,ν_i \: A_i→∑ \,ν'_j \: A'_j :
n(Ai)νi=n(Aj)νj=ξ\displaystyle -\frac{∆n(A_i)}{ν_i} =\frac{∆n(A'_j)}{ν'_j}=ξ .

• Ceci permet de décrire l'évolution de la réaction à l'aide d'une seule variable, avec d'un tableau d'avancement ; par exemple :


2S2O322 \:\mathrm{S_2 O_3^{\,\,2-}}
++
I2\mathrm{I_2}

S4O62\mathrm{S_4 O_6^{\,\,2-}}
++
2I2 \:\mathrm{I^-}
t=0t=0
n0(A)n_0 (A)

n0(I2)n_0 (\mathrm{I_2})

00

00
t>0t>0
n(A)=n0(A)2ξn(A)=n_0 (A)-2 \:ξ

n(I2)=n0(I2)ξn(\mathrm{I_2} )=n_0 (\mathrm{I_2})-ξ

n(B)=ξn(B)=ξ

n(I)=2ξn\left(\mathrm{I^-}\right)=2 \:ξ

◊ remarque : on raisonne ici sur le bilan, indépendamment du détail du mécanisme microscopique (supposé simple pour ne pas influencer le résultat).

◊ remarque : en réacteur ouvert il faut tenir compte des débits d’entrée/sortie :  ni=ni(réaction)+ni(entrée)+ni(sortie)∆n'_i=∆n'_{i(réaction)}+∆n'_{i(entrée)}+∆n'_{i(sortie)} .

• Pour les réactions à volume VV constant, on peut raisonner avec un avancement volumique  x=ξV\displaystyle x=\frac{ξ}{V}  (usuellement en mol.L1\mathrm{mol.L^{-1}} ) ; par exemple :


2S2O322 \:\mathrm{S_2 O_3^{\,\,2-}}
++
I2\mathrm{I_2}

S4O62\mathrm{S_4 O_6^{\,\,2-}}
++
2I2 \:\mathrm{I^-}
t=0t=0
[A]0[A]_0

[I2]0[\mathrm{I_2}]_0

00

00
t>0t>0
[A]=[A]02x[A]=[A]_0-2 \:x

[I2]=[I2]0x[\mathrm{I_2}]=[\mathrm{I_2}]_0-x

[B]=x[B]=x

[I]=2x\left[\mathrm{I^-}\right]=2 \:x

Activités chimiques

• Pour une espèce chimique donnée, dans des conditions données (pression, température...), la “tendance à participer à une réaction” (nommée “activité chimique”) augmente avec sa concentration.

Pour les solutés relativement dilués (moins de 0,1mol.L10\text{,}1 \;\mathrm{mol.L^{-1}} ) l'activité chimique est proportionnelle à la concentration ; on la définit alors sous la forme (sans unité) :  a(Ai)=[Ai]C0\displaystyle a(A_i)=\frac{[A_i ]}{C_0}  avec une concentration de référence  C0=1mol.L1C_0=1 \;\mathrm{mol.L^{-1}} .

◊ remarque : dans la mesure où l'usage est de mesurer les concentrations en mol.L1\mathrm{mol.L^{-1}} , on écrit souvent par abus de notation  a(Ai)=[Ai] a(A_i)=[A_i] .

◊ remarque : pour les espèces plus concentrées, plusieurs molécules peuvent être en compétition pour réagir ; l'activité chimique augmente alors moins vite que la concentration ; par exemple il faut  [Cu2+]9mol.L1\left[\mathrm{Cu^{2+}}\right]≈9 \;\mathrm{mol.L^{-1}}  pour obtenir  a(Cu2+)1a\left(\mathrm{Cu^{2+}}\right)≈1 .
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• Pour les solutions très concentrées, l'activité chimique est aussi proportionnelle à la concentration, mais avec un coefficient différent. On choisit alors de définir l'activité chimique par la fraction molaire :  a(Ai)=X(Ai)=n(Ai)ntotal\displaystyle a(A_i)=X(A_i)=\frac{n(A_i )}{n_{total}} .

En particulier, dans une solution aqueuse diluée, le solvant H2O\mathrm{H_2 O} est “presque pur”  ( [H2O]55mol.L1[\mathrm{H_2 O}]≈55 \;\mathrm{mol.L^{-1}} )  donc  a(H2O)=1a(\mathrm{H_2 O})=1 .

◊ remarque : il en est souvent de même pour les espèces à l'état solide.

• Pour les espèces à l'état gazeux, dans la mesure où on raisonne dans l'approximation des gaz parfaits, on peut exprimer la pression :  p=nRTV\displaystyle p=\frac{n \:R \:T}{V}  (avec  n=nin=∑ \,n_i )  à partir des “pressions partielles” :  p=pip=∑ \,p_i  avec   pi=niRTV\displaystyle p_i=\frac{n_i \: R \:T}{V} .

On définit alors généralement l'activité chimique  a(Ai)=p(Ai)p0\displaystyle a(A_i)=\frac{p(A_i )}{p_0}  avec la pression de référence  p0=1bar=105Pap_0=1 \:\mathrm{bar}={10}^5 \; \mathrm{Pa} .

