| |
◊ remarque : l'approche “usuelle” de ce problème ne décrit qu'approximativement la propagation de la lumière : la composition des vitesses ne change pas la direction de propagation mais elle change la direction de propagation ; or elle ne peut pas modifier l'orientation du miroir, donc si les lois de la réflexion (découlant du raccordement des surfaces d'onde) sont vérifiées dans le référentiel “absolu”, elles ne le sont pas dans le référentiel du laboratoire sans déplacement du point de réflexion (et inversement) ; dans ce qui suit, on ne tient pas compte de ce problème pour se concentrer sur la variation des distances parcourues et les déphasages correspondants (les effets précédents étant supposés du second ordre par compensation, puisqu'au voisinage d'un extremum du chemin optique). |
| 1. |
• Pour le trajet considéré dans le laboratoire, la célérité (relative) est avec et de même sens, on peut donc noter : . • De même pour on obtient : ; par suite : . • Dans le référentiel “absolu”, la célérité est mais et se déplacent en et pendant le trajet, de ce fait la distance parcourue est avec : et ; par suite la durée est la même : . |
| 2. |
• Qu'on choisisse un référentiel ou l'autre, on obtient un décalage : dépendant de la vitesse d'entraînement . Les franges d'interférence doivent donc dépendre de cette vitesse ; elles doivent en particulier se modifier si on change l'orientation de l'interféromètre (par exemple change de signe si on intervertit les rôles des deux trajets). |
| 3. |
• On peut conclure que la mécanique “classique” ne permet pas de décrire cette expérience. |
| 1.a. |
• La base
est pseudo-normée car
(quadrivecteur du genre “temps”) et
(du genre “espace”) ; elle est pseudo-orthogonale
car
. ◊ remarque : on écrit entre parenthèses les numéros des 4-vecteurs pour éviter certaines confusions. |
| 1.b. |
• On obtient de même ; ; . |
| 1.c. |
• On obtient ; ; par contre . |
| 2.a. |
• On obtient la représentation suivante.![]() |
| 2.b. |
• Les 4-vecteurs
de pseudo-norme égale à
correspondent à
; leur extrémité est sur une branche d'hyperbole
de sommet
et d'asymptotes
. • Les 4-vecteurs de pseudo-norme égale à correspondent à ; leur extrémité est sur une branche d'hyperbole de sommet et d'asymptotes . |
| 2.c. |
• Deux 4-vecteurs
et
“orthogonaux” correspondent à
; donc au sens de la géométrie euclidienne,
l'image de l'un est perpendiculaire au symétrique de l'autre
par rapport à un axe. • Or, une rotation de suivie d'une symétrie par rapport à un axe équivaut au total à une symétrie par rapport à une diagonale . On constate que cela correspond effectivement aux conditions respectées par et , mais non pour et (contrairement à ce que semble suggérer l'habitude de la géométrie euclidienne). |
| 2.d. |
• Les coordonnées dans la base
s'obtiennent par combinaison :; ; ; .• On en déduit la représentation suivante ; les conclusions sont analogues. ![]() |
| |
• Dans le référentiel où le muon se déplace,
les durées ne sont pas mesurées de la même façon. • Avec un axe selon la direction du mouvement, si on note respectivement : et les “extrémités” d'un intervalle d'espace-temps dans le référentiel du muon, on peut considérer : ; ; .• Dans le référentiel où le muon se déplace, la transformation de Lorentz donne : ; ;• La durée de vie “apparente” du muon est donc : . ◊ remarque : le déplacement correspondant est par ailleurs : . |
| |
◊ remarque : dans le vaisseau, il n'y a
évidemment aucune influence. • Lorsque la barre est verticale, sa longueur vue dans le référentiel terrestre n'est pas influencée par le mouvement horizontal ( ). • Lorsque la barre est horizontale, la mesure de la longueur (différence des positions des deux extrémités) est influencée par le changement de référentiel (et en particulier par la non concordance de la notion de simultanéité dans les deux référentiels). • Avec un axe selon la direction du mouvement, si on note respectivement : et les “extrémités” d'un intervalle d'espace-temps dans le référentiel de la barre, on peut considérer : ; ; ; à déterminer.• Dans le référentiel où la barre se déplace, la transformation de Lorentz donne : ; ; ainsi : ;• La longueur “apparente” de la barre est donc : . |
| 1. |
• Dans le référentiel du laboratoire, la
particule parcourt une distance
pendant la durée
,
donc sa vitesse est :
. ◊ remarque : cela correspond à . |
| 2. |
• Dans le référentiel du laboratoire, on peut
considérer que la “durée de vie” de la particule instable
est
. • L'intervalle d'espace-temps (entre la date-position initiale et la date-position finale) dans le laboratoire est : ; . • Dans le référentiel où le déplacement est nul (référentiel “propre”) : ; . • L'intervalle d'espace-temps a une pseudo-norme invariante ; par conséquent : . • On obtient ainsi : . |
| |
• La loi de composition des vitesses (notée par ) peut s'écrire : avec : . |
| 1.a. |
• Le physicien
voit
toutes les horloges situées le long de
synchronisées (c'est lui qui les a réglées). Il voit aussi
synchronisée l'horloge située en
puisque
en
correspond à
en
(synchronisation lors du croisement). • Par contre, il ne voit pas synchronisées les autres horloges le long de : en donne (il voit ces horloges en avance) ; en donne (il voit ces horloges en retard). ![]() ◊ remarque : en disant qu'il “voit” on suppose par exemple qu'il dispose d'appareils pour photographier localement (à ) puis qu'il regarde les photos, sinon il faut calculer en fonction du délai de propagation de la lumière (en fait supérieur à l'effet étudié ici) ; en direct (depuis ) il voit ce que les horloges affichaient à aux instants donc pour le retard est augmenté : , mais pour l'avance, plus que diminuée, est changée en retard : . |
| 1.b. |
• Ce qui précède n'est pas contradictoire
avec ce que “voit”
.
Les horloges situées le long de
lui apparaissent synchronisées (c'est lui qui les a
réglées). Il voit aussi synchronisée l'horloge située en
puisque
en
correspond à
en
(synchronisation lors du croisement). • Par contre, il ne voit pas synchronisées les autres horloges situées le long de : en donne (en retard) ; en donne (en avance). ![]() ◊ remarque : on vérifie que les décalages entre les horloges qui sont “au même endroit”, sur et mais “en face” l'une de l'autre, sont perçus de la même façon par et même s'ils ne perçoivent pas cela pour des valeurs et égales. |
| 2.a. |
• Le physicien
voit
toutes les horloges synchronisées (c'est lui qui les a
réglées).![]() |
| 2.b. |
• Il voit synchronisées chacune des horloges
le long de
avec son homologue le long de
(synchronisation lors du croisement). • Par contre, il voit les horloges selon désynchronisées entre elles (elles ont été réglées par ) ; donc il voit également les horloges selon désynchronisées entre elles (de même réglées par ). ![]() ◊ remarque : on vérifie que les décalages entre les horloges qui sont “au même endroit”, sur et mais “en face” l'une de l'autre, sont perçus de la même façon par et même s'ils ne perçoivent pas cela pour des valeurs et égales. |
| 1. |
• Dans le référentiel de la fusée, en
mouvement à la vitesse
par rapport à la Terre, l'intervalle de distance
mesure
et se déplace à la vitesse
. • D'après la condition imposée par l'énoncé, l'étoile Alpha du Centaure est donc atteinte en une durée . Ceci impose une vitesse telle que : d'où on déduit inversement : et . |
| 2. |
• Par rapport à la Terre, la durée du voyage est : . |
| |
• La distance moyenne parcourue dans le
référentiel du laboratoire correspond à :
. La durée de vie moyenne y est en outre :
avec
. • On en déduit : . |
| 1. |
◊ remarque : bien que l'énoncé ne le demande
pas explicitement, on peut commencer par calculer la vitesse
du jumeau
dans
le référentiel du jumeau
:
. • Le jumeau , après un temps de voyage , peut considérer que le jumeau a pendant cela vécu une durée propre (avec ). • Mais de même, après un temps de voyage , le jumeau peut penser que l'autre a vécu une durée propre ; cela peut sembler paradoxal. |
| 2. |
• Le raisonnement précédent se base
uniquement sur la comparaison des durées ; or la notion de
temps est double : temps “durée” et temps “date”. Dans ces
circonstances, les durées peuvent se calculer comme