☞ remarque : on peut aussi raisonner en fonction des concentrations, mais on utilise alors généralement  C0=1mol.m3C_0=1\; \mathrm{mol.m^{-3}} ,  ce qui est cohérent avec les pressions en  Pa=N.m2\mathrm{Pa}=\mathrm{N.m^{-2}} .

Équilibres réactionnels

Réactions renversables et notion d'équilibre

• En principe, toute réaction qui peut se produire dans un sens peut aussi se faire dans l'autre sens :  νiAiνjAj∑ \,ν_i \: A_i ⇄ ∑\,ν'_j \: A'_j  (réaction “renversable”).

Cela peut donner lieu à un équilibre apparent lorsque les deux sens se compensent :  νiAiνjAj∑ \,ν_i \: A_i ⇌ ∑\,ν'_j \: A'_j .

Toutefois, dans certaines circonstances, le “sens inverse” peut être négligeable ; on dit alors que la réaction est “totale” :  νiAiνjAj∑ \,ν_i \: A_i → ∑\,ν'_j \: A'_j .

◊ remarque : une réaction “totale” est tout de même limitée par l'épuisement du (des) réactif(s) en défaut, mais l'avancement de réaction atteint le maximum possible quantitativement.

◊ remarque : pour une réaction renversable, on ne peut pas connaître directement les avancements respectifs ( x+x_+ et xx_- ) des deux sens, on raisonne en fonction de l'avancement apparent résultant (algébrique) :  x=x+xx=x_+-x_- .

Quotient réactionnel et constante d'équilibre

• Pour une réaction écrite sous la forme générale  νiAiνjAj∑ \,ν_i \: A_i ⇄ ∑\,ν'_j \: A'_j  on définit le “quotient réactionnel” :  Q=a(Aj)νja(Ai)νi\displaystyle Q=\frac{∏ \,a(A'_j)^{ν'_j}}{∏ \,a(A_i)^{ν_i}} .

Dans le cas d'espèces en solution, on note souvent abusivement pour simplifier :  Q=[Aj]νj[Ai]νi\displaystyle Q=\frac{∏ \,[A'_j ]^{ν'_j} }{∏ \,[A_i ]^{ν_i}}  ;  de même en milieu gazeux :  Q=(pj)νj(pi)νi\displaystyle Q=\frac{∏ \,(p'_j )^{ν'_j}}{∏ \,(p_i )^{ν_i}} .

• Lors de l'évolution de la réaction, le quotient réactionnel tend vers une valeur limite nommée “constante d'équilibre”, caractéristique de la réaction étudiée. Cette propriété est nommée “loi d'action des masses”, ou relation de Guldberg et Waage.
QK=[Aj]eqνj[Ai]eqνi\displaystyle Q→K=\frac{∏ \,\left[A'_j \right]_{eq}^{ν'_j}}{∏ \,\left[A_i \right]_{eq}^{ν_i}}   ou   QK=(pj)eqνj(pi)eqνi\displaystyle Q→K=\frac{∏ \, \left(p'_j \right)_{eq}^{ν'_j}}{∏ \,\left(p_i \right)_{eq}^{ν_i}} .

◊ remarque : ce sont des constantes par rapport aux espèces chimiques, mais dépendant de la température TT fixée.

◊ remarque : pour les réactions très rapides, dont l'équilibre est atteint quasi-instantanément, on omet souvent la distinction entre [Ai] [A_i] et [Ai]eq[A_i ]_{eq} .

Exemple d’application chimique

• La molécule NO2\mathrm{NO_2} possède un électron “célibataire” sur l’azote et peut de ce fait se dimériser (partiellement). Sachant qu’à 45°C45 \:\mathrm{°C} et à la pression “normale”  ( p=1,013barp=1\text{,}013 \:\mathrm{bar} )  la densité du mélange gazeux est  d=2,30d=2\text{,}30  on peut calculer le coefficient de dissociation αα :

N2O4\mathrm{N_2 O_4}

2NO22 \:\mathrm{NO_2}

(total)
(1α)n0(1-α) \:n_0

2αn02 \,α \:n_0

(1+α)n0(1+α) \:n_0

En notant la densité  d0=μ(N2O4)μair=M(N2O4)Mair=3,17\displaystyle d_0=\frac{μ(\mathrm{N_2 O_4} )}{μ_{air}} =\frac{M(\mathrm{N_2 O_4} )}{M_{air}} =3\text{,}17  on peut considérer que la réaction ne change pas la masse et augmente le volume dans la proportion  1+α1+α  (à pression constante) :  d=d01+α\displaystyle d=\frac{d_0}{1+α}  et donc :  α=d0d1=0,378\displaystyle α=\frac{d_0}{d}-1=0\text{,}378 .

◊ remarque : en première approximation l'air contient 80%≈80 \:% de N2\mathrm{N_2} et 20%≈20 \:% de O2\mathrm{O_2} avec  M(N2)28g.mol1M(\mathrm{N_2})≈28 \;\mathrm{g.mol^{-1}}  et  M(O2)32g.mol1M(\mathrm{O_2})≈32 \;\mathrm{g.mol^{-1}} .