différences entre des dates, mais lesquelles ? • Lorsque l'horloge du jumeau indique , le jumeau se trouve à l'abscisse . Dans le référentiel du jumeau ceci donne : donc . • Mais de même, lorsque l'horloge du jumeau indique , le jumeau se trouve à l'abscisse . Dans le référentiel du jumeau , ceci correspond à : d'où effectivement . • En fait, si on synchronise entre elles toutes les horloges du référentiel de , puis qu'on synchronise l'horloge en avec celle en (au moment du départ), puis qu'on synchronise entre elles toutes les horloges du référentiel de , alors des dernières ne sont pas synchronisées avec celles du référentiel de (à part celle située à l'origine) : le temps “date” est décalé selon la position. • Dans ces conditions, si chaque jumeau arrête son chronomètre après une durée dans son référentiel, ces deux événements ne se correspondent pas car les deux jumeaux ne sont plus au même endroit. Chaque jumeau a l'impression que l'autre arrête son chronomètre “plus tard” ; par contre, d'après la symétrie, cela paraît simultané pour un observateur du référentiel galiléen de départ (la notion de simultanéité dépend du référentiel). |
| |
• Le nombre d'objets est invariant :
; les longueurs perpendiculaires au déplacement
sont invariantes :
;
. • La longueur parallèle au déplacement varie selon la relation : ; le volume varie donc selon la relation : et la densité volumique selon la relation : . |
| |
• Par rapport au référentiel , la
vitesse
est telle que :
et
. • En utilisant les angles : (expression d'usage peu pratique). |
| 1. |
• Par rapport au référentiel , la longueur de la poutre est (d'autant plus petite qu'elle se déplace vite). La poutre peut donc passer si et seulement si , c'est à dire . Cela correspond à . |
| 2. |
• Par rapport au référentiel
, la
longueur de la grange est
(d'autant plus petite qu'elle se déplace vite). La
poutre, dont la longueur est
, peut donc sembler incapable de passer. • Il faut toutefois tenir compte du fait que, si par rapport à la porte du fond s'ouvre en même temps que la porte d'entrée se ferme, il n'en est pas de même par rapport à . • Dans ce cas la porte avant (ouverte) passe autour du début de la poutre puis, quand le fond de la grange arrive au début de la poutre, la porte arrière s'ouvre alors que la porte d'entrée est encore ouverte ; enfin, lorsque la porte d'entrée se ferme lorsqu'elle franchit l'extrémité de la poutre. ◊ remarque : on peut préciser que la simultanéité en deux points de décalés de conduit dans à (par la transformation de Lorentz) à un décalage temporel pendant lequel la grange peut “passer” une longueur de poutre ; pour que le passage complet soit possible, il faut et il suffit donc que : ; on retrouve ainsi la condition . |
| 1.a. |
• Si le train est court, il lui reste après être entré une distance assez grande à parcourir pour que le signal de fermeture de l'entrée ait le temps d'arriver à la sortie plus tôt que l'avant du train. Il faut pour cela que le train n'avance pas trop vite en comparaison de la célérité du signal. |
| 1.b. |
• Dans le référentiel de la gare, le train a une longueur d'autant plus petite qu'il se déplace vite (d'où l'idée de monsieur Lagrange). |
| 1.c. |
• Le signal arrive à la sortie de la gare à l'instant : . |
| 1.d. |
• La distance parcourue le train pendant qu'il est en entier dans la gare fait que l'avant du train atteint la sortie à l'instant : . |
| 1.e. |
• La condition nécessaire et suffisante est
:
donc :
. • Ceci donne : puis : avec . • Ceci correspond au cas, le seul possible, où le train est presque à l'arrêt : monsieur Lagrange a raison sur le principe, mais tort du point de vue pratique. |
| 2.a. |
• Dans , où la longueur du train est , c'est la gare qui a une longueur d'autant plus petite qu'elle se déplace vite, donc on se doute que le train ne peut que rouler lentement, mais la contraction relativiste n'apporte pas de conclusion évidente de ce point de vue. |
| 2.b. |
• La longueur de la gare dans
est
dans ce cas
. L'avant du train doit donc “sortir” de la gare avant
que l'arrière n'y “entre” (c'est la gare qui se déplace
autour du train fixe). • On peut préciser que, lorsque l'entrée de la gare passe l'arrière du train, la sortie de la gare a déjà dépassé l'avant du train de . Le passage se produit donc à l'instant : (ce qui peut se déduire aussi par la transformation de Lorentz). • Dans le référentiel de la gare, le passage de l'arrière du train à l'entrée et le passage de l'avant du train à la sortie sont deux événements séparés par un intervalle du genre “espace” :
|