• On peut ensuite calculer la constante d’équilibre :
p(N2O4)=1α1+αp\displaystyle p(\mathrm{N_2 O_4})=\frac{1-α}{1+α} \, p   et   p(NO2)=2α1+αp\displaystyle p(\mathrm{NO_2})=\frac{2 \,α}{1+α} \, p  ;
Kp=(p(NO2))2p(N2O4)=4α21α2p=0,677\displaystyle K_p=\frac{\left(p(\mathrm{NO_2})\right)^2}{p(\mathrm{N_2 O_4})}=\frac{4 \,α^2}{1-α^2} \: p=0\text{,}677  ( pp en bars\mathrm{bars} évite d'écrire  pp0\displaystyle \frac{p}{p_0} ).

• Si on comprime le système à la pression  p=2,00barsp'=2\text{,}00 \;\mathrm{bars}  à température constante, le coefficient de dissociation devient :  α=Kp4p+Kp=0,279\displaystyle α'=\sqrt{\frac{K_p}{4 \,p'+K_p}}=0\text{,}279 .

◊ remarque : l’augmentation de la pression déplace l’équilibre dans le sens qui diminue le nombre de molécules (c'est une propriété générale).

• Si au contraire, partant de l’équilibre initial, on met le récipient en communication avec un autre de même volume VV , contenant N2\mathrm{N_2} à  45°C45 \:\mathrm{°C}  et  1,013bar1\text{,}013 \:\mathrm{bar} , le tout maintenu à volume constant ( 2V2 \:V ) et non plus à pression constante ; alors il y a dans le mélange  (1+α)n0(1+α) \:n_0  moles de N2\mathrm{N_2} qui ne participent pas à la réaction, mais déplacent l’équilibre en modifiant les pressions partielles :

N2O4\mathrm{N_2 O_4}

2NO22 \:\mathrm{NO_2}

N2\mathrm{N_2}

(total)
(1α)n0(1-α″) \:n_0

2αn02 \,α″ \:n_0

(1+α)n0(1+α) \:n_0

(2+α+α)n0(2+α+α″) \:n_0

Ainsi :  p(N2O4)=1α2(1+α)p\displaystyle p(\mathrm{N_2 O_4})=\frac{1-α″}{2\,(1+α)} \: p   ;   p(NO2)=α1+αp\displaystyle p(\mathrm{NO_2})=\frac{α″}{1+α} \: p   ;   p=2+α+α2(1+α)p\displaystyle p″=\frac{2+α+α″}{2 \,(1+α)} \: p   ;  par suite :  Kp=2α2(1α)(1+α)p\displaystyle K_p=\frac{2 \,α″{}^2}{(1-α″)(1+α)} \: p   d’où :   α=0,486α″=0\text{,}486   et   p=1,053barp″=1\text{,}053 \:\mathrm{bar} .

◊ remarque : la dilution déplace l’équilibre dans le sens qui augmente le nombre de molécules (c'est une propriété générale).

Vapeur “sèche” et vapeur “saturante”

• Lorsqu’on introduit un liquide volatil AA dans un récipient où la pression n'est pas trop grande, l’évaporation fait augmenter la pression, mais il existe une pression partielle maximum à laquelle s’établit un équilibre :  AliqAgazA_{liq}⇌A_{gaz} :

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Compte tenu de la dégénérescence pour le liquide ajouté (pur), la constante d’équilibre  est :  K=ps(A)p0\displaystyle K=\frac{p_s (A)}{p_0}  où  ps(A)p_s (A)  est la pression partielle de AgazA_{gaz} .

La pression limite  ps(A)=Kp0p_s (A)=K \:p_0  est nommée “pression de vapeur saturante” ; par opposition, on appelle “pression de vapeur sèche” la pression partielle de AgazA_{gaz} quand il n’y a pas saturation.

Par exemple pour l’eau :
ps(20°C)=2330Pap_s (20 \:\mathrm{°C})=2330 \:\mathrm{Pa}  ;  ps(100°C)=1,013barp_s (100 \:\mathrm{°C})=1\text{,}013 \:\mathrm{bar}  ;  ps(200°C)=15,7barsp_s (200 \:\mathrm{°C})=15\text{,}7 \:\mathrm{bars} .

◊ remarque : pour l'évaporation (ou la vaporisation), la pression saturante joue un rôle équivalent à celui de la constante de solubilité d'un solide dans un liquide ; par contre la fusion  AsolAliqA_{sol}⇌A_{liq}  diffère de la dissolution  AsolAaqA_{sol}⇌A_{aq} .

◊ remarque : cette vaporisation se produit quelle que soit la pression préalable du gaz ; elle est très rapide dans le vide, mais elle peut être très lente dans un gaz à forte pression (évaporation) ; par ailleurs, pour un mélange liquide, les pressions partielles des vapeurs correspondantes sont plus faibles, proportionnellement aux fractions molaires des constituants du liquide.

📖 exercices n° I, II et III.